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Articles tagués avec: Transports et mobilité

VM Zinc, fidèle au fret ferroviaire
7 août 2015 – 10 h 27 min | Commentaires fermés sur VM Zinc, fidèle au fret ferroviaire

train umicore.jpgAutant je suis parfois assez prompt à dénoncer les possibles atteintes à l’environnement de certaines entreprises locales, autant je suis sensible lorsque ces mêmes entreprises font des efforts pour diminuer les impacts de leurs activités sur l’environnement.

C’est le cas du groupe Umicore, qui depuis des années, choisit de transporter par rail les bobines ou les plaques de zinc brut de son unité de fabrication VM Zinc d’Auby dans le Nord à l’usine de transformation et de finition de produits finis VM Zinc de Viviez. Un train pas semaine arrive à Viviez, généralement le week-end, et il repart le lundi après avoir été déchargé.

Un premier appel d’offre en 2009 avait attribué ce marché de transport au groupe Logways et les wagons étaient tractés par des motrices d’Euro Cargo Rail.

motrices etf.jpgDébit 2015, un deuxième appel d’offre a attribué le marché à l’entreprise ETF, filiale d’Eurovia (groupe Vinci), spécialisée dans la construction et la maintenance d’installation ferroviaires, qui s’est lancée depuis peu dans le fret ferroviaire à travers sa filiales ETF Services.

Ces opérateurs ferroviaires de proximité ont malheureusement supplanté la SNCF sur de nombreux marchés, notamment pour les wagons isolés.

Il n’y a pas beaucoup d’entreprises du Bassin ou de l’Aveyron qui utilisent le rail pour leur logistique. Et c’est bien dommage. Il faut dire que l’Etat après avoir abandonné l’entretien des infrastructures ferroviaires, a pratiquement abandonné l’entreprise historique qui était chargé du fret. Comme il abandonne petit à petit le transport des voyageurs, notamment dans nos zones reculées. Tout cela pour mettre encore plus de camions et de cars sur les routes, avec les conséquences néfastes pour le climat, l’environnement et la sécurité de tous les usagers de la route.

Concernant l’usine VM Zinc de Viviez, il semble malheureusement que les produits finis repartent par la route.

Mais il y a une certaine dose d’incertitude concernant le mode de transport de marchandises à l’avenir puisque Umicore souhaite se débarrasser de VM Zinc.

En espérant que cela n’aura pas de conséquences fâcheuses sur le mode de transport.

Photos : jlc © creative commons – Cliquez sur le photos pour les agrandir

Le vélo, mal aimé du Bassin
7 août 2015 – 9 h 06 min | Commentaires fermés sur Le vélo, mal aimé du Bassin

velos-dkz.jpg

Dans La Dépêche du Midi du 7 août, Roger Lajoie-Mazenc s’inquiète de la manière dont on traite les cyclistes sur le Bassin, notamment à Viviez et à Decazeville. Et pour lui, il n’y a pas d’ambiguïté, on traiterait mal les cyclistes et ils seraient la dernière préoccupation des élus. Je partage malheureusement aussi cette constatation.

Le cycliste sous toutes ses formes, sportif, cyclo-randonneur, urbain… est totalement oublié des élus du Bassin. Pourtant, les cyclistes sont de plus en plus nombreux sur les routes et les chemins du Bassin. Cet été, nous voyons le passage de plus en plus important de cyclo-randonneurs qui sont perdus dans la traversée de Decazeville et Viviez. Ils prennent la RD 840 alors qu’elle est interdite aux cyclistes, mais qu’aucun fléchage ne leur indique la voie à suivre. Et surtout, aucun aménagement n’est prévu pour leur usage et pour celui des cyclistes locaux. Quand aux cyclistes sportifs, rien n’est vraiment prévu tant pour les routards que pour les vététistes.

Les visites touristiques à vélo et la location de vélo pour les touristes se développent partout. Rien chez nous par manque d’intérêt et d’aménagements appropriés.

 

Pourtant les cyclo-randonneurs sont, comme les marcheurs du Chemin de Saint-Jacques. Ils mangent et se logent sur place dans des campings, des hôtels, des gîtes… C’est un apport économique important de mars à octobre qu’il ne faut pas ignorer. Et il sera de plus en plus important pour peu que l’on s’y intéresse. La future véloroute de la Vallée du Lot va encore amplifier la venue des cyclo-randonneurs chez nous. Il faut à tout prix les attirer et les accueillir par des aménagements et une signalétique dignes de ce qu’ils sont en droit d’attendre. Aménagements qui serviront de plus aux cyclistes locaux tout au long de l’année.

 

Je connais malheureusement le désintérêt complet des services du conseil départemental pour le vélo malgré un président qui claironne aimer le vélo mais qui ne fait rien pour favoriser son usage sur le département.

Durant ces derniers mois, de nombreux travaux ont été exécutés sur les voiries départementales et communales des communes du Bassin sans que l’on suive les préconisations du schéma des modes doux du Bassin pourtant adopté par les communes de la communauté de communes du Bassin Decazeville-Aubin.

Il était par exemple prévu une bande cyclable dans le sens de la montée de la Côte du Ruau après l’intersection avec la zone du Plégat afin de sécuriser un peu plus les cyclistes. Bilan, après travaux, pas de bande cyclable, mais au contraire, une bande rugueuse ! Rien de prévu non plus dans la traversée d’Aubin et visiblement rien non plus dans celle de Viviez, si ce n’est au contraire des obstacles à la circulation des cyclistes.

 

La mobilité est devenu un facteur important dans le choix de mode de vie de chacun d’entre nous, notamment au niveau financier. Les personnes souhaitant s’installer sur une commune regardent de plus en plus la présence ou non d’aménagements cyclables (et de transports collectifs) avant de décider. C’est un signe de modernité, de dynamisme et d’intérêt pour l’environnement.

Il est encore temps de se réveiller. Mais il va falloir mettre les bouchées doubles si nous voulons un tant soit peu être attractifs à l’avenir.

Des panneaux d’information pour les marcheurs du GR 65
6 août 2015 – 13 h 23 min | Commentaires fermés sur Des panneaux d’information pour les marcheurs du GR 65

gr65-viviole.jpgL’initiative pour inciter les marcheurs du GR 65, chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, à faire un détour par le centre-ville de Decazeville pour y faire étape ou avant de poursuivre leur route, est une bonne initiative.

Elle fait suite à la mise en place de panneaux informatifs et à l’installation de la gloriette au bas de la route de Nantuech équipée d’une table et de bancs, d’eau potable et de sanitaires auto-nettoyants que nous avions mis en place en 2013.

 

gr65 - vue dkz.jpgLes petits panneaux informatifs installés aux points de vues de notre ville en descendant de Viviole auraient peut-être pu être complétés par un QR Code dirigeant les utilisateurs de smartphone vers une explication sonore de la description détaillée du point de vue.

Pratiquement tous les marcheurs ou touristes sont maintenant équipés de smartphones ou de tablettes et utilisent couramment les QR Code.

otdkz-qrcode.jpgIl serait peut-être intéressant de prévoir aussi un QR Code vers l’Office de Tourisme (voir ci-contre) et pourquoi pas la mairie de Decazeville.

On peut de toute façon rajouter ces indications sur des petits autocollants à poser sur ces panneaux informatifs.

 

Amis marcheurs.jpgLorsque je me rends à Decazeville à partir de Livinhac-le-Haut, je note que de plus en plus de marcheurs se rendent à Livinhac en descendant la RD 21. Or cette route départementale n’est pas équipée de bas-côtés permettant aux marcheurs d’être en toute sécurité. Ce n’est de plus pas le chemin du GR 65. Ces marcheurs arrivent généralement d’Agnac. J’avais fait installer il y a quelques années un panneau en trois langues invitant les marcheurs arrivant aux Estaques à remonter vers Saint-Roch pour retrouver le GR 65 et descendre vers Livinhac en toute sécurité.

Ce panneau a visiblement disparu. Il serait peut-être urgent de le réinstaller avant qu’il n’arrive un accident. Peut-être les installer en haut de l’avenue du 8 mai 1945, et au bas des chemins de Cahuac et du Conquet en arrivant aux Estaques.

Photos : jlc © creative commons – Cliquez sur le photos pour agrandir.

Avenue Foch en double sens : un platane en fait les frais
3 août 2015 – 9 h 09 min | Commentaires fermés sur Avenue Foch en double sens : un platane en fait les frais

avenue foch.jpgJe ne vais pas revenir en détail sur l’erreur que représenterait la mise en double sens de l’avenue Foch à Decazeville. Elle découle de la vision dogmatique d’une autre époque de la nouvelle municipalité de Decazeville qui veut favoriser à tout prix la venue d’un maximum de voitures jusqu’au cœur de ville, pensant ainsi favoriser ses petits commerces alors qu’il est maintenant prouvé que ce sont les piétons qu’il faut favoriser si l’on veut réellement dynamiser les commerces du centre-ville.

entrées et sorties decazeville.pngMais on a bien compris qu’il s’agit aussi de court-circuiter l’entrée dans le centre-ville située cent mètres plus loin devant le cinéma, utilisée par de plus en plus d’habitants du Bassin et d’ailleurs. Mais comme un petit centre commercial est prévu à cette entrée, les élus pensent qu’en rentrant par cette entrée, les gens s’arrêteront au centre commercial et n’iront plus en centre-ville, même s’ils doivent y aller. C’est un peu prendre les gens pour des imbéciles. Cette entrée est au contraire très commode pour se rendre en centre-ville, notamment pour se rendre aux parkings permettant d’accéder rapidement en centre-ville à pied. Il y a de plus de nombreuses entrées pour se rendre en centre-ville en voiture à Decazeville (voir plan).

Il faut noter de plus les difficultés qu’auront les habitants de l’immeuble du Parc ainsi que des salariés de la CAF, de la Carmi et du commissariat pour entrer et sortir de leurs lieux d’habitation et de travail à cause de la circulation en double sens de l’avenue Foch. Le double sens de circulation pose aussi un problème supplémentaire de sécurité pour les élèves de l’école Saint-Foy, notamment au niveau du passage piéton.

Notons aussi la perte d’une quinzaine de places de stationnement, pourtant  forts utiles.

Il est encore temps de renoncer au double sens de l’avenue Foch.

Si cette avenue doit être en double sens, c’est seulement en double-sens cyclable qu’elle doit l’être.

 

Un platane ferait les frais de ce futur aménagement

avenue foch -tracé.jpgLe double sens de l’avenue Foch devant intervenir en septembre (sauf renoncement), les quelques travaux à réaliser devraient donc se dérouler en août.

La municipalité ne toucherait vraisemblablement pas les accès directs au giratoire de la gendarmerie côté esplanade Jean-Jaurès. Les services de la DRGT (conseil départemental) n’auraient je pense pas accepté.

 

Mais pour permettre l’accès des bus et autres véhicules importants à l’avenue Foch par le giratoire, il faudrait retoucher l’embranchement de l’avenue Foch avec l’esplanade Jean-Jaurès, face à l’entrée de la gendarmerie et de l’immeuble du Parc.

En se rendant sur place, on a un aperçu de ces futurs travaux puisque que le tracé est visible sur la chaussée et les espaces limitrophes.

platane-tracé.jpgIl semblerait qu’un platane ferait les frais de cet aménagement.

Certes, ce n’est pas le premier arbre qui est sacrifié par la circulation routière à Decazeville ou ailleurs.

 

La commune de Decazeville avait fait réaliser en 2000 une étude sur le patrimoine arboré de la ville qui contenait des propositions de gestion.

Parmi les observations générales de ce patrimoine, il était noté que les tailles radicales n’étaient pas la solution adaptée car elles favorisaient la pénétration de pourritures et de champignons parasites. Parmi les propositions de gestion pour l’avenir, Alain et Sylvie Michelin qui avaient réalisé l’étude, préconisaient plusieurs mesures :

       – Surveiller l’état sanitaire des arbres, surtout des attaques de champignons,

       – Procéder à l’abattage préventif d’arbres atteints,

       – Faire évoluer les tailles radicales vers des tailles architecturées,

       – Dans tous les cas, effectuer des tailles d’assainissement,

       – Problème de sols revêtus jusqu’au pied,

       – Repenser totalement la trame arborée de certaines zones :

o   Prendre en compte des implantations judicieuses,

o   Essences adaptées,

o   Plan de gestion conforme à la nouvelle situation,

       – Sensibilisation de la population au patrimoine arboré, notamment les enfants.

 

monument aux morts -arbres.jpg

Suivant ces préconisations, plusieurs platanes ont été abattus ces dernières années à Decazeville. Parmi les plus symptomatiques :

       – Plusieurs platanes au square Pierre Delpech, car ils étaient attaqués par des champignons parasites qui avaient entraîné leur fragilisation rapide par pourriture et étaient devenus de fait dangereux. Cette fragilisation avait  été accélérée par de tailles mutilantes.

       – Trois platanes malades qui constituaient de plus une gêne évidente pour la visibilité de la circulation place Wilson, au Monument aux Morts (voir photo ci-dessus – Cliquez dessus pour agrandir)

      

FALIÈRES FRAM - AVANT-APRÈS.jpg

Trois platanes autour de l’église : on s’aperçoit là aussi que les tailles mutilantes, associées au revêtement du sol jusqu’au pied de l’arbre avaient fortement fragilisé ces arbres (voir photo ci-dessus – Cliquez dessus pour agrandir).

 

platane-goudron-place decazes.jpgMême si les pratiques ont un peu évolué, les coupes mutilantes et la pose de revêtement jusqu’au pied des arbres se poursuivent malheureusement encore, fragilisant un peu plus les platanes restants, mais aussi d’autres essences.

 

Photos : jlc – ©creative commons, sauf la photo ou carte postale du Monument aux Morts des années 1950-1960  ©AS – cliquez sur les photos pour les agrandir.

Une aide municipale toujours pas claire pour les voitures électriques
2 août 2015 – 8 h 28 min | Commentaires fermés sur Une aide municipale toujours pas claire pour les voitures électriques

Le dossier de bornes de recharge pour les véhicules électriques est revenu jeudi soir à l’ordre du jour du conseil municipal sous la forme du transfert de l’exercice de la compétence infrastructures de charge pour véhicules électriques hybrides rechargeables au SIEDA

 

Je ne vais pas redire tout le mal que je pense de ce projet national relayé ici par le SIEDA, projet qui est avant tout dogmatique : il s’agit de sauver la dangereuse et onéreuse filière nucléaire française avec l’argent des contribuables.

Comme je l’avais dit lors du conseil municipal du 25 septembre dernier, non, la voiture électrique ne sauvera pas la planète.

 

bus gnv-iveco.jpgLa directive de la commission européenne que cite le dossier du SIEDA veut favoriser TOUS les carburants de substitution au pétrole. Or, la France ne se consacre pratiquement qu’aux véhicules électriques alors qu’il ne s’est vendu dans le monde en 2012 que seulement 18 000 véhicules électriques contre par exemple 56 000 véhicules fonctionnant au GNV cité aussi comme carburant de substitution dans cette directive. 17 millions de véhicules roulent au GNV dans le monde.

Photo au dessus : bus GNV Iveco présenté aux Journées AGIR à Périgueux les 24 et 25 juin dernier – Photo jlc, ©creative commons

Il faut savoir que le GNV est beaucoup plus propre que l’essence (-23% de CO2, -52% de NOx, aucun rejets de particules…). Le GNV constitue donc réellement une alternative crédible pour baisser nos rejets de GES et moins polluer nos villes. Pas en France puisqu’il n’y a que 40 points de distribution de ce carburant chez nous contre plus d’un millier en Italie par exemple.

De plus, le prix des véhicules GNV avoisinent le prix des véhicules diésel. Il serait donc beaucoup plus efficace pour diminuer les impacts de nos déplacements sur l’environnement et le climat, d’aider par exemple au remplacement des vieux véhicules diesels qui polluent le plus, par des véhicules au GNV, plutôt que de donner des fortes subventions à des véhicules électriques très chers, réservés principalement à des personnes aisées, qui s’en servent comme deuxième ou troisième véhicule du foyer. Comme il serait plus efficace de soutenir l’installation de points de distribution du GNV plutôt que des bornes de recharge pour les véhicules électriques. Surtout sur nos territoires ruraux.

 

Le dossier du SIEDA reste encore très incomplet.

zoe-electrique.jpgPour argumenter en faveur du véhicule électrique, le SIEDA fait le constat que la voiture est le moyen de transport le plus utilisé par les navetteurs en Aveyron. Certes c’est sûrement vrai, mais c’est surtout parce que rien n’est fait pour qu’il en soit autrement. Les transports départementaux, malgré une évolution récente, sont encore réduits au strict minimum en Aveyron comparativement à d’autres départements ruraux.

Sur notre territoire intercommunal, on a préféré augmenter les tarifs du TUB plutôt que de procéder à l’amélioration de l’offre de service qui aurait permis de diminuer les déplacements en voiture.

Pour les déplacements courts, le SIEDA note que 55% se font encore en voiture. Il suffirait juste de créer des aménagements cyclables et piétonniers sécurisés pour que cette part baisse fortement comme elle baisse partout ailleurs où ces aménagements ont été créés. 

Concernant les coûts de fonctionnement par borne de recharge, je note que la commune supportera l’abonnement et la consommation d’électricité qui est estimé à 550 euros par an.

Si nous avons les coûts estimés, nous n’avons toujours pas les recettes estimées et la répartition de cette recette. Ça me semble pourtant indispensable.

Ça rejoint d’ailleurs les questions qui étaient contenues dans le courrier envoyé à Monsieur le Maire le 28 novembre dernier :

       – A qui reviendrait la recette de paiement aux bornes de recharge via les cartes de paiement des usagers ?

o   Directement au fournisseur d’électricité ?

o   Reviendrait-elle en totalité aux communes, au SIEDA, aux deux et quelle serait alors la clé de répartition ?

       – Qui fixerait le prix du kilowatt/heure de vente de ce courant électrique vendu aux usagers de ces bornes ?

En effet, lorsqu’une commune rurale installe une pompe à essence sur son territoire, c’est cette commune qui fixe le prix de vente du litre de carburant en fonction du coût auquel elle achète ce carburant et de la marge qu’elle souhaite faire.

Je n’ai malheureusement pas eu de réponse à mon courrier.

Mais je n’ai pas non plus de réponses avec le document du SIEDA qui nous était fourni.

Je pose la question : comment décider d’un transfert de compétence dont on a approximativement les coûts de fonctionnement pour la commune sans savoir de l’autre côté à qui appartiendront les recettes et qui fixera le montant de ce service pour l’usager ?

A moins que ces bornes de recharge soient mises gratuitement à la disposition des utilisateurs de voitures électriques… Ce qui serait pour le moins injuste et honteux !

 

Je n’ai pas eu plus de réponses à me questions jeudi soir par Monsieur le Maire et j’ai donc voté contre de transfert.

 

Photos : jlc, ©creative commons

Les déplacements à pied et à vélo en ville enfin facilités par l’Etat
24 juillet 2015 – 9 h 08 min | Commentaires fermés sur Les déplacements à pied et à vélo en ville enfin facilités par l’Etat

DOUBLE SENS CYCLABLE - TOULOUSE - RUE D'AUSTERLITZ.jpgLe décret relatif au plan d’actions pour les mobilités actives et au stationnement est sorti au Journal Officiel du 4 juillet 2015.

Ce décret vise à sécuriser et à développer la pratique de la marche et du vélo. Il améliore le respect des cheminements piétons et des espaces dédiés aux cyclistes en aggravant notamment les sanctions en cas d’occupation par des véhicules motorisés.

Désormais, un automobiliste qui se gare ou s’arrête sur une bande cyclable, une piste cyclable, un passage pour piéton ou un trottoir pourra encourir un amende identique à celle pour un stationnement sur une place réservée aux personnes handicapées : 135 €.

Très important, ce décret généralise les doubles sens cyclables aux aires piétonnes et à l’ensemble des voies où la vitesse maximale autorisée est inférieure ou égale à 30 km/h et le permet même aux voies limitées à 50 km/h.

 

Il reste maintenant à voir ce décret appliqué localement.

Les doubles sens cyclable ne concernaient jusqu’à présent que les zones 30. Ils concernent maintenant toutes les voies où la vitesse autorisée est inférieure ou égale à 30 km/h. Cela concerne donc quelques voies à Decazeville, notamment le tronçon de la rue Cayrade rénové. Lors des réunions concernant la rénovation de la rue Cayrade et lors des travaux, j’avais demandé à maintes reprises que l’on prenne en compte la circulation des cyclistes, notamment avec la création d’un double sens cyclable rue Cayrade. Ce n’était visiblement pas la préoccupation de l’ancien maire, et la nouvelle municipalité n’a visiblement pas mis la priorité sur les mobilités actives. C’est le moins que l’on puisse dire.

Mais à partir du 1er janvier 2016 le double sens cyclable sera généralisé. A moins que la municipalité prenne exceptionnellement un arrêté de police de circulation justifiant la décision de ne pas généraliser cette décision.

Mais mettre un frein à l’usage du vélo ne me semble pas être d’en l’air du temps. A l’heure du réchauffement climatique et des pics de pollution, y compris chez nous, ce serait un mauvais signal aux yeux de la population locale et un pied de nez au Plan Local d’Urbanisme dont l’enquête publique s’est achevée le 22 mai dernier. En effet, le PLU recommande à maintes reprises le développement des modes alternatifs à la voiture notamment par les mobilités douces, et même de « programmer une semi-piétonisation du centre-ville ».

J’avais récemment évoqué la problématique de la mobilité à Decazeville.

La création d’une « zone de rencontre » sur le tronçon déjà limité à 20 km/h serait sûrement la meilleure solution.

Je reste bien sûr à la disposition de la municipalité pour voir quels aménagements mettre en place pour faciliter les doubles sens cyclables et les modes actifs en général à Decazeville.

Photo : double sens cyclable rue étroite – jlc ©creative commons

Mobilités : où en est Decazeville ?
10 mai 2015 – 10 h 24 min | Commentaires fermés sur Mobilités : où en est Decazeville ?

La France a lancé il y a un peu plus d’un an son Plan d’Actions pour les Mobilités Actives (PAMA) pour mettre au cœur de la mobilité les déplacements à pied et le vélo. 

Les “modes actifs“ de déplacements, que l’on appelait encore il y a peu “modes doux“ font l’objet de multiples citations dans le PLU (Plan Local d’Urbanisme) de Decazeville qui est actuellement en enquête publique.

Il est noté à de multiples reprises, tant dans la présentation de ce PLU que dans le PADD (Projet d’Aménagement et de Développement Durable) joint au dossier, que les mobilités douces doivent connaître un fort essor, que l’on doit sécuriser les axes structurants pour les piétons, que l’on doit favoriser les modes de déplacement alternatifs à la voiture comme les mobilités douces ou les transports en commun et même programmer une semi-piétonisation du centre-ville.

Il va s’en dire que j’approuve ces orientations.

Ça fait même plus de dix que je les réclame. La rubrique “ Transports et mobilité “ de ce blog est là pour le prouver.

Le Plan Global de Déplacements initié par la Communauté de Communes du Bassin Decazeville-Aubin en 2006 après la création de notre Agenda 21 avait déjà tracé les grandes lignes d’une mobilité durable sur le Bassin : transports collectifs et promotion d’une alternative à la voiture par la marche et le vélo.

 

Les transports collectifs :

tub-decouverte-221112.jpgC’est en février 2008 que notre service de transports collectifs, le TUB, a vu le jour. Il a depuis évolué, mais fort d’une expérience de maintenant huit ans, il gagnerait à franchir une nouvelle étape pour être vraiment efficace et représenter une véritable alternative à la voiture comme il est conseillé dans les divers documents d’urbanisme et de mobilité locaux et nationaux.

TUB - Cercles 300 m.jpgLa couverture de la population par le TUB est importante puisque plus de 70% des habitations sont à moins de 300 m à vol d’oiseau  d’un arrêt du TUB à Decazeville (voir carte)

Je l’ai déjà dit, l’étape suivante est le cadencement sur un axe Viviez – Decazeville – Firmi en n’oubliant pas le nord de Decazeville où habitent plus de 15% de la population du Bassin et où sont les établissements scolaires et de santé. Le cadencement, c’est un bus toutes les vingt minutes par exemple. C’est tout à fait réalisable avec un bus qui ferait ce trajet aller–retour en continu (qu’une partie du trajet à certains horaires) en complément des deux bus existant.

Pourquoi pas avec un bus plus petit que les actuels bus, ce qui permettrait alors d’envisager éventuellement un passage rue Cayrade.

Le PLU actuellement en enquête publique recommande aussi plus de fréquences et d’arrêts à la gare de Viviez.

La mise en place des nouvelles technologies numériques doit également aider les usagers de notre service de transports collectifs et scolaires, que ce soit dans la billettique si l’on veut continuer à faire payer ce service (titre unique, points de vente et de recharge automatiques, lecteurs sans contact, application smartphones…), et dans une application smartphone pour la géolocalisation des bus et des temps d’attente.

 

Le vélo

Il s’est vendu en 2014 en France près de 3 millions de vélos neufs dont 77 500 vélos à assistance électrique. Dans le même temps, il ne s’est vendu que 1,795 millions voitures. Et on continue encore à penser l’aménagement de nos villes que pour la voiture.

bourse velo occase -dkz-0910.pngLe marché du cycle d’occasion est aussi florissant. Il n’y a qu’à voir les vide-greniers locaux ou les bourses aux vélos d’occasion pour s’en convaincre. Malgré le manque de magasin spécialisé, le marché local du vélo semble dynamique et c’est environ 8 vélos à assistance électrique que la Communauté de communes aide au financement chaque année, mais d’autres doivent être achetés sans subventions. Les Vélos à assistance électrique représentent 2,60 % du marché des ventes de cycles en France. Par extrapolation, on peut considérer qu’il s’est vendu environ 300 vélos neuf sur le Bassin en 2014.

Mais où sont-ils me demande-t-on ? Et bien les plus courageux essaient tant bien que mal de se déplacer à vélo sur le Bassin. Et on en voit heureusement de plus en plus. Mais disons-le très fort, tant qu’il n’y aura pas de vrais aménagements pour pouvoir circuler à vélo en toute sécurité, les habitants du Bassin continueront malheureusement à prendre leur voiture pour leurs déplacements quotidiens … enfin ceux qui en ont une.

 

 

stationnement vélo - rue cayrade.jpgEt que dire des aires de stationnement pour les vélos ! Elles sont pratiquement inexistantes. Même pas d’arceaux à vélos sur le tronçon de la rue Cayrade nouvellement rénové ! Pourtant, toutes les études le démontrent, même si ce n’est pas ressenti ainsi par les commerçants et les élus, les cyclistes et les piétons sont des clients des commerces de centre-ville fidèles qui dépensent autant sinon plus que les clients en voiture. D’ailleurs, les associations de commerçant l’ont compris et organisent souvent des animations pour attirer et fidéliser des clients avec comme lots à gagner, des vélos.

 

schéma cyclable -0910.jpgLe Schéma modes doux de la Communauté » de communes a été présenté en 2010 (voir carte ci-contre).

Où en sont les aménagements à Decazeville ? Pas folichon ! Bien triste même !

Aménagements cyclables Decazeville - 2014.jpgLa carte ci-contre montre l’état actuel du schéma. J’ai juste pu faire accepter deux petits tronçons de double-sens cyclable sur l’avenue Camille-Douls et aux Bonnières. Quelques nouveaux tronçons de voirie sont en zone 30, mais ce ne sont pas réellement des aménagements cyclables. Loin donc du schéma de 2010 et cela risque d’être encore pire avec les projets de circulation qui font totalement l’impasse sur la circulation des cyclistes. Il faudra que l’on m’explique comment on veut faire de Decazeville une ville moderne, jeune et dynamique sans des aménagements pour les jeunes et les mobilités de demain.

piste cyclable - trottoir en face gendarmerie.JPGLa voie cyclable et piétonne longeant la RD est dans un piètre état et les obstacles pour une circulation cyclable confortable restent encore nombreux

voie cyclable -zone du centre.jpgQuant au nouvel aménagement pour les modes actifs traversant la zone du Centre, il semble que l’on ait pas du tout pensé au vélo en mettant une marche de vingt centimètres à son entrée côté Fontvergne.

De plus, une vraie “zone 30“ en centre-ville serait plus efficace que les tronçons à 30 km/h actuels. Cela éviterait de plus la multiplication de panneaux routiers et légitimerait les double-sens cyclables. C’était d’ailleurs la préconisation du Plan Global de Déplacements.

zone de rencontre - panneau information Possy.JPGEt bien sûr, la création d’“une zone de rencontre“ sur le tronçon réaménagé de la rue Cayrade déjà limité à 20 km/h.

On peut se consoler en se disant que ce n’est pas mieux sur les autres communes du Bassin. On continue à refaire des rues sans jeter un coup d’œil sur le schéma des modes doux que toutes les communes ont voté. Les aménagements cyclables contribuent pourtant à apaiser et pacifier la circulation en ville et à éviter ainsi des accidents.

 

Les piétons et les personnes à mobilité réduite (PMR) ?

S’ils sont un tout petit peu moins ignorés que les aménagements cyclables, les aménagements pour le déplacement en toute sécurité des piétons et des PMR laissent réellement à désirer. Les continuités piétonnes sécurisées sont rares et l’accessibilité de la voirie, des bâtiments publics et des commerces pour les personnes à mobilité réduite avance trop doucement. J’avais évoqué dans une note précédente la gène pour les piétons et les PMR que représente les barrières sur les trottoirs du tronçon de la rue Cayrade nouvellement rénové. On peut regretter aussi que l’on ait pas réalisé l’accessibilité aux commerces en même temps que ces travaux.

La RD 840 représente une coupure entre le nord et le sud de notre ville. C’est un facteur contraignant en matière de mobilité piétonne. Il est de plus très dangereux de traverser cette voie aux trois giratoires urbains. Le passage sous la RD 840 par l’avenue du 19 mars 1962 est très étroit.

arc-en-ville.JPGLe passe-piéton (ou arc-en-ville) remédiait en partie à ce problème. Mais il ne fonctionne plus. Selon un devis datant maintenant de quatre ans, sa transformation en passerelle piétonne revenait à environ 100 000 euros. Personnellement j’y serais favorable, notamment pour les enfants et les jeunes. Vu qu’il s’agit d’une route départementale, je trouverai normal que les travaux soient pris en charge par le conseil départemental.

avenue-laromiguiere.jpgL’incivisme des automobilistes reste un problème préoccupant et dangereux. Le stationnement sur les trottoirs ou les bandes piétonnes, voire cyclables comme sur l’avenue Camille Douls,  est récurent et encore très rarement verbalisé.

stationnement marché4.jpgLe vendredi matin, jour du marché place Decazes, c’est à celui qui tentera de se garer le plus près du marché alors que de nombreuses places sont disponibles à seulement 150 mètres. Les véhicules stationnent alors sur des emplacements souvent interdits et dangereux, mettant en insécurité de nombreux piétons, dont des personnes âgées et des PMR.

Des petits aménagements et une réfection des revêtements pourraient déjà être mis en place, associés à une campagne de prévention, voire à une verbalisation pour les automobilistes récidivistes. C’est à réfléchir rapidement avant l’accident de trop. Il faudrait avoir ensuite une réflexion globale sur les aménagements futurs de la place Decazes.

 

Decazeville à pied

decazeapied.jpgSur le modèle d’autres collectivités, je me suis amusé à faire une petite étude sur les temps de circulation à pied sur notre commune. C’est assez instructif et on peut voir que certains trajets demandent peu de temps, notamment si l’on habite proche du centre-ville et que l’on peut réaliser des économies financières importantes en circulant à pied. Posséder un véhicule revient par exemple à 6 000 euros par an pour une Clio 3 essence selon l’Automobile Club. Marcher à pied, c’est aussi bon pour la santé.

A quand un vrai plan de déplacement piéton à Decazeville comme l’ont réalisé des petites ou grandes communes avec des aménagements, trottoirs et voies piétonnes bien entretenues ?

 

Les voitures

Il ne s’agit bien sûr pas d’interdire les voitures en centre-ville, mais de permettre aux autres modes de mobilité de s’y développer en favorisant leur pratique en toute sécurité.

Les jeunes sont beaucoup moins intéressés par la voiture. Les 18-25 ans ne sont plus que 44% à posséder le permis de conduire, alors que le taux atteignait les 60% en 1983. En cause, le coût de possession d’une automobile, mais aussi l’essor des transports collectifs et le développement des modes actifs. Pratiques que les jeunes aiment bien, surtout en zones urbaines.

Plutôt que de songer à aider les jeunes Decazevillois à passer leur permis de conduire comme souhaite le faire l’actuelle municipalité encore rivée au tout “bagnole“ des années Pompidou, il serait peut-être plus judicieux de développer les services du TUB et de créer des aménagements cyclables. Et surtout de ne pas augmenter les tarifs du TUB comme ces élus l’ont malheureusement fait en janvier dernier.

Et l’autopartage ?

La mobilité durable, c’est aussi le partage de moyens de mobilité. Qu’on le veuille ou non, nous allons devoir aller d’une économie de possession à une économie de partage ou d’usage. Et c’est peut-être pas plus mal ! Quand on songe que notre voiture reste à plus de 95 % dans notre garage ou sur une place de stationnement, il serait peut-être temps de nous poser la question de savoir si nous avons tous besoin d’un véhicule en permanence et s’il ne serait pas plus intéressant d’avoir à disposition un véhicule lorsque nous en avons réellement besoin.

Cela suppose bien sûr d’avoir d’abord des transports collectifs efficaces et des aménagements cyclables sécurisés. Mais pourquoi pas dans quelques années un service d’autopartage intercommunal avec des points de retrait et de dépôt dans toutes les communes en complément de l’autopartage entre particuliers ? C’est aux collectivités de piloter ces programmes d’avenir et de les initier sur leurs territoires. Pourquoi pas une expérience sur le notre ?

 

La complémentarité de tous les modes de mobilité : l’intermodalité et la multimodalité

Il n’est donc pas question d’imposer quoi que ce soit à quelqu’un. Et pour en revenir à l’introduction de cette note et comme le recommandent nos documents d’urbanisme et plus largement pour protéger notre planète et notre santé, il faut favoriser les alternatives à la voiture, y compris sur le Bassin.

Favoriser donc l’usage des modes actifs (vélo et marche à pied), des transports collectifs, du covoiturage, de l’autopartage… et favoriser la complémentarité de tous les modes de mobilité.

C’est pour cela que j’avais entre-autre initié la subvention pour l’achat de vélos pliants qui n’a certes pas connu le succès escompté car peut-être pas assez expliquée. Le vélo pliant est accepté dans le TUB et les trains au même titre qu’une poucette pour enfant et il permet de se rendre à un arrêt de transport collectif ou de le quitter. Il se glisse de plus facilement dans un coffre de voiture lorsque l’on se rend dans une ville car il n’y a pas de vélos en libre-service partout.

 

Le rail

J’avais évoqué dans une note précédente la suppression de la navette matinale SNCF en bus de Viviez à Villefranche pour prendre ensuite le train pour Toulouse. Elle n’a malheureusement toujours pas été rétablie. Le problème du rail est très grave puisque nos principaux élus nationaux et régionaux préfèrent favoriser la construction onéreuse de LGV utilisés par une minorité de personnes (les plus aisées) plutôt que les trains du quotidien utilisés par tout le monde.

 

Mobilité et urbanisme

Si vous croisez les images (plus haut dans cette note) du schéma cyclable, de “Decazeville à pied“ et de la couverture du TUB, vous avez les zones où il est le plus intéressant et le plus économe d’habiter à Decazeville en matière de mobilité. Pas de surprises, c’est le centre ville. Il faut aussi voir les autres avantages (proches des commerces, des services, des espaces culturels et sportifs…) mais aussi les inconvénients (bruit, pollutions diverses) d’habiter le centre-ville.

On voit donc qu’un des challenges des prochaines années est de rendre notre centre-ville agréable et attractif en matière d’habitat et de cadre de vie. La maîtrise de l’habitat, notamment insalubre, est une des clés. Racheter à bas prix quelques vieux immeubles insalubres et les détruire si l’on ne peut pas les rénover correctement est une voie à suivre. Pour aussi faire des ilots de verdure et aérer ces rues enclavées afin de diminuer les effets du réchauffement climatique. C’est d’ailleurs une des recommandations du PLU qui est à l’enquête publique. Le programme AMI Centre-Bourg doit également être réfléchi dans ce sens.

zone de rencontre - panneau.pngRendre le centre-ville agréable et attractif, c’est aussi s’attaquer à la diminution du bruit en veillant au respect des vitesses à 20 et 30 km/h et en décourageant la circulation automobile de transit (ceux qui ne font que passer sans s’arrêter) dans les rues Cayrade et Gambetta, en créant par exemple une zone de rencontre sur le tronçon rénové de la rue Cayrade pour favoriser les piétons et les commerces. Faire respecter la zone bleue est aussi important.

Mais vouloir habiter en périphérie de la ville et vouloir garder de bonnes jambes et une bonne santé en marchant et en pédalant est aussi intéressant. A condition d’avoir les aménagements piétons et cyclables appropriés.

 

Decazeville et la COP 21

je sauve le climat - a pied, a velo, avec le tub.jpgPlus personne n’ignore que va se dérouler à Paris en décembre prochain la 21ème conférence de l’ONU sur le climat. Les collectivités locales ont bien sûr un rôle important à jouer pour éviter une catastrophe climatique à la fin de ce siècle.

D’après les chiffres de l’OREMIP, la consommation d’énergie due aux transports représentait en 2012 en Midi-Pyrénées 36% de la consommation totale d’énergie et 34% des rejets de gaz à effet de serre totaux. Depuis 2005, on assiste à un ralentissement des consommations de carburants dans la région, principalement du à la crise économique. La route représente malheureusement plus de 90% de la consommation énergétique du secteur des transports.

Les collectivités doivent donc prendre à bras le corps le volet mobilité de leurs concitoyens pour d’abord pour lutter contre le réchauffement climatique, mais aussi pour permettre aux habitants de retrouver un peu de respiration économique.

A Decazeville et sur le Bassin, il faut donc faire évoluer le TUB et engager un plan piéton et un plan vélo ambitieux avec des aménagements appropriés, certains nécessitant que peu de frais à engager, juste une volonté politique.

Créez vous aussi votre sticker “Je sauve le climat“ en cliquant ici

 

Photos : jlc, sauf panneaux routier et carte modes doux 2010- ©CCDA

Cliquez sur les photos pour les agrandir 

Mes interventions en conseil municipal du 26 février 2015
27 février 2015 – 8 h 42 min | Commentaires fermés sur Mes interventions en conseil municipal du 26 février 2015

 Divers points ont été évoquées hier soir en conseil municipal dont le débat d’orientation budgétaire et la cession de divers biens.

Voici ci-dessous mes interventions.

 

Volet Urbanisme du DOB :

Mise en place d’un nouveau plan de circulation de la Ville

       D’abord, cela fait des années que l’on ne parle plus de plan de circulation en matière d’urbanisme et de mobilité mais de plan de déplacement urbain (PDU) pour les grandes villes ou de Plan Global de Déplacements (PGD) pour les petites et moyennes villes.

       Pourquoi parle-t-on de PDU et de PGD ? : parce que on intègre depuis maintenant longtemps tous les modes de mobilité, pas seulement la voiture.

       Il en existe un pour notre ville, réalisé il y a quelques années par la CCDA ainsi qu’un schéma des modes doux (marche à pied, vélo et PMR)

       Parler de Plan de circulation est restrictif puisque cela ne concerne que les véhicules à moteur. Or, 30 % des habitants du Bassin n’ont aucun moyen de déplacement personnel. De plus, ceux qui ont un véhicule ne l’utilise pas forcement tout le temps pour venir en centre-ville.

       rue-cayrade.jpgOn peut maintenant le dire, votre test d’aménagement de la rue Cayrade est un relatif échec. C’était prévisible car vous vous êtes entêtés sur un modèle dépassé, celui du tout « bagnole »

       Le résultat est éloquent :

o   difficile de circuler rue Cayrade à certaines heures car c’est maintenant devenu l’itinéraire obligé à cause du sens unique de l’avenue Cabrol

o   Pour ce même motif, le tronçon de la rue Cayrade rénové, qui aurait pu devenir un lieu agréable, favorable aux piétons et aux commerces, est devenu un couloir à voiture où il devient très difficile de traverser à pied.

o   Le stationnement en épi fait l’unanimité contre lui

o   A tel point que certaines personnes ne viennent plus dans notre centre-ville et préfèrent faire leurs achats ailleurs, notamment celles arrivant d’Aubin.

       Nous espérerons donc que dans le projet de la rénovation du haut de la rue Cayrade dont il est question dans votre document relatif au DOB, vous tiendrez compte de cet échec et de ces observations.

       Encore plus inquiétant à mon sens, le projet inutile de double sens envisagé de l’avenue Foch et de la modification de la circulation à l’ilot Jarlan:

o   Inutile parce que il existe une nouvelle entrée dans la ville quelques dizaines de mètres après le giratoire Jean-Jaurès, derrière le cinéma qui convient très bien à tout le monde et qui est de plus en plus utilisée.

o   Inquiétudes autour de la modification de la circulation autour de l’ilot Jarlan : cet ilot remplissait très bien son rôle de giratoire et fluidifiait la circulation. Il faut tout au plus réaménager une voie pour la circulation des véhicules en supprimant un côté de parking et surtout ne pas faire circuler les véhicules dans le couloir de bus fréquentés par des scolaires, comme vous le prévoyez !

o   Puisque nous sommes dans le DOB, vous prévoyez un coût des travaux important pour ces travaux inutiles.

o   Nous n’y sommes donc pas favorables et ce serait un moyen de faire des économies pour le prochain budget.

 

Urbanisme et habitat :

 

Je note que vous actez le démarrage du projet AMI Centre-Bourg, que vous voulez favoriser la démolition de verrues immobilières, que vous envisagez la préemption de maisons et de terrains mais aussi la vente de terrains ou d’immeubles.

Sur ces principes, nous sommes bien sûr d’accord.

 

immeuble tronc.jpgMais dans les faits, nous sommes plutôt inquiets :

       Je note par exemple que vous ne faites pas de préemption sur des immeubles stratégiques de la rue Cayrade :

o   Je pense notamment à l’immeuble Tronc, ruine qui a été vendue pour seulement 15 000 €, sans garanti de rénovation alors que cet immeuble aurait pu être préempté par la commune, soit pour un projet immobilier abouti (privé ou OPH) ou démoli par la CCDA dans le cadre de l’AMI pour aérer la rue Cayrade côté rue de la Montagne et réaliser à sa place une petite placette agréable, plus agréable que les bancs que vous avez aménagés au milieu des voitures.

 

       Je note aussi que vous êtes en train de “dilapider“ (entre parenthèses) le patrimoine communal dans le seul but de rentrer de l’argent, sans aucune réelle analyse urbanistique à long terme.

o   C’est le cas pour la vente en 2014 d’un immeuble rue Gambetta et d’un local rue de Miramont, mais aussi de la mise en vente de la maison Tourtonde, propriété de 4 000 m2 en plein centre ville où nous avions des projets immobiliers, de l’ancien immeuble de l’Amicale des sapeurs-pompiers seul sans savoir ce que vous allez faire de l’ancienne caserne mitoyenne, et d’autres terrains dont nous parlerons en fin de conseil. 

L’urbanisme demande une vision à long terme et réfléchie. L’achat et la vente d’immeuble ou de terrains ne peuvent se faire au grès des besoins d’argent, surtout lorsque cet argent est dépensé pour des projets inutiles comme le double sens de l’avenue Foch.

  

impasse d'iéna.jpgCession d’un bien impasse d’Iéna :

Il s’agit d’une parcelle que la commune avait préempté en 2009 dans le but de réaliser une voie de liaison entre l’impasse d’Iéna et la rue Edouard Vaillant.

impasse d'iéna -parcelle.jpgEn effet, la sortie de l’impasse d’Iéna est très dangereuse car elle se situe en sortie du giratoire de la Vitarelle vers la rue Gambetta. Cette nouvelle voie aurait été utile pour les riverains et pour les personnes qui stationnent sur les places de parking de l’impasse d’Iéna pour se rendre aux commerces proches. La sortie rue Edouard Vaillant est beaucoup plus sécurisée. Les travaux pouvaient se réaliser plus tard, lors d’une éclaircie budgétaire.

Nous avons voté contre cette cession.

 

la montagne.jpgCession d’une parcelle rue de la Montagne  :

Il s’agit là d’une parcelle de 377 m2 rue de la Montagne, au dessus d’un petit parking aménagé récemment par la commune.

Bien que petite, il y a sur cette parcelle la possibilité de construire une petite maison de ville dans cette rue proche du centre-ville.

Le PLU a noté l’intérêt de ce quartier pour l’habitat.

N’ayant pas la garantie qu’une construction sera érigée sur cette parcelle, nous avons voté contre cette cession.

Rue Cayrade : et si la plaisanterie avait assez duré ?
4 février 2015 – 11 h 10 min | Commentaires fermés sur Rue Cayrade : et si la plaisanterie avait assez duré ?

rue cayrade haut.jpgJe ne répondrai bien sûr pas au sondage de la majorité municipale sur la rue Cayrade pour plusieurs raisons.

D’abord, parce que les questions sont fortement orientées.

Quelles que soient les réponses que l’on peut donner, elles ne serviront à nos actuels élus qu’à justifier leur vision de l’urbanisme, de la mobilité et des aménagements urbains dignes des années Pompidou (“Il faut adapter la ville à l’automobile“). C’est malheureusement une vision qu’ont eu aussi certaines nouvelles municipalités de droite depuis avril dernier. Ne voir l’aménagement de la  rue Cayrade et d’autres rues du centre-ville que sous l’angle de la circulation des voitures et de leur stationnement est donc d’un autre âge. 

Partir du postulat que la population a vieillie pour justifier une rue dédiée uniquement à la voiture est d’abord assez méprisant pour les retraités dont je fais maintenant parti. Les retraités sont au contraire ceux qui marchent beaucoup, qui prennent les transports collectifs et certains même, malgré le manque flagrant d’aménagements cyclables à Decazeville, n’hésitent pas non plus à enfourcher leur vélo.

Les retraités auraient préféré que les élus actuels n’aient pas augmenté  les tarifs du TUB par exemple.

Partir également du postulat que plus il y a des places de stationnement, plus les commerces travaillent est aussi dépassé. Les rues les plus commerçantes sont celles où il y a le moins de voitures, y compris dans les petites villes. Il suffit simplement de maintenir des places gratuites de stationnement proches des rues commerçantes. Et c’est le cas à Decazeville. Et bien sûr de faire aussi respecter la zone bleue en centre ville.

Quand aux espaces de convivialité au milieu d’un couloir à voitures roulantes ou à l’arrêt, je doute de leur attrait.

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Rue Cayrade - On dirait une expo de voitures.jpgVoilà maintenant quelques mois que la nouvelle municipalité a fait part de son plan de circulation et que le haut de la rue Cayrade est en sens unique. On peut donc en tirer un premier bilan.

Il semble que les effets sur le commerce soient pour le moins négatifs.

Et c’est compréhensible. L’obligation des véhicules venant d’Aubin ou de Firmi de passer par la place Decazes, l’avenue du 10 août et l’avenue Foch pour remonter la rue Cayrade est bien sûr un repoussoir pour des personnes souhaitant accéder à un commerce du haut de la rue Cayrade.

Si vous rajoutez à cela le stationnement en épi, beaucoup de personnes ont maintenant renoncé à venir dans le centre de Decazeville.

Le stationnement en épi fait l’unanimité contre lui. Outre le côté inesthétique type “ salon de l’automobile “ de la disposition des véhicules, c’est la difficulté pour se garer qui domine. Les bouchons sont fréquents. Ce qui n’avantage pas le TUB qui est maintenant obligé de prendre la partie basse de la rue Cayrade car l’avenue Cabrol est aussi en sens unique.

Concernant la vitesse des véhicules, on ne sait plus où on en est. La rue Gambetta est limitée à 30 km/h, le bas rénové de la rue Cayrade est limité à 20 km/h, mais qu’en est-il après ? Doit-on toujours rouler à 20, 30 ou à 50 km/h ? On ne sait pas. Dans le doute, puisqu’il n’y a pas de panneau de fin de zone 20 km/h, on doit rouler à 20 km/h dans tout Decazeville.

Quant à la zone bleue et les points de livraison, c’est encore une fois une plaisanterie, puisque personne ne les respecte car il n’y a pas beaucoup de contrôles. Très peu de véhicules arborent d’ailleurs le disque de stationnement. Le problème de la rotation du stationnement reste donc entier et les voitures “ tampon “ ont repris leurs habitudes. Il faut aussi signaler la difficulté qu’ont les policiers municipaux et les ASVP pour vérifier les disques bleus des véhicules garés en épi rue Cayrade. Ils sont obligés d’aller sur l’avant des véhicules, côté circulation, avec les dangers que cela représente.

 

La circulation à sens unique dans l’avenue Cabrol fait aussi débat. Elle a pour effet direct d’augmenter la circulation dans le tronçon rénové de la rue Cayrade sans pour autant semble-t-il apporter une clientèle supplémentaire aux commerçants. Bien au contraire.

Ce tronçon de la rue Cayrade dont la vitesse est limitée à 20 km/h gagnerait à être transformé en “zone de rencontre“, c’est à dire en un espace où la circulation automobile est toujours maintenue à 20 km/h maxi, mais où les usagers vulnérables, piétons et cyclistes, sont prioritaires. Le double sens de l’avenue Cabrol devrait alors être rétabli pour proposer aux véhicules de transit qui le souhaitent d’éviter ce tronçon de la rue Cayrade dédié plutôt aux piétons. Cela éviterait aussi au TUB de s’engager rue Cayrade où il rencontre des difficultés pour circuler, ce qui diminue sa vitesse commerciale et occasionne des retards.

 

Enfin je voudrais rappeler ici le grand oublié du plan de circulation de la nouvelle municipalité : le vélo. Alors que la communauté de commune aide bon an mal an à l’achat de 7 à 8 vélos à assistance électrique par an, ce qui par extrapolation (les VAE représente 1,5 % des ventes de vélos en France) signifierait qu’au moins 400 vélos ordinaires sont achetés annuellement sur le Bassin qui se rajouteraient au parc déjà important de vélos, rien n’est fait pour leur utilisation. Pire, tout est fait pour décourager les déplacements à vélo ! Aucun arceau à vélo pour leur stationnement par exemple. Comment comprendre qu’un cycliste arrivant d’Aubin ou de Fontvergnes et désirant se rendre rue Cayrade aille faire le tour par la place Decazes, la place Cabrol pour remonter ensuite la rue Cayrade ? Il est évident que, si cette rue doit rester en sens unique, un double sens cyclable doit être installé dans toute la rue Cayrade jusqu’à la place Wilson après la suppression du stationnement en épi.

Les aménagements cyclables doivent aussi se multiplier dans notre ville selon les préconisations du schéma des modes doux que la commune a acté.

 

Quand à la vitesse des véhicules, là aussi le Plan Global de Déplacement du Bassin donnait une réponse logique. Il faut mettre tout le centre ville en zone 30 km/h et mettre le tronçon rénové de la rue Cayrade en zone de rencontre à 20 km/h. Cela sera plus clair et évitera la multiplication de panneaux. La généralisation des double-sens cyclable dans les zone 20km/h et 30 km/h doit également s’appliquer.

 

Je terminerai en redisant mon inquiétude concernant les projets onéreux de mise en double sens de l’avenue Foch et de la dangereuse modification de la circulation autour de l’ilot Jarlan. Si on doit modifier la circulation au milieu du parking Jarlan, faire circuler les voitures dans le couloir à bus scolaires est très dangereux. Là aussi, l’urgence est d’attendre et de réfléchir. L’ilot Jarlan rempli très bien son rôle de giratoire et la circulation y est fluide notamment aux heures de pointe. Pourquoi vouloir changer ? Reste la circulation dans le parking qu’il faut aménager en supprimant par exemple un côté de stationnement dans ce parking.

 

Voilà à mon avis les points à revoir dans ce plan de circulation largement contesté de la nouvelle municipalité, plan qui nous fait malheureusement revenir 45 ans en arrière, au “ tout pour la bagnole “ de l’époque pompidolienne. L’urgence sociale et environnementale est au contraire de favoriser tous les modes alternatifs à la voiture particulière : modes actifs (marche à pied et vélo) et transports collectifs. C’est d’ailleurs un des objectifs du Plan Global de Déplacements du Bassin que semble ne pas avoir regardé la majorité municipale.

Mais non content de favoriser uniquement la voiture et ne pas s’intéresser au vélo, nos élus pénalisent maintenant les transports collectifs puisqu’ils viennent de voter en cœur pour une forte augmentation des tarifs du TUB à la communauté de communes. Ils ont au moins le mérité d’être logiques à défaut d’être réalistes et efficaces. Mais à trop s’entêter sur des projets d’une autre époque, il sera difficile de faire de notre ville une ville moderne où il fait bon vivre.

Tarifs du TUB – Vrai ou faux ?
19 décembre 2014 – 15 h 51 min | Commentaires fermés sur Tarifs du TUB – Vrai ou faux ?

Beaucoup de bêtises ont été dites mercredi soir en conseil communautaire par les élus chargés de proposer les nouveaux tarifs du TUB.

Sur le principe de Désintox de Libération, je vais revenir sur leurs affirmations que j’ai pu lire dans la presse ce matin (voir articles de presse en fin de note)

 

“ Il s’agit d’éviter au maximum la manipulation toujours délicate d’argent le bus “ “ 3 Nous éviterons les pertes de temps de ces manipulations “:

       FAUX !

       En quoi passer le prix du ticket de 0,30 à 0,50 ou le carnet de 2 € à 2,50 € va éviter la manipulation d’argent dans le bus. Il faudra toujours rendre la monnaie si l’usager n’a pas l’appoint et cela prendra autant de temps.

       Le seul moyen d’éviter la manipulation de monnaie et la perte de temps est la gratuité.

 

“ La fréquentation du bus ne baisse pas “ :

       FAUX !

       Nous n’avons d’abord jamais dit que la fréquentation du TUB baissait. Nous avons parlé d’une stagnation.

frequentation tub.jpg

Le graphique ci-dessus montre bien cette stagnation, si ce n’est la fréquentation des mois de septembre et octobre 2014 supérieure à 2013. Cette hausse est vraisemblablement due aux scolaires qui voyagent avec des coupons mensuels ou des billets au lieu de cartes scolaires.

 

“ La dernière enquête de satisfaction a montré que 94 % des usagers étaient satisfaits du service “ :

       FAUX !

       Contrairement aux précédentes enquêtes, 78 % des usagers sont très satisfaits (89 % en 2012) ; 20 % sont moyennement satisfaits et 2 € pas du tout

       Ces chiffres sont certes encore bons, mais ils sont en forte baisse, d’où la nécessité d’apporter rapidement des améliorations comme d’ailleurs les usagers en proposent dans cette enquête.

 

“ La mise en place du transport à la demande, qui répondra là aussi à un véritable besoin d’une population souvent défavorisée “ :

       FAUX !

       La demande pour le transport à la demande est quasi nulle et ce, depuis des années.

 

“ Les CCAS ont, ne l’oublions pas, la possibilité d’aider les personnes les plus défavorisées en proposant les tickets du TUB “ :

       Les personnes les plus défavorisées se déplacent rarement au CCAS pour mendier des tickets de bus ou autre chose d’ailleurs.

       Par contre, l’augmentation des tarifs va très fortement les pénaliser. 30 % des foyers du Bassin n’ont aucun moyen de déplacement et les revenus sont chez nous beaucoup plus faibles qu’ailleurs.

 

On a bien compris que toutes ces fausses affirmations n’avaient de but que de convaincre les élus de la justesse de cette augmentation.

Visiblement, ça a marché.

Il est bien triste de voir des élus, dont certains se disent encore de « gauche », avec si peu de sens critique, votant les yeux fermés une forte hausse des tarifs des transports collectifs.

Il est vrai que dans ces élus, peu circulent en TUB.

Lorsque l’on avait augmenté les tarifs en 2012, devant ma forte réticence, on m’avait promis qu’il n’y aurait pas d’autres augmentations d’un moment.

Les temps ont changé. Il est vrai que dans les élus décideurs de maintenant, certains ne cachent pas leur soutien à la demande pressante des industriels locaux d’augmenter les tarifs du TUB et il y en a même qui ont voté contre le Versement Transport, taxe destinée à financer les transports collectifs dans toutes les collectivités qui ont mis en place ce service.

 

L’article de La Dépêche du Midi : Transports en commun : la hausse des tarifs validée

 

Ci-dessous, l’article de Centre-Presse (Cliquez dessus pour agrandir l’image)

Les tarifs du TUB font débat au sein du conseil communautaire.jpg