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Les cyclistes une fois de plus « oubliés » à Decazeville
27 juillet 2018 – 14 h 53 min | Commentaires fermés sur Les cyclistes une fois de plus « oubliés » à Decazeville

Lassale-Montagne4-web.jpg

Les travaux de voirie des rues Lassale et Miramont sur la RD 221 sont en cours de réalisation.

A l’examen de la pose des bordures de trottoirs, il semblerait que rien ne soit prévu pour la circulation des cyclistes dans cette rue en forte pente afin d’éviter qu’ils gênent la circulation dans le sens de la montée ou qu’ils soient percutés par l’arrière par des véhicules motorisés.

Le profil et la largeur de ces rues permettaient pourtant de réaliser une bande cyclable dans le sens de la montée sans toucher au stationnement, en gardant des trottoirs suffisamment larges et en sécurisant les sorties des rues de la Montagne, de l’Egalité, Emma Calvé et route de Vialarels.

rue lassale modes actifs.jpg

C’était d’ailleurs une préconisation du Schéma Modes Doux adopté par la Communauté de Communes du Bassin Decazeville-Aubin le 22 juin 2010, préconisation que j’ai maintes fois répété lors de commissions urbanisme ou travaux, en conseil municipal, ou sur ce blog.

De plus, l’article L228-2 du Code de l’environnement précise : « A l’occasion des réalisations ou des rénovations des voies urbaines, à l’exception des autoroutes et voies rapides, doivent être mis au point des itinéraires cyclables pourvus d’aménagements sous forme de pistes, marquages au sol ou couloirs indépendants, en fonction des besoins et contraintes de la circulation. L’aménagement de ces itinéraires cyclables doit tenir compte des orientations du plan de déplacements urbains, lorsqu’il existe. »

Des aménagements cyclables auraient donc du être prévus dans la rénovation de ces deux rues.

J’ai bien sûr alerté l’association aveyronnaise Cyclo-Motivés 12 qui a pris le relais de l’Association pour la Défense et la Sécurité des Cyclistes en Aveyron.

La politique de découragement de l’usage du vélo se poursuit à Decazeville. C’est surement ça le « souffle nouveau » que voulait la majorité municipale. Le souffle des années Pompidou : tout pour la bagnole. Ils ont seulement quarante ans de retard !

 

Photos (cliquez sur les photos pour les agrandir) :

1 – jlc – Licence Creative Commons

2 – Schéma Modes Doux – Communauté de Communes du Bassin Decazeville-Aubin

Les gros tuyaux du numérique en Aveyron
5 juin 2018 – 8 h 57 min | Commentaires fermés sur Les gros tuyaux du numérique en Aveyron

atelier4-web.jpg

Visiblement, le numérique est une affaire d’hommes en Aveyron. Une centaine de personnes assistait à la Rencontre des Territoires Innovants Occitanie le 16 mai dernier aux Archives départementales de l’Aveyron à Rodez. 90 % de l’assistance était masculine et sur les seize intervenants de la matinée, il n’y avait que deux femmes.

Et les interventions ont été à la hauteur de cette assemblée : viriles, techniques voire technicistes, laissant peu de place à l’écologie, à l’imagination et à l’épanouissement des êtres humains si ce n’est tout à la fin, dans la présentation du « Jardin D’Arvieu » comme par hasard présenté par une femme. 

Il faut dire qu’en matière de numérique, le département a décidé d’y mettre le paquet ! L’Aveyron a préféré les gros tuyaux en voulant installer la fibre optique partout et rapidement, alors que d’autres départements ont préféré un programme d’installation évolutif. Pas sûr que l’Aveyron soit gagnant. Déjà financièrement, le programme aveyronnais va coûter très très cher aux contribuables aveyronnais (environ 262 M€, dont 80 M€ financés par les collectivités locales, selon le conseiller départemental Sébastien David) et se fera donc au détriment d’autres domaines qui me semblent plus importants comme l’action sociale.

connexion.jpgEnsuite, avons nous tous besoin de la fibre optique ? 90 % des Aveyronnais se satisferaient d’une connexion comme la mienne en ADSL 2.

Mais voilà, les lobbies de l’industrie numérique ont visiblement l’écoute des conseillers départementaux et autres élus. Il faut dire que ces lobbies sont très actifs en Aveyron à l’image de SisMic et de son président que l’on voit partout (Sismic, EDF, Face 12…). Plus les tuyaux sont gros, plus on fera passer de choses et les marchands de données, d’équipements et de logiciels se frottent déjà les mains.

Sauf que les grands gagnants de ce numérique « hard tech » seront d’abord les GAFA et leurs amis. Il restera peut-être quelques miettes pour quelques start-up qui rêvent d’être racheté par un plus gros et de toucher ainsi le jackpot, mais beaucoup resteront aussi sur le tapis.

 

On fonce dans le mur

Cette course aux tuyaux plus gros, aux réseaux herziens toujours plus nombreux, au big data, aux appareils de plus en plus nombreux, puissants et sophistiqués, aux applications aussi nombreuses qu’inutiles, au web marchand où tout s’achète et se vend… pose des problèmes graves.

Le premier est celui de l’inégalité sociale d’accès aux technologies et services liée aux moyens financiers de chacun pour l’achat et l’entretien des appareils et des moyens de connexion, mais aussi liée aux compétences personnelles de chacun.

Et ces inégalités dans le domaine du numérique sont grandissantes.

 

Téléphones portables - Matériaux - Socialter#28-0418.jpeg

Le danger est aussi lié à la surconsommation de matières premières et de métaux rares pour fabriquer tous les appareils utilisés par ces technologies. De nombreux économistes tirent la sonnette d’alarme sans que malheureusement grand monde ne les écoute pour l’instant. On nous ressasse que « l’économie circulaire » sera la solution. Sauf que la complexité de ces appareils, la multiplicité des matériaux et leur mélange réduisent considérablement leur recyclage. Et les matières premières s’épuisent.

Que coutent nos smartphones ? - Socialter#HS-0518.jpeg

Mais les consommations d’énergies de tous ces appareils connectés ou pas, des data centers et des réseaux a de quoi également inquiéter, tout comme leur contribution au réchauffement climatique.

Le journal du CNRS s’y est penché :

« Si l’on considère la totalité de son cycle de vie, le simple envoi d’un mail d’1 mégaoctet (1 Mo) équivaut à l’utilisation d’une ampoule de 60 watts pendant 25 minutes, soit l’équivalent de 20 grammes de CO2 émis »

Les millions d’ordinateurs et de smartphones, les milliers de data centers et de kilomètres de réseaux utilisés pour traiter et acheminer ces données engloutissent des quantités considérables d’énergies. « Le secteur des nouvelles technologies représente à lui seul entre 6 et 10 % de la consommation mondiale d’électricité, selon les estimations – soit près de 4 % de nos émissions de gaz à effet de serre… Et la tendance est franchement à la hausse, à raison de 5 à 7 % d’augmentation tous les ans. »

Environ 30 % de cette consommation électrique est imputable aux équipements terminaux – ordinateurs, téléphones, objets connectés –, 30 % aux data centers qui hébergent nos données et, plus surprenant, 40 % de la consommation est liée aux réseaux, les fameuses « autoroutes de l‘information ». 

Orange - Greenwashing -Pub-CP-050618.jpgLes entreprises de ce secteur sont bien sûr conscientes de l’impact très important de leurs activités sur l’environnement et commencent à s’inquiéter de la prise de conscience d’une partie de leurs clients. Mais leur réponse consiste jusqu’à présent à quelques actions superficielles et à lancer des campagnes de pub qui s’apparentent plus à du « greenwashing ».

 

Développons plutôt un numérique « low tech » et bienveillant

En l’état actuel, la raison recommande donc une utilisation modérée du numérique et des équipements, y compris nos appareils personnels.

Des architectes renommés ont d’ailleurs rédigé dernièrement « un manifeste pour une frugalité heureuse » qui aborde notamment le volet technique :

« La frugalité en énergie, matières premières, entretien et maintenance induit des approches low tech. Cela ne signifie pas une absence de technologie, mais le recours en priorité à des techniques pertinentes, adaptées, non polluantes ni gaspilleuses, comme des appareils faciles à réparer, à recycler et à réemployer. En réalisation comme en conception, la frugalité demande de l’innovation, de l’invention et de l’intelligence collective. »

Socialter - Ph. Bihouix.jpeg

C’est cette même frugalité que recommande l’ingénieur spécialiste des ressources non renouvelables Philippe Bihouix dans son ouvrage « L’Âge des low tech » sorti en 2014 et qu’il développe dans un interview récente parue dans Socialter.

Cette réflexion existe bien sûr aussi en Aveyron mais elle n’a malheureusement pas été abordée lors de ces Rencontres à Rodez.

Une expérience intéressante nous a tout de même été présentée sur la commune d’Arvieu en Aveyron, commune qui a obtenu le prix « Smart village 2017 » attribué par Ruralitic. Un smart village est un village qui contribue à la réalisation de la triple transition numérique, écologique et sociétale en vue de développer la qualité du vivre-ensemble sous le signe de la bienveillance sans préjugés. C’est un « espace d’opportunité pour vivre différemment, pour vivre mieux, en créant un équilibre entre ville et campagne. C’est un territoire connecté, sobre et durable, entreprenant, d’égalité devant les services publics ou on développe des espaces de démocratie participative, de médiation numérique notamment auprès des enfants…

jardin-d'arvieu.jpgArvieu a tout compris. Le projet de « Jardin d’Arvieu » est un tiers lieu qui regroupe plusieurs espaces conviviaux et propose une expérience locale de coworking, coliving, de séminaires et de formations. Il est soutenu par les élus, par la population et par les acteurs professionnels et culturels

darwin - espace coworking.jpgEn janvier dernier, j’avais visité l’écosystème Darwin à Bordeaux. Un site où l’écologie, les consommations énergétiques, la solidarité, le numérique… sont pris en compte en permanence. 600 personnes travaillent sur ce site. Il préfigure la société que nous devons mettre en place dès aujourd’hui, une société solidaire, frugale, écologique, joyeuse, curieuse, créative et résiliente. Une société qui visiblement ne plait pas à tout le monde et que certains voudraient voir disparaître à Bordeaux.

Les territoires ruraux comme l’Aveyron ne doivent pas être en reste et doivent comme à Darwin ou à Arvieu libérer ce désir de vivre ensemble, d’écologie et de vouloir créer dans un cadre de vie encore un peu protégé.

Pour cela, il n’y a pas besoin de gros tuyaux partout, juste de la bonne volonté et un peu d’imagination. 

Photos : 

1 – jlc © creative commons

2 – jlc : capture d’écran

3 – Téléphones portables – Matériaux – Socialter#28-0418 ©Socialter

4 – Téléphones portables – Socialter#HS Zéro déchet -0618

5 – Pub Orange – Centre-Presse Aveyron -050618

6 – Socialter#28-0418 – ©Socialter

7 – Jardin d’Arvieu ©Jardin d’Arvieu

8 – Darwin : jlc ©creative commons

Le parc naturel régional de l’Aubrac enfin une réalité
4 juin 2018 – 17 h 38 min | Commentaires fermés sur Le parc naturel régional de l’Aubrac enfin une réalité

Cette année, comme d’habitude autour du 25 mai, c’est déroulée la célèbre transhumance des troupeaux vers la montagne d’Aubrac ; le rendez-vous annuel de nombreux passionnés du massif de l’Aubrac venus des quatre coins de la région pour fêter cet évènement qui marque l’arrivée des beaux jours. Par-delà la traditionnelle transhumance, le millésime 2018 marquera […]

Inauguration du parc photovoltaïque de la Découverte : opération de « greenwashing » de Decazeville Communauté
9 novembre 2017 – 8 h 14 min | Commentaires fermés sur Inauguration du parc photovoltaïque de la Découverte : opération de « greenwashing » de Decazeville Communauté

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Depuis la genèse de ce projet de parc photovoltaïque jusqu’à sa réalisation, en passant par le choix de l’entreprise, l’enquête publique et les divers permis de construire ou de défrichement… on peut vraiment dire que ce projet a cumulé les atteintes à l’environnement et les entraves à la participation citoyenne.

Passons rapidement sur le fait d’avoir cédé ce projet à une entreprise privée au lieu de le gérer directement en créant une SCIC ou une SEM avec la participations des collectivités locales et des citoyens qui l’auraient souhaité, comme cela se fait maintenant de plus en plus. Nous aurions alors été la première collectivité de l’Aveyron a engager cette démarche innovante. La ville de Carmaux a choisi de créer une SCIC (Société Coopérative d’Intérêt Collectif) pour créer des projets d’énergies renouvelables. Rappelons que Carmaux a également repris le Salon Eco-Energies que la communauté de communes Decazeville-Aubin (CCDA) a lamentablement abandonné.

Cette possibilité de parc coopératif ou participatif a été évacuée rapidement à mon grand regret au sein de la commission créée pour travailler sur le projet du parc photovoltaïque.

Comme a été décidé, à l’initiative du président de la communauté de communes et contre l’avis de la commission et du bureau d’études chargé par la CCDA d’accompagner ce projet, le choix de l’entreprise retenue pour construire ce parc. Pourtant, la commission et le bureau d’études avaient choisi le mieux disant selon des critères bien définis dans l’appel d’offre. Les explications alambiquées du président de la communauté de communes ne m’ont bien sûr pas convaincu. L’entreprise évincée arbitrairement par le président de la communauté de communes, car elle ne lui semblait pas “assez solide“ financièrement, vient d’être rachetée par Direct Energie pour 344 millions d’euros.

Passons sur l’enquête publique qui n’a pas servi à grand chose puisque des permis de construire se sont succédés à la suite, modifiant complètement ce projet, le dernier datant de début 2017… une fois le projet pratiquement installé.

Photovoltaique-deboisement.jpgCertaines zones d’implantation qui ne gênaient personnes ont été supprimées (la zone sur le terril de Palayret par exemple) et d’autres ont été étendues, sacrifiant des forêts plantées il y a une vingtaine d’années et supprimant, à l’initiative de la communauté de communes, des chemins très fréquentés par les promeneurs et les randonneurs malgré mes interventions et celle de l’Association de Sauvegarde et de Gestion de l’Environnement d’Aubin.

Tout cela avec le désintérêt et l’atonie des élus decazevillois pourtant alertés en conseil municipal.

Disons le tout clair, le Parc intercommunal a été massacré par ce projet. 

Mais ce n’est pas tout.


photovoltaïque-ladecouverte-panneau-chantier.jpgOn peut également dire que le volet social et économique a été complètement oublié dans ce dossier. C’était pourtant un point important de ce projet. Alors que l’on nous avait promis lors de la phase du choix de l’entreprise retenue pour porter ce projet que certaines entreprises du Bassin pourraient participer à sa construction, cela n’a malheureusement pas été le cas. Il suffit de regarder le panneau de chantier. Pas une seule entreprise du Bassin. Non pas que nous n’ayons pas sur le Bassin d’entreprises à même de réaliser certains travaux, mais le choix de Valeco était visiblement de réaliser des économies, notamment sur la main d’œuvre, et de travailler avec des entreprises avec qui elle a sûrement l’habitude de travailler. Fussent-elles espagnoles, polonaises ou d’autres entreprises avec des travailleurs détachés payés au rabais.

Je ne vais épiloguer sur le volet pédagogique qu’aurait pu apporter ce parc. Il va être réduit un minimum.

Certains, lors de l’inauguration de ce parc, vont sûrement vanter les retombées économiques de ce parc. Mais elles seront minimes et il y avait surtout beaucoup mieux à faire.

Il faudra bien tirer un bilan de la conduite de ce projet par la communauté de communes, mais aussi par la mairie de Decazeville qui ne s’est pas montré des plus actives dans ce dossier. Visiblement, la mairie préfère le jet ski sur le lac ou les motos sur les pentes pour le parc intercommunal.

Malheureusement, les élus locaux semblent prendre les mêmes mauvaises méthodes pour imposer le projet Solena à Viviez et Aubin.

Sauf que là, la résistance des habitants s’organise. Comme elle s’organise contre la TEOM (taxe d’enlèvement des ordures ménagères)

agenda 21 -Cransac3.jpgIl serait peut-être temps pour ces élus de tout arrêter et de revenir à un vrai dialogue avec les habitants tel qu’il avait été par exemple installé pour la construction de l’Agenda 21 du Bassin. Il est vrai que c’était à une autre époque… et avec d’autres élus.

 

La nature, plus forte que la bêtise et la cupidité ?

serapias-nauquière-0517.jpgJe me suis rendu au printemps dernier sur le plateau de Nauquière pour voir si les orchidées que j’avais répertoriées avant la construction du parc photovoltaïque étaient encore là.

Certaines y étaient, malgré le trou réalisé pour la pose d’un poteau accrochant le grillage cernant le parc et le passage des engins de travaux publics. D’autres ont disparu.

 

Heureusement, il existe des territoires où les élus ont tout compris et favorisent des projets citoyens :

Céléwatt -Créons ensemble une grappe de parcs solaires.jpgLors des Rencontres TEPOS à Figeac en septembre dernier, j’ai apporté ma petite pierre à un projet citoyen intéressant en prenant des parts sociales dans la SCIC Céléwatt. Cette société coopérative a pour projet l’installation d’un parc photovoltaïque citoyen dans la vallée du Célé à Brengues.

Brengues.jpgLa Région Occitanie aide ce projet. Lors du Salon Energaïa 2016 à Montpellier, sa vice présidente chargée de la transition écologique et énergétique, Agnès Langevine, appelait de ses vœux le développement d’une démocratie énergétique : « Nous allons passer d’une époque avec des grands opérateurs qui repéraient des gisements, venaient démarcher des élus avec une population qui souvent subissait ces grands projets, à l’inverse : des projets d’abord portés par les citoyens et les communes pour qu’elles retrouvent la main sur leur indépendance énergétique et que cela crée de l’emploi ».

Tout est dit.

Enercoop Midi-Pyrénées, dont je suis client et sociétaire est aussi partenaire de ce projet à Brengues, projet que vous pouvez vous aussi rejoindre en devenant sociétaire.

Voilà un projet dont j’irai avec plaisir à l’inauguration.

Essor du vélo dans nos villes et sécurité routière
5 novembre 2017 – 9 h 04 min | Commentaires fermés sur Essor du vélo dans nos villes et sécurité routière

Sens interdit, sauf cycliste-A4.jpg

Le Cerema, Centre d’Etudes et d’expertise sur les Risques, l’Environnement, la Mobilité et l’Aménagement, est un établissement public à caractère administratif (EPA) sous la tutelle conjointe du ministère de la Cohésion des Territoires et du ministère de la Transition Ecologique et Solidaire.

Il est un centre de ressource indispensable pour les collectivités locales et leurs élus. Il participe également à la formation des professionnels, des élus, des associations dans les nombreux domaines dont il s’occupe. C’est notamment le cas pour tout ce qui touche à la mobilité tant des personnes que des marchandises.

Je participe régulièrement depuis des années aux journées d’échanges que le Cerema organise dans tout le grand sud-ouest dans le cadre de « Une voirie pour tous ». Ces journées sont très riches. Elles permettent de faire un point sur la législation qui évolue en permanence dans ce domaine et sur les pratiques qui évoluent également, suivant notamment cette législation, mais allant parfois au delà, la loi mettant parfois du temps à rejoindre la pratique.  

Le Cerema vient d’éditer une série de fiches téléchargeables concernant l’évolution du code de la route en faveur des piétons et des cyclistes.

Certaines me semblent importantes pour nos petites villes et bourgs aveyronnais. Faciliter les déplacements des piétons et des cyclistes devrait être au cœur des politiques de mobilité de nos territoires.

D’autant plus que certains aménagements ne demandent pas beaucoup d’investissements financiers pour un meilleur partage de la voirie et des espaces publics entre tous les usagers.

Les fiches sur le double sens cyclable, la zone de rencontre, la zone 30 ont retenu toute mon attention, parce que ces aménagements constituent le minimum pour une circulation apaisée dans nos centres villes et centres bourgs et peuvent éviter de nombreux accidents.

Ces aménagements ont aussi bien sûr un impact positif sur la qualité de vie en matière notamment d’environnement sonore et de qualité de l’air.

La révision du Plan Global de Déplacements et du Schéma des Modes Actifs sur le territoire de Decazeville Communauté est une chance pour intégrer ces nouvelles recommandations du code de la route.

Alors, on s’y lance sur le Bassin ?

 

Plus de villes cyclables :

barometre-villes-cyclables.jpg

Amis cyclistes du Bassin, vous pouvez toujours répondre à un questionnaire sur le baromètre des villes cyclables pour exprimer votre avis sur la cyclabilité de nos villes, notamment Decazeville. Déjà cinq personnes du Bassin ont répondu à ce questionnaire. Rejoignez-les en répondant à votre tour à ce questionnaire.

 

Rue Cayrade : toujours la vitesse !

Encore une sortie de route rue Cayrade.jpeg

Une nouvelle sortie de route s’est déroulée avant hier dans la rue Cayrade, au même endroit des deux précédentes. Sans vouloir remettre en cause la bonne volonté des services de l’Etat et de la police locale qui a fait dernièrement une opération de sensibilisation par des contrôles de vitesse, la solution ne viendra que par des aménagements obligeant à réduire la vitesse et dans un meilleur partage de la voirie par tous les usagers de cette rue. Le code de la route le recommande : la voirie sur cette zone doit être aménagée de façon cohérente avec la limitation de vitesse applicable.

Cette rue mise en double sens cyclable éviterait des grands détours aux cyclistes et obligerait les voitures à adopter un comportement prudent et respectueux des autres usagers, notamment les plus vulnérables, piétons et cyclistes. Son aménagement en zone de rencontre me semble aussi indispensable tant pour la sécurité routière que pour l’essor de la fréquentation commerciale et la qualité de vie dans cette rue.

Zone de rencontre - Piétons d'abord-A4.jpg

Zones 30,  - des rues plus sûres et un cadre de vie plus agréables.jpg

Photos :

– 3 fiches du Cerema

– Article de La Dépêche du Midi du 4 novembre 2017

– Baromètre des villes cyclables – ©FUB

Encore les déchets ménagers au conseil municipal hier soir
3 novembre 2017 – 8 h 22 min | Commentaires fermés sur Encore les déchets ménagers au conseil municipal hier soir

Le rapport annuel sur le prix et la qualité du service public de la gestion des déchets de la communauté de communes était à l’ordre du jour du conseil municipal d’hier soir.

Vous avez ci-dessous mon intervention :

 

Quels points importants ressortent de ce rapport ? :

  • Pas de réelle volonté pour aller vers une gestion responsable et dynamique d’une baisse de la production de déchets sur le territoire de la communauté de communes
  • C’est hélas malheureusement aussi le cas pour les élus aveyronnais délégués au SYDOM
  • Une politique de prévention des déchets sans moyens financiers (graphique p 27).

dépenses fonctionnement et prévention.jpg

  • On se contente donc d’une gestion purement comptable avec une vision à court terme.

 

Plus généralement, la communauté de communes n’a semble-t-il pas pris conscience des efforts que nous allons devoir accomplir pour répondre aux obligations qu’impose la Loi de Transition Energétique et Croissance Verte (TE&CV) en matière de déchets.

Malheureusement, et c’est encore plus grave, le SYDOM 12 ne semble pas attentif à ces obligations, s’entêtant dans un plan départemental aujourd’hui obsolète, à cause notamment de la Loi de TE&CV et de la Loi Notre qui lui a retiré la compétence de planification au profit de la Région, ou préférant s’entêter dans un projet qui ne fonctionne nulle part (projet Solena).

LOI TE&CV - OBJECTIFS DÉCHETS.jpg

Je vous rappelle les objectifs de la Loi de TE&CV, parce qu’ils sont importants et que le temps qui nous est laissé pour y arriver est très court :

  • Baisse de 10% de la production de déchets en 2020 par rapport à 2010
  • Recyclage de 55% des déchets en 2020, de 65% en 2025 par rapport à 2010
  • Réduction de 30% des quantités de déchets mis en décharge en 2020, de 50% en 2025 par rapport à 2010

Le graphique présenté ci-dessous permet de voir l’état où nous en sommes actuellement sur la communauté de communes et les objectifs que nous devons atteindre au regard de la Loi de TE&CV. Ce graphique a été réalisé grâce aux données contenues dans le rapport de la communauté de communes et comprend les deux anciennes communautés de communes (CCDA et Vallée du Lot) aujourd’hui réunies.

Graphique DC - Loi TE&CV.png

Nous sommes donc encore très loin d’y arriver, tant sur la communauté de communes qu’en Aveyron.

Pire, la communauté de communes donne un mauvais signe.

Le passage de REOM (Redevance d’Enlèvement des Ordures Ménagères) en TEOM (Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères) au premier janvier de cette année est incompréhensible et injuste.

Il fallait au contraire aller vers la redevance incitative. D’ailleurs, c’était la stratégie choisie jusqu’en 2016 avant que la communauté de communes y renonce, prétextant le coût financier pour la mettre en place.

Autant dire de suite que je ne suis pas sûr que le document de la communauté de communes distribué dernièrement dans les boites à lettres calme les protestations des personnes qui critiquent à juste titre le passage en TEOM.

 

La redevance incitative permet de responsabiliser les habitants, de réduire considérablement le volume et le poids des déchets à collecter et à traiter, et produit en conséquence une baisse de la facture des foyers.

De plus en plus de collectivités optent pour ce financement, et les résultats sont au rendez-vous.

L’Etat des lieux réalisé en région Nouvelle Aquitaine dans le cadre de la réalisation de son futur plan régional donne les résultats chiffrés pour les collectivités ayant instauré la redevance incitative :

  • La redevance incitative concerne en Nouvelle Aquitaine une population de 191 298 personnes, soit une population un peu en dessous du département de l’Aveyron.
  • Les performances de collecte avant et après la mise en place de la redevance incitative font apparaître une baisse moyenne de 36% des OMR.
  • Cela a bien sûr une répercussion sur le coût de financement par habitant qui est inférieur entre 20 et 30% par rapport aux financements classiques.

 

Redevance incitative nouvelle aquitaine.jpg

La Région Occitanie et l’ADEME ont lancé il y a quelques mois un Appel à Projet pour la mise en place de la redevance incitative. Les aides sont importantes :

  • Aide forfaire de l’ADEME sur 4 ans pour aider à la mise en place
  • Aide importante à l’investissement
  • Aide supplémentaire si la collectivité y souscrit avant mai 2018

Ces aides n’existeront plus par la suite et la redevance incitative sera obligatoire dans quelques années.

 

Que faire pour la gestion de nos déchets afin d’atteindre le objectifs de la Loi de TE&CV ? :

  • Instaurer la redevance incitative sur notre territoire dès le 1er janvier 2019. Cela nous laisse plus d’une année pour préparer le dossier, choisir le matériel, l’installer dans les foyers du Bassin, réorganiser les collectes, informer, sensibiliser les habitants…
  • Engager notre territoire dans une dynamique réellement « zéro déchet, zéro gaspillage », comme de nombreuses autres collectivités s’y sont engagées.
  • Mettre en place, en même temps si cela est possible, la collecte des biodéchets dans les centres villes des communes urbaines et augmenter l’usage du compostage individuel et collectif ailleurs,
  • favoriser l’essor de petites entreprises (secteur Économie Sociale et Solidaire ou privés) pour le recyclage, la réparation, la remise sur le marché d’objets… (Regain à Figeac, depuis leur déménagement, c’est maintenant une trentaine emplois, de plus en plus qualifiés)
  • Sensibiliser sur de nouvelles pratiques d’achat produisant moins de déchets, sur le gaspillage alimentaire…

 

Enfin pour terminer, je dois rajouter que je suis excédé par les pressions sur les élus du président de la communauté de communes pour imposer le projet Solena.

Si on peut comprendre que les responsables de cette entreprise ait été invités à présenter leur projet en commission « économie » de la CCDA il y a quelques mois, il est inadmissible qu’il impose ces mêmes personnes en commission environnement prochainement… ou dans d’autres collectivités. Il devrait plutôt rencontrer la population qui lui dirait ce qu’elle pense de ce projet. S’il ne le fait pas, qu’il ne s’étonne pas que la population vienne le rencontrer là ou il se trouvera.

Avec le SYDOM 12, il ferait mieux à minima de geler ce projet inscrit dans un plan départemental qui est totalement obsolète et d’attendre le rendu du futur plan régional qui devrait voir le jour fin 2018 ou début 2019

D’autant plus que l’état des lieux de ce plan régional présenté publiquement le 27 avril dernier laisse apparaître une suffisance dans les moyens stockage des déchets en Occitanie jusqu’en 2025.

Il n’y a donc pas le feu, d’autant plus que les objectifs fixés par la Loi de TE&CV vont considérablement réduire la quantité de déchets à collecter et à traiter dans les années à venir… pour peu que les collectivités y mettent de la bonne volonté.

Aménagement ou déménagement du territoire ?
1 août 2017 – 9 h 17 min | Commentaires fermés sur Aménagement ou déménagement du territoire ?

cget.jpg

« Soutenir les territoires en crise ou aider leurs habitants à s’installer ailleurs ? » Tel est le titre pour le moins provocateur de la dernière publication du CGET (Commissariat Général à l’Egalité des Territoires) : En bref #41

Provocateur, car les conclusions de cette enquête réalisée par le Credoc montrent que dans leur grande majorité, les Français préfèrent rester sur le territoire où ils habitent. Les trois quart des Français répondent qu’ils préfèrent une aide des pouvoirs publics pour réaliser leurs projets de vie dans les territoires dans lesquels ils vivent plutôt que des aides pour s’installer dans un autre territoire.

 

Cette enquête fait aussi ressortir un facteur primordial dans ce choix :  » Le cadre de vie agit de façon importante dans le fait de vouloir déménager ou pas. L’amélioration du cadre de vie est, en France, la principale motivation de déménager (47 %). La possibilité de trouver de nouvelles opportunités professionnelles ne vient qu’en deuxième position (22 % en moyenne). Toutefois, ce taux s’élève à 33 % chez les chômeurs et 28 % chez les personnes ayant de bas revenus tout en restant inférieur à celui de l’amélioration du cadre de vie (respectivement 45 % et 52 %).

D’après cette enquête, ce sont d’ailleurs les personnes qui ne sont pas satisfaites de leur cadre de vie actuel qui sont le plus favorables aux aides à la mobilité.

Voilà qui devrait faire réfléchir nos élus avant de favoriser l’installation d’un centre de traitement et de stockage de déchets à Viviez et Aubin qui signerait à coup sûr un nouvel exode de la population du Bassin à l’extérieur et constituerait un frein définitif à l’installation de nouveaux arrivants.

 

La conclusion de cette enquête du CGET est intéressante :

« La mobilité géographique, quoique souhaitée, n’apparaît donc pas comme une solution réaliste. Cette situation trouve un exutoire dans une demande d’intervention publique dans les territoires en difficultés, particulièrement forte chez les personnes les plus fragiles (population à bas revenu, ruraux, jeunes).

Les personnes percevant leur territoire comme en crise ou délaissé, mettent alors en avant la nécessité de voir s’installer de nouvelles entreprises, s’améliorer l’offre de soins et la présence de services publics (mairie, Caisses d’allocations familiales, Pôle emploi…). Ces attentes viennent partiellement compenser un défaut de mobilité : les populations fragiles, ne voyant pas dans un déménagement une solution à leurs problèmes, notamment en termes d’emploi, demandent que les solutions et les emplois viennent sur leur territoire, par l’intervention des pouvoirs publics. »

 

decazeville - sam -terril -puy de wolf - copie.jpgInstallation d’entreprises, amélioration de l’offre de soins et des services publics, amélioration du cadre de vie, voilà qui correspond tout à fait aux attentes actuelles de la population du Bassin de Decazeville : maintien de la maternité et amélioration de tous les services de l’hôpital, développement des emplois industriels et tertiaires, révision totale du PPRM et aides pour d’éventuels travaux, rejet du projet Solena…

L’Etat doit donc écouter ces demandes fortes et faire en sorte d’aider notre territoire au lieu de l’enterrer comme il le fait actuellement.

Mais les élus locaux doivent aussi écouter l’ensemble de ces demandes car ils peuvent agir directement sur certaines d’entre elles. Je pense notamment au projet controversé de création d’un centre de traitement et de stockage de déchets à Viviez et Aubin, rejeté en grande majorité par la population du Bassin.

Ils doivent rapidement mettre un coup d’arrêt à ce projet et demander à Umicore de terminer la réhabilitation de leurs sites pollués, notamment le crassier de Dunet, comme cette entreprise s’y était d’ailleurs engagé.

Photos : 

1 – Extrait CGET – En bref #41

2 – jlc – Cliquez sur la photo pour l’agrandir – Licence Creative Commons

Des bâtiments communaux moins énergivores
3 juillet 2017 – 7 h 53 min | Commentaires fermés sur Des bâtiments communaux moins énergivores

Nous avons donc décidé au conseil municipal du 22 juin dernier de faire réaliser par le SIEDA un diagnostic énergétique de deux bâtiments municipaux : le Laminoir et l’Hôtel de Ville.

laminoir2.jpg

Pour ce qui est du Laminoir, son aménagement est relativement récent et des doutes sont émis régulièrement sur son isolation thermique car la consommation énergétique de cette salle est forte. Mais un bâtiment qui laisse passer le froid l’hiver laisse aussi passer le chaud l’été. Or, nous y avons passé deux dimanche en juin pour les élections législatives et la température intérieure y était relativement supportable malgré une chaleur étouffante et un soleil de plomb à l’extérieur. Le diagnostic nous en dira plus.

 

mairie-sans clocheton.jpgConcernant l’Hôtel de Ville, c’est plus délicat.

Lors des mandats précédents, j’avais fait réaliser deux études énergétiques sur l’Hôtel de Ville.

La première étude faisait suite à la canicule de 2003 et a été financé à 70% par l’ADEME. Les agents et les élus ont subi en 2003 un été particulièrement difficile tant la chaleur dans les locaux de la mairie était difficilement supportable.

Le cabinet spécialisé Bréhault Ingénierie de Figeac avait donc examiné les locaux, réalisé un diagnostic et rendu un rapport où figuraient des préconisations pour améliorer le confort thermique des locaux de la mairie en été. Dans ce rapport, trois types de mesures étaient préconisées : réduire les apports internes et externes de chaleur et rafraichir les locaux la nuit.

La climatisation accroit l'effet de chaleur.jpgLa climatisation n’étant pas la solution idéale car onéreuse en investissement et en fonctionnement, mais aussi parce qu’elle accroit l’effet de serre et pose parfois des risques sanitaires, c’est la solution de ventilation nocturne à fort débit qui avait été préconisée. Elle permettait de renouveler l’air au minimum 6 fois par heure, lorsque la température extérieure est inférieure à la température intérieure et de maintenir ainsi une température acceptable dans les locaux en journée lorsque les agents, les élus et le public sont présents.

C’est cette solution qui a été choisie pour la toute nouvelle médiathèque Montaigne à Frontignan et les résultats sont globalement satisfaisants.

 

Hotel de ville IR 15012008 commentaire - copie.jpg

La deuxième étude a été réalisée par Quercy Énergies qui avait à l’époque une antenne rue Clémenceau à Decazeville. C’était une étude thermographique à partir de photos de quelques bâtiments du patrimoine de la ville de Decazeville : hôtel de ville, ateliers municipaux, préfabriqué du Sailhenc, école Jean-Moulin et la Maison des Sociétés

Pour l’hôtel de ville, l’étude thermographique notait quelques point faibles :

DISPLAY HOTEL DE VILLE-WEB-2005.jpgLes travaux d’isolation conduits sur ce bâtiment sont partiels ce qui minimise leur impact en conservant d’importants ponts thermiques. Les détails soulignés sur les pertes ponctuelles de chaleur peuvent être traités en apportant un soin particulier à l’isolation des canalisations des installations de chauffage. Le renforcement dans l’isolation des allèges doit être fait à l’occasion des travaux de doublage.

Le traitement thermique du bâtiment ne doit pas perdre de vue l’ensemble des questions de confort tant d’hiver que d’été. Une gestion des apports solaires même en hiver est indispensable pour le bon confort des postes de travail avec amélioration de l’éclairage intérieur (en qualité et performances). La question du renouvellement de l’air intérieur reste à traiter.

 

Quels travaux ont été entrepris depuis ces études ?

Des travaux ont bien sûr été réalisés depuis ces études, travaux qui touchent autant à l’isolation qu’à l’aspect esthétique intérieur ou extérieur du bâtiment mais aussi touchant aux conditions de travail et de confort des agents.

Protection extérieures fenêtres - Dessin.jpegDes menuiseries extérieures ont été changées, malheureusement en oubliant la protection extérieure des vitrages, notamment côté sud et ouest, comme le recommandait l’étude sur le confort d’été.

Pourtant, des stores extérieurs en toile ou en lames mobiles sont efficaces pour éviter à la chaleur de pénétrer dans les locaux. Les stores en lames mobiles constituent également une isolation pour les nuits froides d’hiver et une protection contre d’éventuelles effractions. Certains critiquent ces stores car ils constituent à leurs yeux une atteinte à la qualité esthétique des bâtiments anciens. De nombreux exemples montrent au contraire que ces aménagements s’intègrent parfaitement aux bâtiments anciens.

CAHORS - OT - PROTECTIONS SOLAIRES.jpgL’exemple ci-contre de l’Office de Tourisme de Cahors montre me semble-t-il le contraire. Les lames fixes pare-soleil dans l’arrondi supérieur et le store extérieur en toile pour la protection contre la chaleur l’été (ici replié), s’intègrent parfaitement avec ce bâtiment ancien. Il y a même un store publicitaire à l’intérieur. Des stores en lames ne posent pas de problèmes non plus.

aubin-mairie.jpgLa mairie d’Aubin en est par exemple équipée en partie sans que cela ne pose un problème esthétique.

L’éclairage de certains bureaux entièrement rénovés a été revu, notamment en intégrant des LED permettant de moins chauffer les locaux et surtout de réaliser des économies d’énergies et financières.

Le sas automatique de la porte d’entrée permet d’économiser de l’énergie et d’éviter que la chaleur et le froid extérieurs ne pénètrent dans les locaux.

perron mairie.jpgLe perron de la mairie a été rénové en intégrant deux rampes pour l’accès des personnes à mobilité réduite. Malheureusement cette rénovation a été très minérale, laissant peu de place à la végétalisation qui aurait pourtant permis d’abaisser un peu la température des murs de l’hôtel de ville, notamment en évitant la réverbération du sol vers la façade.

D’autres points n’ont également pas été traités comme les ponts thermiques importants, l’isolation des canalisations et surtout la ventilation nocturne des locaux l’été.

Ces travaux n’ayant pas été réalisés, la climatisation a malheureusement du être installée dans le bureau de l’Etat Civil pour le nécessaire confort des agents l’été.

 

Je pense que le diagnostic qui sera réalisé par le SIEDA reprendra les grandes lignes de ces études et que des travaux seront entrepris par la suite en respectant bien sûr les préconisations contenues dans ce rapport. Mais il sera difficile de faire l’impasse sur la protection extérieure des vitrages et la ventilation nocturne pour le confort d’été (et même d’hiver), à moins que l’on opte pour la climatisation des locaux, ce qui serait pour le moins une erreur, notamment au regard du réchauffement climatique et des coûts d’investissement et de fonctionnement.

 

FRAÎCHEUR SANS CLIM.pngPour les particuliers souhaitant également maintenir un peu de fraicheur l’été dans leurs habitations, je ne peux que conseiller cet excellent ouvrage de Thierry Salomon et Claude Aubert : “ Fraîcheur sans clim’ “ aux éditions Terre Vivante. Il est plein de conseils pertinents pour éviter la surchauffe de sa maison ou de son logement l’été.

 

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CNRS-Météo-France, Quercy-Energies, Bréhault Ingénierie, Terre Vivante, jlc.

Les énergies renouvelables, c’est trop cher !
22 juin 2017 – 8 h 26 min | Commentaires fermés sur Les énergies renouvelables, c’est trop cher !

Nous avons encore entendu cette phrase hier soir en conseil municipal  de la bouche même de M. le Maire. J’avais déjà eu l’occasion lors du vote du budget de cette année de dénoncer le peu d’intérêt de la majorité municipale pour les énergies renouvelables.

Heureusement tous les maires ne pensent pas comme le maire de Decazeville.

La presse relate aujourd’hui le cas de Baraqueville où le maire va entreprendre d’équiper les salles communales de panneaux photovoltaïques.

Baraqueville - la municipalité veut équiper ses bâtiments de panneaux photovoltaïques.jpg

Donc, quand on veut, on peut. C’est juste une question de volonté politique.

Il serait surtout souhaitable de ne pas faire les mêmes erreurs que la communauté de communes avec le parc photovoltaïque de La Découverte où tout a été réalisé au mépris des usagers de ce parc et des habitants locaux. J’y reviendrai vraisemblablement.

L’énergie est un thème trop important pour le laisser à des entreprises privées dont le seul but est uniquement de faire du profit.

Il faut que les collectivités prennent elles même ce domaine dans leurs compétences en créant des structures pour piloter et financer ces équipements sur leurs territoires : SEM, SCIC…, dans lesquelles les citoyens locaux pourraient aussi participer.

energie-partagée.jpg

De plus en plus de collectivités et de citoyens investissent dans cette démarche écologique, solidaire et démocratique. Je suis moi même client et sociétaire d’Enercoop (national et Midi-Pyrénées) depuis presque dix ans et sociétaire d’Energie Partagée depuis le début de son existence et j’ai participé à quelques projets.

Alors, on s’y met sur le Bassin, ou on continue à engraisser des entreprises privées (Valeco, Engie…) et l’électricité nucléaire ?

Le chemin de Saint-Jacques (GR 65) à Decazeville
20 avril 2017 – 8 h 51 min | Commentaires fermés sur Le chemin de Saint-Jacques (GR 65) à Decazeville

Lors du dernier conseil municipal, le budget était à l’ordre du jour. Nous avons appris qu’une ligne budgétaire de 3 201,60 € était prévue pour l’aménagement d’une aire de repos sur la route de Nantuech pour les marcheurs du Chemin de Saint-Jacques (GR 65).

Decazeville,chemin de Saint-Jacques,GR 65,véloroute, Vallée du Lot,

Decazeville,chemin de Saint-Jacques,GR 65,véloroute, Vallée du Lot,Je suis pour ma part étonné de la création d’une nouvelle aire de repos, quelques centaines de mètres seulement après une aire de repos déjà existante. Cette agréable aire de repos, située à l’intersection de l’avenue Laromiguière et de la route de Nantuech, est équipée de sanitaires, d’un point d’eau, d’une table et de bancs, d’un panneau de situation et est de plus abritée par une jolie gloriette. Tous les marcheurs reconnaissent la pertinence et la réussite de cet équipement et je peux témoigner que sa fréquentation est forte durant la saison.

Il existe également un point d’eau et des bancs pour se reposer à Saint-Roch.

Je ne vois donc pas l’utilité de dépenser 3 200 € pour une aire de repos intermédiaire.

 

Decazeville,chemin de Saint-Jacques,GR 65,véloroute, Vallée du Lot,Il serait par contre justifié, comme je le demande depuis des années, de s’occuper de ce chemin de Saint-Jacques, le GR 65, dans sa portion comprise entre Pomeyrols et le Pont de Livinhac, commune de Decazeville.

De nombreux marcheurs arpentant ce chemin se plaignent en arrivant à Livinhac (ou sur internet) du mauvais état de ce chemin.

Decazeville,chemin de Saint-Jacques,GR 65,véloroute, Vallée du Lot,Il serait d’abord indispensable de faire un passage avec une débrousailleuse et une tronçonneuse avant chaque début de saison afin d’enlever les arbustes, branches, ronces qui gênent le passage des nombreux marcheurs de ce chemin.

Ensuite il faudrait rénover ce chemin dégradé par des ornières dues au passage de motos (pourtant interdites) et à des sources et circulations d’eau de pluie mal canalisées.

Il existe de nombreuses aides pour rénover ce chemin très fréquenté.

Decazeville,chemin de Saint-Jacques,GR 65,véloroute, Vallée du Lot,J’ai de plus redressé un panneau qui gisait par terre à l’abandon depuis quelques mois. Il demanderait à être solidement fixé au sol… et à être respecté.

 

Il semble que le quartier decazevillois du Pont de Livinhac soit ignoré par les actuels élus. Le chemin de Bouquiès et le GR 65 dégradés, la pile de l’ancien pont et ses alentours pas du tout entretenus, tout cela ne donne pas une image favorable de notre ville alors que c’est une entrée (ou une sortie) importante de notre commune.

Il serait peut-être temps de s’y intéresser un peu. Un aménagement paysager et des aménagements favorables aux marcheurs du GR65 et aux cyclistes de la véloroute me semblent indispensables.

Ce serait plus justifié qu’une aire de repos supplémentaire sur la route de Nantuech.

Photos : cliquez sur les photos pour les agrandir

Photo 1 : extrait du budget d’investissement lors du conseil municipal du 12 avril 2017

Photos 2, 3 ,4 et 5 : jlc, licence Creative Commons