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Une aide municipale toujours pas claire pour les voitures électriques
2 août 2015 – 8 h 28 min | Pas de commentaire

Le dossier de bornes de recharge pour les véhicules électriques est revenu jeudi soir à l’ordre du jour du conseil municipal sous la forme du transfert de l’exercice de la compétence infrastructures de charge pour véhicules électriques hybrides rechargeables au SIEDA

 

Je ne vais pas redire tout le mal que je pense de ce projet national relayé ici par le SIEDA, projet qui est avant tout dogmatique : il s’agit de sauver la dangereuse et onéreuse filière nucléaire française avec l’argent des contribuables.

Comme je l’avais dit lors du conseil municipal du 25 septembre dernier, non, la voiture électrique ne sauvera pas la planète.

 

bus gnv-iveco.jpgLa directive de la commission européenne que cite le dossier du SIEDA veut favoriser TOUS les carburants de substitution au pétrole. Or, la France ne se consacre pratiquement qu’aux véhicules électriques alors qu’il ne s’est vendu dans le monde en 2012 que seulement 18 000 véhicules électriques contre par exemple 56 000 véhicules fonctionnant au GNV cité aussi comme carburant de substitution dans cette directive. 17 millions de véhicules roulent au GNV dans le monde.

Photo au dessus : bus GNV Iveco présenté aux Journées AGIR à Périgueux les 24 et 25 juin dernier – Photo jlc, ©creative commons

Il faut savoir que le GNV est beaucoup plus propre que l’essence (-23% de CO2, -52% de NOx, aucun rejets de particules…). Le GNV constitue donc réellement une alternative crédible pour baisser nos rejets de GES et moins polluer nos villes. Pas en France puisqu’il n’y a que 40 points de distribution de ce carburant chez nous contre plus d’un millier en Italie par exemple.

De plus, le prix des véhicules GNV avoisinent le prix des véhicules diésel. Il serait donc beaucoup plus efficace pour diminuer les impacts de nos déplacements sur l’environnement et le climat, d’aider par exemple au remplacement des vieux véhicules diesels qui polluent le plus, par des véhicules au GNV, plutôt que de donner des fortes subventions à des véhicules électriques très chers, réservés principalement à des personnes aisées, qui s’en servent comme deuxième ou troisième véhicule du foyer. Comme il serait plus efficace de soutenir l’installation de points de distribution du GNV plutôt que des bornes de recharge pour les véhicules électriques. Surtout sur nos territoires ruraux.

 

Le dossier du SIEDA reste encore très incomplet.

zoe-electrique.jpgPour argumenter en faveur du véhicule électrique, le SIEDA fait le constat que la voiture est le moyen de transport le plus utilisé par les navetteurs en Aveyron. Certes c’est sûrement vrai, mais c’est surtout parce que rien n’est fait pour qu’il en soit autrement. Les transports départementaux, malgré une évolution récente, sont encore réduits au strict minimum en Aveyron comparativement à d’autres départements ruraux.

Sur notre territoire intercommunal, on a préféré augmenter les tarifs du TUB plutôt que de procéder à l’amélioration de l’offre de service qui aurait permis de diminuer les déplacements en voiture.

Pour les déplacements courts, le SIEDA note que 55% se font encore en voiture. Il suffirait juste de créer des aménagements cyclables et piétonniers sécurisés pour que cette part baisse fortement comme elle baisse partout ailleurs où ces aménagements ont été créés. 

Concernant les coûts de fonctionnement par borne de recharge, je note que la commune supportera l’abonnement et la consommation d’électricité qui est estimé à 550 euros par an.

Si nous avons les coûts estimés, nous n’avons toujours pas les recettes estimées et la répartition de cette recette. Ça me semble pourtant indispensable.

Ça rejoint d’ailleurs les questions qui étaient contenues dans le courrier envoyé à Monsieur le Maire le 28 novembre dernier :

       – A qui reviendrait la recette de paiement aux bornes de recharge via les cartes de paiement des usagers ?

o   Directement au fournisseur d’électricité ?

o   Reviendrait-elle en totalité aux communes, au SIEDA, aux deux et quelle serait alors la clé de répartition ?

       – Qui fixerait le prix du kilowatt/heure de vente de ce courant électrique vendu aux usagers de ces bornes ?

En effet, lorsqu’une commune rurale installe une pompe à essence sur son territoire, c’est cette commune qui fixe le prix de vente du litre de carburant en fonction du coût auquel elle achète ce carburant et de la marge qu’elle souhaite faire.

Je n’ai malheureusement pas eu de réponse à mon courrier.

Mais je n’ai pas non plus de réponses avec le document du SIEDA qui nous était fourni.

Je pose la question : comment décider d’un transfert de compétence dont on a approximativement les coûts de fonctionnement pour la commune sans savoir de l’autre côté à qui appartiendront les recettes et qui fixera le montant de ce service pour l’usager ?

A moins que ces bornes de recharge soient mises gratuitement à la disposition des utilisateurs de voitures électriques… Ce qui serait pour le moins injuste et honteux !

 

Je n’ai pas eu plus de réponses à me questions jeudi soir par Monsieur le Maire et j’ai donc voté contre de transfert.

 

Photos : jlc, ©creative commons

Les déplacements à pied et à vélo en ville enfin facilités par l’Etat
24 juillet 2015 – 9 h 08 min | Pas de commentaire

DOUBLE SENS CYCLABLE - TOULOUSE - RUE D'AUSTERLITZ.jpgLe décret relatif au plan d’actions pour les mobilités actives et au stationnement est sorti au Journal Officiel du 4 juillet 2015.

Ce décret vise à sécuriser et à développer la pratique de la marche et du vélo. Il améliore le respect des cheminements piétons et des espaces dédiés aux cyclistes en aggravant notamment les sanctions en cas d’occupation par des véhicules motorisés.

Désormais, un automobiliste qui se gare ou s’arrête sur une bande cyclable, une piste cyclable, un passage pour piéton ou un trottoir pourra encourir un amende identique à celle pour un stationnement sur une place réservée aux personnes handicapées : 135 €.

Très important, ce décret généralise les doubles sens cyclables aux aires piétonnes et à l’ensemble des voies où la vitesse maximale autorisée est inférieure ou égale à 30 km/h et le permet même aux voies limitées à 50 km/h.

 

Il reste maintenant à voir ce décret appliqué localement.

Les doubles sens cyclable ne concernaient jusqu’à présent que les zones 30. Ils concernent maintenant toutes les voies où la vitesse autorisée est inférieure ou égale à 30 km/h. Cela concerne donc quelques voies à Decazeville, notamment le tronçon de la rue Cayrade rénové. Lors des réunions concernant la rénovation de la rue Cayrade et lors des travaux, j’avais demandé à maintes reprises que l’on prenne en compte la circulation des cyclistes, notamment avec la création d’un double sens cyclable rue Cayrade. Ce n’était visiblement pas la préoccupation de l’ancien maire, et la nouvelle municipalité n’a visiblement pas mis la priorité sur les mobilités actives. C’est le moins que l’on puisse dire.

Mais à partir du 1er janvier 2016 le double sens cyclable sera généralisé. A moins que la municipalité prenne exceptionnellement un arrêté de police de circulation justifiant la décision de ne pas généraliser cette décision.

Mais mettre un frein à l’usage du vélo ne me semble pas être d’en l’air du temps. A l’heure du réchauffement climatique et des pics de pollution, y compris chez nous, ce serait un mauvais signal aux yeux de la population locale et un pied de nez au Plan Local d’Urbanisme dont l’enquête publique s’est achevée le 22 mai dernier. En effet, le PLU recommande à maintes reprises le développement des modes alternatifs à la voiture notamment par les mobilités douces, et même de « programmer une semi-piétonisation du centre-ville ».

J’avais récemment évoqué la problématique de la mobilité à Decazeville.

La création d’une « zone de rencontre » sur le tronçon déjà limité à 20 km/h serait sûrement la meilleure solution.

Je reste bien sûr à la disposition de la municipalité pour voir quels aménagements mettre en place pour faciliter les doubles sens cyclables et les modes actifs en général à Decazeville.

Photo : double sens cyclable rue étroite – jlc ©creative commons

Avec la canicule, la qualité de l’air est médiocre sur le Bassin
5 juillet 2015 – 15 h 03 min | Pas de commentaire

qualité de l'air.jpgL’air que nous respirons durant cet épisode de canicule sur le Bassin de Decazeville est pour le moins médiocre. C’est en tout cas dans cette catégorie que l’ORAMIP le juge. Dans une échelle de 1 (très bon) à 10 (très mauvais), il est situé à 6.

Les fortes températures génèrent des formations d’ozone sur toute la région où la circulation routière ne faiblit pas en ce début juillet. L’action conjointe des émissions polluantes et des conditions météorologiques anticycloniques avec des températures élevées favorise la formation d’ozone sur l’ensemble de la région, précise l’ORAMIP. Et le Bassin n’est pas exempté.

Les conséquences sanitaires de ce mauvais état de l’air sont importantes. Elles vont d’une fonction pulmonaire déficiente jusqu’à la mortalité prématurée de plus de 42 000 personnes par an en France.

 

fontvergne-brouillard.jpgC’est l’occasion de rappeler que l’action de chacun est importante pour éviter que la qualité de l’air n’empire.

Les feux de jardin, comme j’en ai vu ce matin à Decazeville,  contribuent fortement à détériorer la qualité de l’air. Ils sont de plus strictement interdits. J’y avais consacré un article dans le bulletin municipal de 2012.

“Les déchets verts (tonte de pelouse, taille de haies et d’arbustes, résidus d’élagage…) sont aujourd’hui assimilés à des déchets ménagers, dont le brûlage à l’air libre est interdit par l’article 84 du Règlement Sanitaire Départemental. Cette interdiction s’applique aux particuliers et aux professionnels de l’entretien des espaces verts (paysagistes, collectivités…).

Contrairement à une idée reçue, l’impact environnemental et sanitaire des feux de jardin, particulièrement dans les zones habitées, est loin d’être anodin.

Brûler des végétaux à l’air libre peut d’abord provoquer des incendies.

Mais d’autres risques existent. Outre l’importante gêne pour le voisinage due au dégagement de fumées, la combustion de végétaux génère des polluants tels que des particules fines et autres produits toxiques ou cancérigènes qui sont dangereux pour notre santé.

Ces brûlages contribuent également à détériorer fortement la qualité de l’air et participent au réchauffement climatique.

Il faut donc composter les déchets verts sur place ou bien les porter à la déchetterie de votre commune. Si c’est une entreprise qui entretient vos espaces verts, il est impératif que vous lui demandiez de faire de même lors de l’établissement du devis.“

Centrale photovoltaïque à Decazeville et Aubin
30 juin 2015 – 11 h 51 min | Pas de commentaire

photovoltaïque-cahors.jpgL’enquête publique en vue de l’exploitation d’une centrale photovoltaïque au sol d’une puissance de 12 MWc aux lieux dits de la « Bouyssonie » et du « Montet » sur les communes d’Aubin et de Decazeville est actuellement en cours. Elle se termine le 9 juillet à 17h00.

J’ai rencontré le commissaire enquêteur, M. Lefebvre, samedi matin afin de lui faire part de mes observations :

Je suis bien sûr favorable à l’installation de cette centrale solaire photovoltaïque sur des anciens sols industriels.

Je tiens toutefois à apporter deux nuances importantes à mes yeux concernant cette installation sur un des huit emplacements et sur le financement global.

 

Installation d’une centrale photovoltaïque au sol sur le plateau de Cérons à Aubin :

L’installation de la centrale photovoltaïque sur le plateau de Cérons n’était pas du tout prévue dans le projet initial. En effet cet ancien plateau minier était dévolu à accueillir des entreprises éventuelles dans un futur plus ou moins proche. La communauté de communes ne disposant pas de grandes surfaces de terrains, il me semble important de garder cette opportunité plutôt que d’artificialiser de belles terres agricoles. C’est d’ailleurs une recommandation de l’Etat pour la création des divers documents d’urbanisme et de programmation.

D’autre part, une étude commandée par la Communauté de communes du Bassin Decazeville-Aubin en 2014 envisageait également la création d’un pôle dédié au vélo sur ce plateau.

Le choix d’installer une centrale photovoltaïque sur le plateau de Cérons est arrivé tardivement à la demande de VALECO lors d’un comité de pilotage le 20 janvier 2013.

Il me semble primordial de ne pas hypothéquer l’avenir de ce plateau et y laisser plutôt la possibilité d’accueillir en priorité des entreprises créatrices d’emplois, et en complémentarité un pôle de loisirs dédié au vélo dans le futur.

cerons.jpgLa solution résiderait dans un bail de location précaire avec VALECO concernant l’installation de la centrale photovoltaïque sur la zone de Cérons. La Communauté de communes garderait la maîtrise de ce terrain pour installer d’éventuelles entreprises et VALECO pourrait utiliser ces sols dans l’immédiat.

Ce bail pourrait prévoir un préavis de six mois à VALECO pour quitter et réhabiliter ce site.

Ce plateau devait de plus abriter le poste de livraison. Il faudra donc veiller à ce que le lieu d’installation de ce poste de livraison ne gène en aucun cas l’installation future d’éventuelles entreprises sur cette zone.

 

Financement de ce projet :

A plusieurs reprises lors des comités de pilotage, le financement partiel de ce projet à travers un financement participatif de particuliers et de collectivités a été évoqué.

Ce financement participatif partiel aurait le mérite d’impliquer les citoyens du Bassin et au delà ainsi que les collectivités locales dans ce projet. Il avait été évoqué l’éventualité de la création d’une SCIC (Société Coopérative d’Intérêt Collectif) pour porter ce projet.

De nombreux projets d’installation de parc photovoltaïques ou éoliens privilégient ce mode de financement en totalité ou partiellement.

Cette possibilité n’est semble-t-il plus à l’ordre du jour dans le projet mis en enquête publique.

Il serait à mon avis souhaitable de remettre ce financement participatif d’actualité. Ce projet se veut pédagogique. Quoi de mieux que d’impliquer financièrement les habitants et les collectivités pour les intéresser sur le sujet des énergies renouvelables.

Pour favoriser ce financement participatif, il faut bien sûr une animation et un accompagnement professionnel par une association ou une entreprise spécialisée.

Voila les observations que j’ai apporté au commissaire enquêteur concernant ce projet.

Je rajoute que la création d’une SEM Energies locale incluant des particuliers, des collectivités, des associations, des entreprises du secteur de l’économie sociale et solidaire… aurait sûrement permis de piloter quelques projets de production d’énergies sur notre territoire plutôt que de les laisser à des entreprises privées. Je pense bien sûr à ce parc photovoltaïque, mais aussi à la chaufferie bois et au réseau de chaleur de Decazeville.

Une cogénération gaz à la chaufferie bois
24 juin 2015 – 5 h 45 min | Pas de commentaire

CHAUFFERIE DECAZEVILLE.jpgNous devions voter hier soir en conseil municipal sur l’Autorisation d’Occupation Temporaire (AOT) donné à la société SETHELEC, filiale de GDF SUEZ COFELY pour l’exploitation d’une centrale de cogénération à la chaufferie bois de Decazeville moyennant un loyer annuel de 22 000 euros sur 14 ans sauf la première année d’installation et la dernière année de désinstallation où ce loyer ne serait que de 500 euros.

Vous avez ci-dessous mon intervention :

J’avais souhaité avoir des éclaircissements sur certains points tant techniques, que financiers concernant ce dossier. M. Lauzu m’en a donné quelques uns et je le remercie, mais il y reste tout de même beaucoup d’inconnues et d’interrogations sur ce projet.

Nous aurions vraisemblablement eu quelques réponses de plus à nos questions si nous avions été invité à la réunion du 21 avril 2015 où l’entreprise avait présenté ce projet aux conseillers municipaux. Visiblement, vous n’avez pas jugé souhaitable de nous inviter, ni d’inviter au moins les membres de la commission des travaux. 

Mes remarques sont de plusieurs ordres :

1 – Je trouve déjà pour le moins surprenant que la chaufferie bois tout juste terminée et mise en service, on nous propose de rajouter une unité de cogénération.

Pourquoi ne pas l’avoir inclus dès le départ ? Cofely, qui je n’en doute pas, avait déjà l’idée de cette cogénération dès le départ, aurait pu présenter une variante dans ce sens lors de l’appel d’offre.

2 – Manque de données techniques et financières qui auraient permis une véritable analyse de la pertinence de ce projet :

Si M. Lauzu m’a donné certaines réponses notamment concernant le type de cogénération (moteur gaz) et mode de revente de l’électricité à EDF (MDSEmise à disposition du système électrique), il manque beaucoup de données pour réellement prendre une décision dans ce dossier.

Je pense pourtant que Cofely a du réaliser une étude pour juger de la pertinence de cette installation. Et on peut être étonné de ne pas avoir ces informations.

       Quelle serait la puissance de l’installation de cogénération ? Rien !

       Quelle est l’estimation de production d’électricité par cogénération ? Rien !

3 – La production de chaleur à partir de la cogénération gaz viendra en concurrence de la production de bois.

       Quelle est l’estimation de production de chaleur par cogénération ?

       Quoi qu’il en soit, la production de chaleur par cogénération va grignoter la chaleur produite à partir du bois

       Certes, le contrat de concession permet cette baisse de la production de chaleur par le bois (pas moins de 60%)

       Gaz : énergie fossile, fortement productrice de CO2, de plus importée, pas une énergie renouvelable comme le bois.

       La cogénération va donc fortement baisser le bilan environnemental de la chaufferie (production de CO2 beaucoup plus importante)

 

4 – La cogénération aura-t-elle une incidence sur le coût de la chaleur fournie aux usagers, notamment les nombreux logements du parc OPH desservi par le réseau de chaleur ? :

       La chaleur produite par SETHELEC à partir de la cogénération serait vendue à Cofely pour alimenter le réseau de chaleur de Decazeville ? A quel prix ?

       Le gaz est une énergie importée qui subit des variations importantes, souvent à la hausse, dues à des facteurs énergétiques et géopolitiques alors que le prix du bois est lui beaucoup plus stable car c’est un combustible plus ou moins local.

       Quelles garanties avez-vous de Cofely concernant le prix de la chaleur vendue aux abonnés ?

 

5 – Cette convention avec SETHELEC a-t-elle fait l’objet d’une analyse ou de conseils par un bureau d’étude spécialisé ?

 

6 – Il y aura vraisemblablement des modifications sur le bâtiment de la chaufferie :

       Modification sur l’avant du bâtiment (agrandissement du bâtiment et création d’une grande porte afin de rentrer le groupe de cogénération.

       Cela a-t-il été étudié par les services de la mairie, notamment l’impact sur la voirie ?

 

7 – Dommages et nuisances extérieures :

MOTEUR GAZ JENBACHER - HAUTEVILLE-LOMPNES.jpgPour avoir visité des installations similaires, les moteurs gaz de cogénération font énormément de bruit (et produisent des vibrations)

Il y a des maisons situées en contrebas de la chaufferie, mais aussi le collège au dessus.

Certains riverains se plaignent déjà des bruits extérieurs, notamment de grincements produits vraisemblablement par le transporteur de bois.

Une isolation phonique du bâtiment abritant la cogénération est-elle prévue ?

 

Nous devons prendre toutes le garanties sur ce problème, notamment contractuellement.

L’article 6 de la convention traite de la responsabilité et des assurances de l’exploitant.

Mais il ne traite que des dommages et nuisances à l’intérieur du bâtiment, pas à l’extérieur.

Je pense qu’il faut responsabiliser l’exploitant sur les dommages et nuisances à l’extérieur du bâtiment en rajoutant un article à la convention qui traiterait de ce problème, notamment les problèmes de bruit.

 

8 – Pourquoi la cogénération gaz ?

La Cogénération est une technique maintenant ancienne, en tout cas pas novatrice, surtout les cogénérations à moteurs. Et elle demeure très polluante par rapport à d’autres modes de production d’énergie.

 

Vous aviez évoqué lors du dernier Salon Eco-Energies votre souhait de soutenir une filière hydrogène avec l’AFHYPAC. Cette filière figure bien dans le Contrat particulier Etat-Bassin 2014-2016 avec le développement d’un cluster Hydrogène.

Pourquoi ne pas regarder dans ce sens avec Cofely.

  

CHAUFFERIE DECAZEVILLE2.jpgNous manquons donc d’informations objectives sur ce dossier et il ne nous semble pas de plus aller vers un progrès environnemental et encore moins technologique. Quand au volet financier il est carrément inexistant. Comment a été établi le montant du loyer ? Il serait indispensable d’avoir un budget prévisionnel de l’exploitation de cette cogénération.  Nous ne sommes pas demandeurs de la cogénération. Nous pouvons négocier le prix du loyer à la hausse.

 

Notre groupe votera donc contre.

Photos : jlc © Créative Commons – Cliquez sur les photos pour les agrandir.

Fallait-il des boues à Fontvergnes ?
13 juin 2015 – 7 h 55 min | Pas de commentaire

fontvergnes -120615.jpgC’est en sortant d’une réunion tenue dans les locaux de la communauté de communes que j’ai aperçu hier un camion déversant son chargement vers le giratoire de Fontvergnes. Je me suis bien sûr approché. Les terres déversées n’étaient pas sans me rappeler les boues qui avaient été épandues il y a quelques mois dans la plaine de Livinhac et qui avaient suscité pour le moins une petite levée de bouclier (voir l’article ci-contre – cliquez dessus pour agrandir).La surprenante destination des boues de la Sopave à Livinhac -250114.jpg

Ces mêmes boues avaient également suscité des inquiétudes du côté de Montbazens dans l’hiver 2010-2011.

Elles proviennent de l’usine Sopave à Viviez, spécialisée dans le recyclage de matière plastique. Elles sont principalement issues du lavage de plastiques agricoles. Elles font bien sûr l’objet d’analyses régulières.

Alors certes, nous ne sommes pas ici sur des terres agricoles. Il s’agit je pense d’aménager un espace vert sur ces terrains laissés libres après la démolition de maisons délabrées. Rien donc à redire sur le projet en lui-même.

boues sopave fontvergnes -120615.jpgConcernant les boues, si l’on peut tout de même craindre la présence de microparticules de plastiques invisibles à l’œil nu, on espère que les produits phytosanitaires ou autres ont disparu dans le processus de lavage. Et je n’ai aucune raison de ne pas croire les assurances données par les services de la Sopave.

Sopave mise sur la transparence.jpgMais soyons clairs, j’aurais préféré de la terre végétale ne venant pas de recyclage agricole. Alors que l’on a dépensé des millions à dépolluer les sols à quelques dizaines de mètres sur la Zone du Centre, je trouve dommage que l’on vienne déposer des terres issues d’un processus industriel ici. 

Ce que l’on peut aussi regretter, c’est le manque de transparence de la mairie de Decazeville. Si en commission des Travaux la semaine passée, il a bien été évoqué la possibilité d’aller chercher de la terre végétale à Rignac pour les aménagements paysagers de la plateforme du Sailhenc, en aucun cas nous avons été informé sur le dépôt de ces boues (ou terres hyperhydratées comme préfère les appeler la Sopave) à Fontvergnes. A quoi servent donc les commissions ?

Tout comme les riverains n’ont semble-t-il pas été informés. Une réunion  pour informer les habitants de Fontvergnes sur les projets prévus sur leur quartier aurait peut-être été souhaitable. Il n’y a pas que le centre-ville à Decazeville.

On aurait par exemple pu évoquer le raté du giratoire où l’on aurait peut-être dû y connecter directement la route de Lacaze. Il n’est pas encore trop tard. Tout comme la route de Lacaze, permettant d’accéder au chevalement et au site de La Découverte de plus en plus fréquentée par les visiteurs et touristes, mériterait un élargissement.

fleurissement giratoire fontvergnes.jpgEnfin, pour terminer sur une note positive, on apprécie le fleurissement de ce giratoire réalisé par la communauté de commune avec des plantes qui ne nécessitent pas d’arrosage.

Photos : jlc (Créative Commons) et articles de Centre-Presse et Midi-Libre. Cliquez dessus pour les agrandir.

La culture et l’animation dans le rouge à Decazeville
29 mai 2015 – 9 h 59 min | Pas de commentaire

LA LYRE - BOLÉRO 3 - copie.jpgNous avons profité hier soir lors du conseil municipal d’un point traitant sur quelques subventions à des associations culturelles pour rappeler notre inquiétude concernant la politique culturelle et d’animation de notre ville.

Le dernier conseil municipal avait voté sans notre voix la baisse générale des subventions de 15% en moyenne. Ça a encore été le cas hier soir pour les subventions à La Lyre (6 000 € au lieu de 7 500 €) et la Batterie fanfare Avenir decazevillois (600 € au lieu de 750 €), même si une petite subvention aux Mariposas de 150 € a été décidée alors qu’il n’y en avait pas.

Pour le groupe minoritaire, j’ai donc attiré l’attention sur cette baisse des subventions et ses conséquences pour l’animation de notre ville, sur le découragement et l’usure des bénévoles et sur l’économie locale en terme d’emplois et d’effets sur le commerce local.

fip.jpgNous allons d’abord passer un triste été sur le Bassin et le tourisme va vraisemblablement s’en ressentir. Il n’y aura donc pas de festival de feu d’artifice en juillet et la municipalité n’a pas jugé utile d’organiser une manifestation de remplacement. C’est fort regrettable.

Il se murmure également qu’une grande manifestation populaire du début de l’été serait aussi éventuellement annulée.

Le premier Adjoint, Alain Alonso, a confirmé hier soir la suppression du marché nocturne qui drainait pourtant les précédentes années beaucoup de monde et qui était un moment populaire privilégié pour échanger, manger ensemble, danser…

Nous n’avons toujours pas de nouvelle de la fête locale du mois de septembre.

carnaval2014.jpgNous avons déjà eu droit à la suppression du carnaval remplacé par une animation des plus banales et on a appris que le forum des associations établi depuis longtemps tous les deux ans, devrait être organisé tous les trois ans (2016 et comme par hasard 2019, année avant les élections municipales).

La réduction du budget municipal à la culture ajouté à la réduction du personnel au service culturel est aussi grandement responsable de ce déclin culturel. Le poste de régisseur à la salle Yves Roques qui concourrait au bon entretien de cette salle ainsi qu’à la pleine satisfaction des organisateurs de spectacles et des usagers a également été supprimé. Pas sûr que l’on fasse réellement des économies.

jeanne-cherhal-yves-estival.jpgNous avons dénoncé la baisse des subventions pour A Ciel Ouvert chargé entre autre de la programmation culturelle de notre ville. Cette programmation, notamment vers les établissements scolaires et les enfants, va terriblement en souffrir.

Mais la culture, c’est pourtant aussi de l’économie, des emplois locaux, des animations qui font travailler les commerces locaux et qui concourent à la renommée de notre ville.

Nous avons terminé en disant que nous étions bien sûr conscients des difficultés financières rencontrées actuellement par toutes les communes, mais qu’il s’agissait avant tout de choix politiques. Ce qu’a convenu Alain Alonso.

mescladis.jpgPour nous, la culture et les associations ne doivent pas être sacrifiées. S’il faut bien sûr maîtriser ce budget et mettre les aides en adéquation avec les projets proposés, il ne faut surtout pas décourager les bénévoles des associations et au contraire les aider techniquement et financièrement du mieux possible. Des économies peuvent être trouvées dans d’autres postes budgétaires. Il en va de l’avenir économique et culturel de notre ville et du lien social que nous devons à tout prix maintenir.

Photos : jlc (© créative commons), sauf Jeanne Cherhal de Yves Estival

Mobilités : où en est Decazeville ?
10 mai 2015 – 10 h 24 min | Pas de commentaire

La France a lancé il y a un peu plus d’un an son Plan d’Actions pour les Mobilités Actives (PAMA) pour mettre au cœur de la mobilité les déplacements à pied et le vélo. 

Les “modes actifs“ de déplacements, que l’on appelait encore il y a peu “modes doux“ font l’objet de multiples citations dans le PLU (Plan Local d’Urbanisme) de Decazeville qui est actuellement en enquête publique.

Il est noté à de multiples reprises, tant dans la présentation de ce PLU que dans le PADD (Projet d’Aménagement et de Développement Durable) joint au dossier, que les mobilités douces doivent connaître un fort essor, que l’on doit sécuriser les axes structurants pour les piétons, que l’on doit favoriser les modes de déplacement alternatifs à la voiture comme les mobilités douces ou les transports en commun et même programmer une semi-piétonisation du centre-ville.

Il va s’en dire que j’approuve ces orientations.

Ça fait même plus de dix que je les réclame. La rubrique “ Transports et mobilité “ de ce blog est là pour le prouver.

Le Plan Global de Déplacements initié par la Communauté de Communes du Bassin Decazeville-Aubin en 2006 après la création de notre Agenda 21 avait déjà tracé les grandes lignes d’une mobilité durable sur le Bassin : transports collectifs et promotion d’une alternative à la voiture par la marche et le vélo.

 

Les transports collectifs :

tub-decouverte-221112.jpgC’est en février 2008 que notre service de transports collectifs, le TUB, a vu le jour. Il a depuis évolué, mais fort d’une expérience de maintenant huit ans, il gagnerait à franchir une nouvelle étape pour être vraiment efficace et représenter une véritable alternative à la voiture comme il est conseillé dans les divers documents d’urbanisme et de mobilité locaux et nationaux.

TUB - Cercles 300 m.jpgLa couverture de la population par le TUB est importante puisque plus de 70% des habitations sont à moins de 300 m à vol d’oiseau  d’un arrêt du TUB à Decazeville (voir carte)

Je l’ai déjà dit, l’étape suivante est le cadencement sur un axe Viviez – Decazeville – Firmi en n’oubliant pas le nord de Decazeville où habitent plus de 15% de la population du Bassin et où sont les établissements scolaires et de santé. Le cadencement, c’est un bus toutes les vingt minutes par exemple. C’est tout à fait réalisable avec un bus qui ferait ce trajet aller–retour en continu (qu’une partie du trajet à certains horaires) en complément des deux bus existant.

Pourquoi pas avec un bus plus petit que les actuels bus, ce qui permettrait alors d’envisager éventuellement un passage rue Cayrade.

Le PLU actuellement en enquête publique recommande aussi plus de fréquences et d’arrêts à la gare de Viviez.

La mise en place des nouvelles technologies numériques doit également aider les usagers de notre service de transports collectifs et scolaires, que ce soit dans la billettique si l’on veut continuer à faire payer ce service (titre unique, points de vente et de recharge automatiques, lecteurs sans contact, application smartphones…), et dans une application smartphone pour la géolocalisation des bus et des temps d’attente.

 

Le vélo

Il s’est vendu en 2014 en France près de 3 millions de vélos neufs dont 77 500 vélos à assistance électrique. Dans le même temps, il ne s’est vendu que 1,795 millions voitures. Et on continue encore à penser l’aménagement de nos villes que pour la voiture.

bourse velo occase -dkz-0910.pngLe marché du cycle d’occasion est aussi florissant. Il n’y a qu’à voir les vide-greniers locaux ou les bourses aux vélos d’occasion pour s’en convaincre. Malgré le manque de magasin spécialisé, le marché local du vélo semble dynamique et c’est environ 8 vélos à assistance électrique que la Communauté de communes aide au financement chaque année, mais d’autres doivent être achetés sans subventions. Les Vélos à assistance électrique représentent 2,60 % du marché des ventes de cycles en France. Par extrapolation, on peut considérer qu’il s’est vendu environ 300 vélos neuf sur le Bassin en 2014.

Mais où sont-ils me demande-t-on ? Et bien les plus courageux essaient tant bien que mal de se déplacer à vélo sur le Bassin. Et on en voit heureusement de plus en plus. Mais disons-le très fort, tant qu’il n’y aura pas de vrais aménagements pour pouvoir circuler à vélo en toute sécurité, les habitants du Bassin continueront malheureusement à prendre leur voiture pour leurs déplacements quotidiens … enfin ceux qui en ont une.

 

 

stationnement vélo - rue cayrade.jpgEt que dire des aires de stationnement pour les vélos ! Elles sont pratiquement inexistantes. Même pas d’arceaux à vélos sur le tronçon de la rue Cayrade nouvellement rénové ! Pourtant, toutes les études le démontrent, même si ce n’est pas ressenti ainsi par les commerçants et les élus, les cyclistes et les piétons sont des clients des commerces de centre-ville fidèles qui dépensent autant sinon plus que les clients en voiture. D’ailleurs, les associations de commerçant l’ont compris et organisent souvent des animations pour attirer et fidéliser des clients avec comme lots à gagner, des vélos.

 

schéma cyclable -0910.jpgLe Schéma modes doux de la Communauté » de communes a été présenté en 2010 (voir carte ci-contre).

Où en sont les aménagements à Decazeville ? Pas folichon ! Bien triste même !

Aménagements cyclables Decazeville - 2014.jpgLa carte ci-contre montre l’état actuel du schéma. J’ai juste pu faire accepter deux petits tronçons de double-sens cyclable sur l’avenue Camille-Douls et aux Bonnières. Quelques nouveaux tronçons de voirie sont en zone 30, mais ce ne sont pas réellement des aménagements cyclables. Loin donc du schéma de 2010 et cela risque d’être encore pire avec les projets de circulation qui font totalement l’impasse sur la circulation des cyclistes. Il faudra que l’on m’explique comment on veut faire de Decazeville une ville moderne, jeune et dynamique sans des aménagements pour les jeunes et les mobilités de demain.

piste cyclable - trottoir en face gendarmerie.JPGLa voie cyclable et piétonne longeant la RD est dans un piètre état et les obstacles pour une circulation cyclable confortable restent encore nombreux

voie cyclable -zone du centre.jpgQuant au nouvel aménagement pour les modes actifs traversant la zone du Centre, il semble que l’on ait pas du tout pensé au vélo en mettant une marche de vingt centimètres à son entrée côté Fontvergne.

De plus, une vraie “zone 30“ en centre-ville serait plus efficace que les tronçons à 30 km/h actuels. Cela éviterait de plus la multiplication de panneaux routiers et légitimerait les double-sens cyclables. C’était d’ailleurs la préconisation du Plan Global de Déplacements.

zone de rencontre - panneau information Possy.JPGEt bien sûr, la création d’“une zone de rencontre“ sur le tronçon réaménagé de la rue Cayrade déjà limité à 20 km/h.

On peut se consoler en se disant que ce n’est pas mieux sur les autres communes du Bassin. On continue à refaire des rues sans jeter un coup d’œil sur le schéma des modes doux que toutes les communes ont voté. Les aménagements cyclables contribuent pourtant à apaiser et pacifier la circulation en ville et à éviter ainsi des accidents.

 

Les piétons et les personnes à mobilité réduite (PMR) ?

S’ils sont un tout petit peu moins ignorés que les aménagements cyclables, les aménagements pour le déplacement en toute sécurité des piétons et des PMR laissent réellement à désirer. Les continuités piétonnes sécurisées sont rares et l’accessibilité de la voirie, des bâtiments publics et des commerces pour les personnes à mobilité réduite avance trop doucement. J’avais évoqué dans une note précédente la gène pour les piétons et les PMR que représente les barrières sur les trottoirs du tronçon de la rue Cayrade nouvellement rénové. On peut regretter aussi que l’on ait pas réalisé l’accessibilité aux commerces en même temps que ces travaux.

La RD 840 représente une coupure entre le nord et le sud de notre ville. C’est un facteur contraignant en matière de mobilité piétonne. Il est de plus très dangereux de traverser cette voie aux trois giratoires urbains. Le passage sous la RD 840 par l’avenue du 19 mars 1962 est très étroit.

arc-en-ville.JPGLe passe-piéton (ou arc-en-ville) remédiait en partie à ce problème. Mais il ne fonctionne plus. Selon un devis datant maintenant de quatre ans, sa transformation en passerelle piétonne revenait à environ 100 000 euros. Personnellement j’y serais favorable, notamment pour les enfants et les jeunes. Vu qu’il s’agit d’une route départementale, je trouverai normal que les travaux soient pris en charge par le conseil départemental.

avenue-laromiguiere.jpgL’incivisme des automobilistes reste un problème préoccupant et dangereux. Le stationnement sur les trottoirs ou les bandes piétonnes, voire cyclables comme sur l’avenue Camille Douls,  est récurent et encore très rarement verbalisé.

stationnement marché4.jpgLe vendredi matin, jour du marché place Decazes, c’est à celui qui tentera de se garer le plus près du marché alors que de nombreuses places sont disponibles à seulement 150 mètres. Les véhicules stationnent alors sur des emplacements souvent interdits et dangereux, mettant en insécurité de nombreux piétons, dont des personnes âgées et des PMR.

Des petits aménagements et une réfection des revêtements pourraient déjà être mis en place, associés à une campagne de prévention, voire à une verbalisation pour les automobilistes récidivistes. C’est à réfléchir rapidement avant l’accident de trop. Il faudrait avoir ensuite une réflexion globale sur les aménagements futurs de la place Decazes.

 

Decazeville à pied

decazeapied.jpgSur le modèle d’autres collectivités, je me suis amusé à faire une petite étude sur les temps de circulation à pied sur notre commune. C’est assez instructif et on peut voir que certains trajets demandent peu de temps, notamment si l’on habite proche du centre-ville et que l’on peut réaliser des économies financières importantes en circulant à pied. Posséder un véhicule revient par exemple à 6 000 euros par an pour une Clio 3 essence selon l’Automobile Club. Marcher à pied, c’est aussi bon pour la santé.

A quand un vrai plan de déplacement piéton à Decazeville comme l’ont réalisé des petites ou grandes communes avec des aménagements, trottoirs et voies piétonnes bien entretenues ?

 

Les voitures

Il ne s’agit bien sûr pas d’interdire les voitures en centre-ville, mais de permettre aux autres modes de mobilité de s’y développer en favorisant leur pratique en toute sécurité.

Les jeunes sont beaucoup moins intéressés par la voiture. Les 18-25 ans ne sont plus que 44% à posséder le permis de conduire, alors que le taux atteignait les 60% en 1983. En cause, le coût de possession d’une automobile, mais aussi l’essor des transports collectifs et le développement des modes actifs. Pratiques que les jeunes aiment bien, surtout en zones urbaines.

Plutôt que de songer à aider les jeunes Decazevillois à passer leur permis de conduire comme souhaite le faire l’actuelle municipalité encore rivée au tout “bagnole“ des années Pompidou, il serait peut-être plus judicieux de développer les services du TUB et de créer des aménagements cyclables. Et surtout de ne pas augmenter les tarifs du TUB comme ces élus l’ont malheureusement fait en janvier dernier.

Et l’autopartage ?

La mobilité durable, c’est aussi le partage de moyens de mobilité. Qu’on le veuille ou non, nous allons devoir aller d’une économie de possession à une économie de partage ou d’usage. Et c’est peut-être pas plus mal ! Quand on songe que notre voiture reste à plus de 95 % dans notre garage ou sur une place de stationnement, il serait peut-être temps de nous poser la question de savoir si nous avons tous besoin d’un véhicule en permanence et s’il ne serait pas plus intéressant d’avoir à disposition un véhicule lorsque nous en avons réellement besoin.

Cela suppose bien sûr d’avoir d’abord des transports collectifs efficaces et des aménagements cyclables sécurisés. Mais pourquoi pas dans quelques années un service d’autopartage intercommunal avec des points de retrait et de dépôt dans toutes les communes en complément de l’autopartage entre particuliers ? C’est aux collectivités de piloter ces programmes d’avenir et de les initier sur leurs territoires. Pourquoi pas une expérience sur le notre ?

 

La complémentarité de tous les modes de mobilité : l’intermodalité et la multimodalité

Il n’est donc pas question d’imposer quoi que ce soit à quelqu’un. Et pour en revenir à l’introduction de cette note et comme le recommandent nos documents d’urbanisme et plus largement pour protéger notre planète et notre santé, il faut favoriser les alternatives à la voiture, y compris sur le Bassin.

Favoriser donc l’usage des modes actifs (vélo et marche à pied), des transports collectifs, du covoiturage, de l’autopartage… et favoriser la complémentarité de tous les modes de mobilité.

C’est pour cela que j’avais entre-autre initié la subvention pour l’achat de vélos pliants qui n’a certes pas connu le succès escompté car peut-être pas assez expliquée. Le vélo pliant est accepté dans le TUB et les trains au même titre qu’une poucette pour enfant et il permet de se rendre à un arrêt de transport collectif ou de le quitter. Il se glisse de plus facilement dans un coffre de voiture lorsque l’on se rend dans une ville car il n’y a pas de vélos en libre-service partout.

 

Le rail

J’avais évoqué dans une note précédente la suppression de la navette matinale SNCF en bus de Viviez à Villefranche pour prendre ensuite le train pour Toulouse. Elle n’a malheureusement toujours pas été rétablie. Le problème du rail est très grave puisque nos principaux élus nationaux et régionaux préfèrent favoriser la construction onéreuse de LGV utilisés par une minorité de personnes (les plus aisées) plutôt que les trains du quotidien utilisés par tout le monde.

 

Mobilité et urbanisme

Si vous croisez les images (plus haut dans cette note) du schéma cyclable, de “Decazeville à pied“ et de la couverture du TUB, vous avez les zones où il est le plus intéressant et le plus économe d’habiter à Decazeville en matière de mobilité. Pas de surprises, c’est le centre ville. Il faut aussi voir les autres avantages (proches des commerces, des services, des espaces culturels et sportifs…) mais aussi les inconvénients (bruit, pollutions diverses) d’habiter le centre-ville.

On voit donc qu’un des challenges des prochaines années est de rendre notre centre-ville agréable et attractif en matière d’habitat et de cadre de vie. La maîtrise de l’habitat, notamment insalubre, est une des clés. Racheter à bas prix quelques vieux immeubles insalubres et les détruire si l’on ne peut pas les rénover correctement est une voie à suivre. Pour aussi faire des ilots de verdure et aérer ces rues enclavées afin de diminuer les effets du réchauffement climatique. C’est d’ailleurs une des recommandations du PLU qui est à l’enquête publique. Le programme AMI Centre-Bourg doit également être réfléchi dans ce sens.

zone de rencontre - panneau.pngRendre le centre-ville agréable et attractif, c’est aussi s’attaquer à la diminution du bruit en veillant au respect des vitesses à 20 et 30 km/h et en décourageant la circulation automobile de transit (ceux qui ne font que passer sans s’arrêter) dans les rues Cayrade et Gambetta, en créant par exemple une zone de rencontre sur le tronçon rénové de la rue Cayrade pour favoriser les piétons et les commerces. Faire respecter la zone bleue est aussi important.

Mais vouloir habiter en périphérie de la ville et vouloir garder de bonnes jambes et une bonne santé en marchant et en pédalant est aussi intéressant. A condition d’avoir les aménagements piétons et cyclables appropriés.

 

Decazeville et la COP 21

je sauve le climat - a pied, a velo, avec le tub.jpgPlus personne n’ignore que va se dérouler à Paris en décembre prochain la 21ème conférence de l’ONU sur le climat. Les collectivités locales ont bien sûr un rôle important à jouer pour éviter une catastrophe climatique à la fin de ce siècle.

D’après les chiffres de l’OREMIP, la consommation d’énergie due aux transports représentait en 2012 en Midi-Pyrénées 36% de la consommation totale d’énergie et 34% des rejets de gaz à effet de serre totaux. Depuis 2005, on assiste à un ralentissement des consommations de carburants dans la région, principalement du à la crise économique. La route représente malheureusement plus de 90% de la consommation énergétique du secteur des transports.

Les collectivités doivent donc prendre à bras le corps le volet mobilité de leurs concitoyens pour d’abord pour lutter contre le réchauffement climatique, mais aussi pour permettre aux habitants de retrouver un peu de respiration économique.

A Decazeville et sur le Bassin, il faut donc faire évoluer le TUB et engager un plan piéton et un plan vélo ambitieux avec des aménagements appropriés, certains nécessitant que peu de frais à engager, juste une volonté politique.

Créez vous aussi votre sticker “Je sauve le climat“ en cliquant ici

 

Photos : jlc, sauf panneaux routier et carte modes doux 2010- ©CCDA

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Après le premier tour
25 mars 2015 – 17 h 38 min | Pas de commentaire

Analyse des résultats aveyronnais sur les cantons où des candidats d’Aveyron Majorité Citoyenne étaient présents (Cliquez sur le tableau pour agrandir)

DÉPARTEMENTALES 2015 -1ER TOUR -AMC -TABLEAU.jpg

En Aveyron, l’analyse les résultats des 19 cantons sur les 23 où Aveyron Majorité Citoyenne (AMC) était présent appelle plusieurs remarques importantes.

D’abord, le constat d’une forte abstention associée à un nombre important de bulletins blancs et nuls, surtout dans les zones urbaines. Si l’on additionne les abstentionnistes et les bulletins blancs et nuls, on est à 45,61 % des inscrits.

Les candidats de la Majorité Départementale menée par Jean-Claude Luche, comprenant des membres de l’UMP, de l’UDI et des personnes de droite arrivent en tête avec 40,68 %. Il faut rajouter quelques divers droite à 3,80 %.

Les candidats d’Aveyron Majorité Citoyenne (Front de Gauche, Europe Écologie – Les Verts, gauche citoyenne…) arrivent en seconde position avec un peu plus de 15 %.

Les candidats de la gauche traditionnelle se partagent les voix entre Parti Socialiste (12,59 %), PRG (5,12 %), des alliances PS-PRG (5,71 %) et des divers gauche (4,58 %).

Le Front National est contenu en Aveyron sur ces 19 cantons avec un total de 12,45 %.

 

Résultats inquiétants sur Decazeville

Cantonales 2015 -Lot et Dourdou-Decazeville.jpgSur Decazeville, l’abstention additionnée aux bulletins blancs et nuls dépasse les 55 %. On est à 55,03 % et même à 68,80 % sur le bureau n° 2 de cette commune. Ce sont les habitants des cités du nord de Decazeville qui sont inscrits à ce bureau de vote. C’est de plus sur ce bureau qu’Aveyron Majorité Citoyenne (FDG et EELV) et le FN ont fait leurs meilleurs résultats sur Decazeville, respectivement 23,68 % et 24,74 %, plus que les trois autres candidats.

Il y a de quoi s’inquiéter quand les gens de ce quartier ne se déplacent même pas pour voter les représentants d’une collectivité chargée principalement de la solidarité. Ce sont donc sur ces quartiers que l’Etat et les collectivités locales doivent mettre des moyens énormes pour réconcilier les habitants à notre société.

 

Concernant les résultats d’EELV en France :

Sur les 1000 cantons où EELV présentait ou soutenait des candidat-es, 377 constituaient des candidatures autonomes soutenues par EELV. Dans ce cas de figure, le score moyen est de 9,7%.

450 constituaient des candidatures de rassemblement écologiste et citoyennes, en alliances avec au moins une composante du FdG. Dans ce cas de figure, le score moyen est de 13,6%

157 constituaient des candidatures en alliance avec le Parti socialiste. Dans ce cas de figure, le score moyen est de 27%.

15 constituaient des candidatures en alliance avec le PS et le PCF. Dans ce cas de figure, le score moyen est de 30,5%.

EELV aura des candidat-es titulaires présents au second tour dans 78 cantons.

Ces chiffres nous indiquent que les scores affichés par le ministère de l’Intérieur évaluant les résultats de EELV à 2% n’ont pas beaucoup de sens. Plus largement, comme EELV l’indique depuis des semaines, la nomenclature du ministère de l’Intérieur sur les nuances attribuées selon ses consignes aux candidatures constitue bien une manipulation et est une entrave à la lecture des sondages et des résultats.

 

Concernant notre résultat sur le canton Lot et Dourdou :

Je dois d’abord dire que j’ai eu beaucoup de plaisir à faire cette campagne. D’abord parce que nous formions une bonne équipe et que l’entente avec les candidats d’AMC du canton Enne et Alzou a été formidable. Je dois remercier particulièrement Céline Cabrol qui s’est complètement investie dans cette campagne et qui a été largement à la hauteur. Vu son jeune âge, il faudra compter sur elle à l’avenir !

C’était aussi localement une première pour le Front de Gauche et Europe Écologie – les Verts d’être ensemble dans ce genre d’élection (hors municipales).

Il est difficile de faire une campagne dynamique quand à longueur de flash infos, d’éditoriaux de journaux et de sondages manipulateurs, on nous dit depuis des semaines que l’abstention va être haute et que le score du FN sera important. Les gens finissent pas y croire un peu et effectivement certains ne vont pas voter ou ils votent pour le FN.

Nous avons eu peu de monde dans les réunions, mais aux dires de certains élus locaux, il en a été pratiquement de même pour les autres candidats.

Cantonales 2015 - Lot et Dourdou - 1er tour -canton.jpgCeci dit, le peu de voix que nous avons enregistré dans les communes rurales, notamment sur l’ancien canton de Conques pose des questions. Seulement 2,86 % des voix à Noailhac, 3,03 % à Sénergues, 5,75 % à Almont et 5,88 % à Saint-Félix-de-Lunel. C’est un peu meilleur à Saint-Cyprien (8,60 %), Saint-Santin (9,09 %), Saint-Parthem (9,90 %), Grand-Vabre (10,19 %) et à Flagnac (10,36 %).

Heureusement Conques (14,93 %), Viviez (17,18 %), Livinhac-le-Haut (17,22 %), Boisse-Penchot (20 %) et surtout Decazeville (18,51 %) avec 349 voix sur les 775 sauvent la situation.

Le vote Front de gauche et Europe Écologie – Les Verts est certes un vote avant tout urbain, mais nous aurions peut-être dû insister dans notre recherche de candidats issus des communes rurales et ayant une certaine notoriété, notamment sur l’ancien canton de Conques. A réfléchir bien en amont lors d’une prochaine élection…

 

Et maintenant :

départementales 2015 - panneaux affichage.jpgNous ne serons pas au second tour et nous avons fait paraître un communiqué.

Il reste donc deux listes de candidats sur le canton Lot et Dourdou.

Christian Tieulié, adoubé dès les résultats du premier tour connus par le sénateur – président du Conseil Général Jean-Claude Luche, portera donc les couleurs de la majorité départementale de droite. Il a déjà été vice-président du conseil général UMP sous la présidence de Jean Puech. Il ne sera donc pas dépaysé d’entrer dans le « système » Luche qui ressemble comme deux gouttes d’eau au « système » clientéliste et autoritaire Puech. Rien à attendre donc de ce candidat comme du président du conseil général d’ailleurs. On connaît le programme : priorité aux camions, à l’agriculture productiviste et polluante, à la poursuite des licenciements de personnel, à la stagnation ou à la baisse du budget dédié à la solidarité, au mépris de la protection de l’environnement…

Déjà huit super-cumulards sont élus dans cette majorité dont deux sénateurs et de nombreux maires.

L’inverse des valeurs que nous avons porté durant cette campagne.

L’autre liste a le soutient du PS et du PRG. Pas de quoi sauter de joie. J’ai vu de près ce qu’est un conseil général socialiste il y a peu de temps dans le Tarn à Sivens.

Mais il se trouve que je connais bien les candidats. Florence Bocquet est conseillère municipale à Decazeville et nous étions tous les deux adjoints dans la précédente municipalité. Je côtoie aussi Jean-Louis Denoit depuis 2001 à la Communauté de Communes du Bassin Decazeville-Aubin. Nous avons certes parfois des différences d’approche sur certains sujets qui me tiennent à cœur comme sur la mobilité des personnes ou la protection de l’environnement.

Mais ils font partie de ces personnes humanistes avec qui j’ai un dialogue franc et convivial.  Ca compte aussi. Ca devient si rare.

Ne pas voter ou voter blanc dimanche m’est insupportable. Je me sentirai totalement inutile. 

Pour ma part, et ça n’engage que moi, je voterai donc dimanche prochain pour Florence Bocquet et Jean-Louis Denoit. Sans rien attendre politiquement d’eux. Par amitié et juste pour qu’il n’y ait pas un conseiller départemental de droite de plus.

Élections départementales : magouilles du gouvernement
17 mars 2015 – 8 h 13 min | Pas de commentaire

Grille de nuances à notifier aux candidats.jpgEn Aveyron, les cantons Enne et Alzou et Lot et Dourdou ont donc fait l’objet d’un accord entre le Front de Gauche et Europe Écologie – Les Verts. Cet accord portant sur un programme et des candidats notait que le canton Enne et Alzou serait inscrit lors de l’inscription de candidature à la préfecture sous la nuance Front de Gauche (BC-FG) et le canton Lot et Dourdou sous la nuance Europe Écologie – Les Verts (BC-VEC). C’est ce qui a été fait. Rappelons que cette grille de nuance est fournie par la préfecture (voir ci-contre – cliquez dessus pour l’agrandir).

Quelle ne fut pas ma surprise d’apprendre par la marge, la presse en l’occurrence, que le binôme de Lot et Dourdou sur lequel je suis candidat était en fait intitulé Divers gauche (BC-DVG) par la préfecture. Grille de nuance - Courrier Préfecture -110315 - copie.jpgMalgré mes protestations écrites, la préfecture de l’Aveyron n’en démord pas et ne veut pas respecter la volonté des candidats d’être inscrit Europe Écologie – Les Verts (voir courrier ci-contre – cliquez dessus pour l’agrandir). Nous sommes donc inscrits sous la même nuance que d’autres candidats qui eux souhaitaient être inscrit sous cette nuance, afin de cacher leur véritable appartenance ou tout au moins le soutient du Parti Socialiste. Un comble pour nous !

Nous sommes bien sûr de nombreux candidats en France dans ce cas. Cela a des conséquences importantes : celle de sous estimer les candidatures écologistes. Car il s’agit bien d’une manœuvre de plus du gouvernement socialiste. Et cette manœuvre a et aura des conséquences importantes : d’abord dans les sondages qui paraissent un peu partout qui minorent fortement les scores des écologistes, mais aussi bien sûr dans les résultats de ces élections. Le but est simple : minorer les scores des partis autres que le PS et l’UMP.

Le secrétaire national adjoint en charge des élections d‘EELV, David Cormand, s’en est expliqué hier dans une conférence de presse.

 

Les écologistes seront présents dans la moitié des cantons en France.

Quelles que soient les stratégies choisi-es, leur ambition est de renforcer la présence des écologistes dans les assemblées départementales.

Cliquez sur « Lire la suite » pour lire la fin de cette note