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Pacitel ferme, le problème reste
31 décembre 2015 – 9 h 04 min | Pas de commentaire

PACITEL-FERMETURE.jpgPacitel était un service sensé lutter contre les appels téléphoniques commerciaux non désirés. A partir du 1er janvier, les services de Pacitel seront fermés.

Le motif ? La prospection téléphonique est maintenant encadré par la Loi Consommation n°2014-344 du 17 mars 2014 et complétée par son décret d’application du 21 mai 2015.

On ne dira jamais assez l’inefficacité de Pacitel dont les signataires de la charte n’étaient autres que les grandes organisations et fédérations de vente à distance autrement dit, le lobby des centres d’appels. Tout comme sera inefficace le nouveau service qui sera proposé en remplacement, pas avant l’été prochain.

Malheureusement, le lobby des centres d’appels et de la publicité par courrier non adressé est puissant au Parlement tant à droite qu’à gauche. Au non de la sacro sainte croissance dont on voit un peu plus tous les jours les désastres qu’elle occasionne sur les hommes et l’environnement.

Mais on va me dire que des dizaines de milliers d’emplois de téléprospecteurs sont en jeu. Mais faut-il maintenir des emplois pour arnaquer tous les jours des centaines de personnes ? Les journaux de consommateurs sont remplis de témoignages de personnes qui se sont embarqués dans des projets onéreux de travaux sur leur maison à cause d’un appel téléphonique alléchant qui venait d’une entreprise honnête ou carrément d’escrocs.

La solution ? Inverser la demande. Que les personnes désireuses d’être prospectées s’inscrivent sur une liste. Et que l’on interdise toute prospection téléphonique vers les autres numéros.

Tout comme il faudrait instaurer une loi pour l’interdiction de courriers non désirés dans nos boites à lettre qui serait beaucoup plus efficace pour l’environnement que le Stop-Pub. Seuls ceux qui désireraient avoir des publicités en recevraient en s’inscrivant préalablement sur une liste et paieraient donc en conséquence une taxe sur l’enlèvement et le traitement des ordures ménagères majorée. De quoi baisser fortement la taxe de ceux qui ne souhaitent pas de publicités.

Dernier conseil municipal de 2015
18 décembre 2015 – 15 h 47 min | Pas de commentaire

C’était donc hier soir le dernier conseil municipal de l’année avec une vingtaine de points. Beaucoup ont été votés à l’unanimité. Je vais donc revenir sur les points où je suis particulièrement intervenu.

 

Prix de vente de l’eau aux communes voisines :

usinedupuech.jpgJe suis donc intervenu sur le prix de vente de l’eau aux communes voisines. Alors qu’au dernier conseil municipal la municipalité avait décidé sans notre accord d’augmenter fortement le prix de l’eau aux Decazevillois, notamment avec l’augmentation de l’abonnement de 18%, il était proposé de ne pas augmenter hier soir l’eau vendue aux communes voisines soit 0,71€ pour Firmi et 0,61€ pour le SAEP d’Aubin.

J’ai juste dit que l’augmentation de 1ct d’euro de ce prix de l’eau qui peut se justifier par des dépenses concernant le pompage et le traitement en légère augmentation (coût des produits, énergie…) n’handicaperait les communes voisines et permettrait la recette de 6 160 euros supplémentaires à notre commune.

Monsieur le Maire est revenu sur l’augmentation du prix de vente de l’eau potable à Decazeville votée au dernier conseil municipal, qu’il justifiait par l’harmonisation des tarifs sur tout notre futur territoire. Et il a énuméré une série de communes (dont beaucoup hors future communauté de communes) où le prix de l’abonnement au service de l’eau est supérieur à celui de Decazeville. C’est sûrement vrai, mais ce qui est important, c’est le prix final du mètre cube payé par l’abonné (abonnement + consommation). Et je maintiens que le prix de l’eau à Decazeville était avant l’augmentation à peu près égal (à 5 cts près) à celui des abonnés du Syndicat Nord Decazeville. Je suis bien placé pour le dire car j’ai une facture d’eau sur le syndicat Nord Decazeville. Après l’augmentation, le prix du mètre cube d’eau à Decazeville est 2 centimes plus élevé.

Ceci dit, si chacun court après l’autre pour augmenter les prix, où cela va-t-il s’arrêter ? Il faut justifier ces augmentations. Et l’harmonisation du tarif ne constitue pas pour le moment à mes yeux une justification. Il faut payer l’eau au vrai coût de revient.

 

Comparaison pour une facture type de 120 m3 :

2015 :

Prix pour 120 m3 à Decazeville :

Abonnement : 32,50 €

Consommation 120 m3 X 1,58 € = 189,60 €

Total pour 120 m3 : 32,50 € + 189,60 € = 222,10 €

Soit pour 1 m3 : 222,10 / 120 = 1,921 € HT soit 1,953 € TTC

 

2016 :

Prix pour 120 m3 à Decazeville :

Abonnement : 38,52 €

Consommation 120 m3 X 1,60 € = 192 €

Total pour 120 m3 : 38,52 € + 192,00 € = 230,52 €

Soit pour 1 m3 : 230,52 / 120 = 1,921 € HT soit 2,026 € TTC

 

Prix pour le Syndicat Intercommunal Nord Decazeville en 2015 :

Gestion par Suez Environnement – Lyonnaise des eaux

Dessert les communes de la CCVL

Abonnement particulier : 45,515 € HT

Prix du m3 : 1,5216 € HT

Prix consommation pour 120 m3 : 120 X 1,5216 € = 182,592 €

Total pour 120 m3 : 45,515 € + 182,592 € = 228,107 €

Soit pour 1 m3 : 228,107 / 120 = 1,900 € HT soit 2,005 € TTC 

Je rappelle que cette augmentation représentera environ 8,25€ annuellement par abonné de Decazeville.

 

permiscitoyen.jpgPermis citoyen :  

Il nous était proposé hier soir de décider d’une aide à la mobilité par l’acquisition du permis de conduire pour cinq jeunes de la ville. C’est la commission jeunesse de la commune (où siègent des élus) et différents partenaires, dont les auto écoles de la ville, qui décideront du choix de ces jeunes. Il sera demandé en contrepartie un travail de 35 heures en faveur de la collectivité dont 5 heures consacrés à l’éducation auprès des écoles primaires.

Voici mon intervention in extenso sur ce point :

Le problème de la mobilité des jeunes sur notre commune et plus particulièrement leur accès à l’emploi est un problème important. Les entreprises de formation, les organismes d’Etat et les associations d’insertion par l’activité économique présents sur notre territoire témoignent tous d’une nette amélioration de l’accessibilité à l’emploi et à la formation depuis la mise en place du TUB. Nos collectivités locales, notamment la Communauté de communes Decazeville-Aubin qui a la compétence des transports et de la mobilité, doivent donc poursuivre sur cette voie en améliorant encore notre service de transports collectif et en facilitant le développement et l’intermodalité de tous les modes de mobilité (TUB, bus départementaux, bus TER, rail, covoiturage, autopartage…). Elle doivent aussi créer des aménagements cyclables, notamment pour que les jeunes qui se déplacent de plus en plus nombreux à vélo autant par nécessité que par choix, le fasse en toute sécurité.

Ces propositions ont de plus l’avantage de convenir à toute la population, tous les âges et toutes catégories sociales.

Pour en revenir à votre proposition :

Je ne suis bien sûr pas opposé au principe d’aider quelques jeunes qui n’ont pas les moyens financiers d’obtenir le permis de conduire indispensable pour leur accès à l’emploi.

Mais le choix arbitraire difficile des cinq bénéficiaires où les élus sont impliqués, la “contrepartie“ qui ne me semble pas souhaitable tant dans son principe même que dans l’application que vous proposez m’incitent à m’abstenir de voter votre proposition.

Votre projet mérite toutefois de voir le jour. Pour être pleinement efficace, il doit me semble-t-il être abordé différemment.

En Aveyron, des associations facilitent la mobilité autonome et durable des jeunes en leur louant des moyens de transport (vélos, scooters, voitures), en les formant au permis de conduire à travers une auto-école solidaire et même à acheter et entretenir un véhicule. Je pense à Chorus à Decazeville, mais aussi en Aveyron à Mobil’Emploi sur le Pays Ruthénois soutenu par l’incubateur régional de l’économie sociale et solidaire Catalis, Aveyron Solidaire… La plupart de ces associations souhaiteraient d’ailleurs travailler avec les Communautés de communes, plus à même d’aborder ces problématiques.

Il me semble souhaitable que la Communauté de communes qui a la compétence de la mobilité sur notre territoire pilote ce projet et trouve avec des associations locales (2KZ, Chorus…) et départementales des solutions pour y répondre.

Cette solution aurait le mérite d’éviter en grande partie les écueils qui me semblent problématiques dans votre proposition et aurait aussi l’avantage d’être étendue aux cinq communes urbaines du Bassin.

 

C’est la proposition de départ de la majorité qui a été retenue pour le vote et je me suis donc abstenu.

 

Rapport annuel sur le prix et la qualité de service public de l’eau potable 2014 :

Ce rapport avait été reporté une première fois car il comportait des erreurs.

Pas grand chose à dire si ce n’est que j’aurai souhaité un rapport plus étoffé, avec comme les autres années, un descriptif détaillé des travaux sur le réseau de distribution (conduites et compteurs) ainsi que sur la station de pompage de Bouquiès et l’usine du Puech.

Le rendement de notre réseau a baissé en 2014. Il est vrai que nous avons remplacé cette année là que 250 mètres de conduite et le nombre de compteurs remplacés n’est malheureusement pas indiqué.

Concernant la qualité de l’eau, il est à noter que sur les 28 prélèvements effectués, aucun n’est non conforme et que les mesures sur l’aluminium sont elles aussi conformes. C’était un point sur lequel je m’étais inquiété auparavant.

 

Dérogation temporaire pour ouverture des magasins le dimanche :

plateau-superieur2.jpgCette dérogation était jusqu’à présent de cinq dimanche par an. Mais avec la Loi Macron du 6 août 2015 “pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques“ (sic) le nombre de dimanche peut passer à douze. La décision est bien sûr du seul choix des élus. Et j’ai été le seul à voter contre.

Cette dérogation va bien sûr une fois de plus favoriser la grande distribution aux dépens des petits commerces.

Les salariés qui travailleront le dimanche n’ont réellement pas le choix. Si les salaires dans la grande distribution étaient plus élevés, peu choisiraient de travailler le dimanche.

Le dimanche, c’est fait pour rester avec sa famille ou ses amis, pour aller au cinéma ou au musée, pour se promener, faire du sport… ou tout simplement, ne rien faire.

Cela n’aura aucun effet sur l’emploi local si ce n’est de supprimer encore plus d’emplois dans le petit commerce et de vider un peu plus notre centre ville de ses commerces.

Le but de nos gouvernants est bien sûr de liquider insidieusement le code du travail à court ou moyen terme, notamment ce qui a trait au repos dominical, et rendre ainsi les salariés corvéables 7 jours sur 7.

La grande distribution pourra donc ouvrir onze dimanche en 2016 à Decazeville. Mais la décision a été faite sans moi.

Lors du débat, je me suis vu reprocher de faire de la politique. Un comble ! Bien sûr, et je le revendique, le conseil municipal est le lieu pour faire de la politique, pour s’occuper de la vie de la cité. Nos décisions sont éminemment politiques. Et si nous avions décidé de maintenir à cinq dimanche l’ouverture des commerces, nous aurions pu le faire. Mais la majorité a choisi de favoriser la grande distribution. Pour des élus qui ont fait de la défense du petit commerce une action forte, c’est mal parti.

pierremauroy-decazeville-chomage.jpgPuisqu’on en est à parler de la défense des salariés, j’en profite pour reproduire ici une partie du discours prononcé le 11 octobre 1981 par Pierre Mauroy alors Premier Ministre lors de sa venue à Decazeville (cliquez sur la photo pour agrandir).

Cette partie de son discours concerne la réduction du temps de travail et même, vous entendez bien, le partage du travail pour que chacun puisse avoir un emploi. Mais ça, c’était en 1981, à l’époque où les socialistes étaient encore de gauche.

On est loin des lois Macron et de ces hommes politiques qui depuis trente ans organisent ni plus ni moins la rareté du travail pour le plus grand bénéfice des patrons et rentiers de notre pays.

 

Mise en vente de terrains aux Bonnières :

Nous avons décidé hier soir la mise en vente de trois terrains propriété de la commune aux Bonnières.

bonnières-lots.jpgFin 2013, alors que je terminai mon mandat d’adjoint à l’urbanisme et devant le manque de terrains constructibles sur la commune, j’avais regardé avec les services d’urbanisme de la ville si il n’y avait pas des terrains disponibles pour la construction sur le nord de Decazeville. Et j’ai découvert ces “dents creuses“ sur le lotissement des Bonnières ainsi que quelques autres terrains autour. Nous avons donc fait un inventaire de ces terrains en prévoyant de mener une enquête sur le pourquoi de leur disponibilité et avec la ferme intention de les mettre en vente.

Certains se sont montrés inconstructibles car touchés par le PPRM ou le PPRN tandis que d’autres étaient difficilement constructibles (déclivité, superficie …).

 

bonnieres-terrainavendre.jpgJ’avais clairement identifiés deux des trois terrains mis en vente hier soir.

Le troisième d’une superficie de 268 M2 rue Théodore Richard me semble difficile à la vente pour la construction, d’autant plus qu’il est situé sous une ligne à haute tension.

J’ai bien sûr été favorable à ces mises en ventes.

 

Le conseil municipal s’est terminé par le bilan d’activité de la communauté de communes du Bassin Decazeville-Aubin et sur le Schéma de mutualisation des services de la communauté de communes et des communes membres que j’aborderai peut-être dans une prochaine note.

 

Photos : 1, 2, 3 et 6 : jlc ; 4 : bulletin municipal de Decazeville ; 5 : plan ville de Decazeville – Cliquez sur les photos pour les agrandir.

A Rémi
25 octobre 2015 – 8 h 27 min | Pas de commentaire

renoncule.jpgIl y a un an, j’étais à Sivens et j’en suis parti vers 19h, soit quelques heures avant le drame qui a coûté la vie à Rémi Fraisse. Drame qui n’aurait jamais du arriver. Malheureusement, tout à été fait les jours et les semaines précédentes pour arriver à ce terrible fait. Les atermoiements et les incohérences de Royal, les coups de mentons de Valls, la rigidité de Cazeneuve, la bêtise et l’inhumanité du président socialiste du conseil départemental du Tarn, la violence d’un syndicat agricole qui défend un système agricole désuet, onéreux et polluant… tout ces acteurs ont contribué à créer et développer un climat délétère à Sivens. Le gendarme qui a lancé la grenade offensive tuant Rémi, la même grenade qui avait déjà tué Vital Michalon à Creys-Malville en 1977, n’a été que le bras armé de tout ce processus dont j’ai pu juger l’évolution tragique en me rendant à plusieurs reprises à Sivens d’août à novembre 2014. Bras armé que je n’exonère bien sûr pas de sa responsabilité au même titre que la chaine de commandement, du premier ministre au major qui a donné l’ordre de lancement de cette grenade, en passant par le préfet du Tarn. Depuis un an, les rapports s’accumulent d’ailleurs dans ce sens.

 

J’avais décidé d’aller aujourd’hui à Sivens car cet événement m’a beaucoup touché et me touchera tout le reste de ma vie. Souvent je pense avec tristesse à cette journée commencée dans la joie de se retrouver nombreux, les débats et les échanges et qui s’est terminé dans la violence, le bruit, l’odeur des grenades lacrymogènes et la mort d’un jeune homme épris de nature. 

Mais la maire de L’Isle-sur-Tarn en a décidé autrement. Elle a décidé d’interdire sans discernement toutes les manifestations aujourd’hui. Décision particulièrement honteuse, inhumaine et méprisante. Mettre sur un même niveau la « Marche en mémoire de Rémi » organisée avec la famille de Rémi par des associations, des collectifs et soutenue par des syndicats et des partis politiques et une manifestation de provocation prévue par la FDSEA et les JA, en dit long sur la partialité de cette personne dans ce dossier. Le bon sens et l’humanisme aurait voulu que seules les manifestations troublant la sérénité de la marche du souvenir soient interdites. J’ai bien peur que cette décision ne jette encore plus de l’huile sur le feu.

Je ne sais pas encore ce que je vais faire aujourd’hui. Vais-je aller à Sivens ou bien à Plaisance-du-Touch rejoindre mes amis et la famille de Rémi ? Où irais-je plutôt à Sivens un de ces prochains jours ? Car oui, il me faut retourner à Sivens. Pour que perdure mon souvenir. Pour dire à Rémi que nous penserons toujours à lui et que nous continuerons à défendre ce magnifique coin du Tarn où on lui a pris sa vie, et que nous serons présents sur tous les « Sivens » de France (Roybon, Notre-Dame-des-Landes, Val Tolosa…).

Toute cette journée, ma pensée ira vers Rémi, sa famille et toutes les personnes que j’ai croisées dans cette lutte qui doit se poursuivre dans la non violence mais la détermination, pour Rémi, pour notre belle région, pour la planète.

Le lac de la Découverte une fois de plus oublié
18 octobre 2015 – 8 h 00 min | Pas de commentaire

tolerme.jpgDans une note datant du début du mois d’août concernant le lac de la Découverte et le Parc Intercommunal, j’avais évoqué la possibilité d’inscrire nos projets de baignade et loisirs de la Découverte et du pôle vélo de la Bouyssonnie à l’appel à projet Pôles de pleine nature en Massif Central.

J’avais évoqué la possibilité de répondre à cet appel à projet avec la communauté de communes de la Vallée du Lot.

Et bien c’est presque fait. Enfin… pas tout à fait. La communauté de communes de la Vallée du Lot proposait jeudi soir lors de son conseil communautaire de participer à cet appel à projet… mais avec Conques. Il semble malheureusement que la communauté de communes du Bassin Decazeville-Aubin ne soit pas de la partie. Une occasion de plus de manquée pour dynamiser notre territoire et faire un projet porteur sur le périmètre de notre future communauté de communes.

A qui la faute ? Au désintérêt pour ce projet et à la léthargie de la communauté de communes urbaines ? A la volonté du président de la communauté de communes rurales d’éloigner une fois de plus Decazeville et de raccrocher Conques ? Aux deux ?

Quoi qu’il en soit, la communauté de communes Decazeville-Aubin manque là une fois de plus une possibilité d’avoir des soutiens techniques et financiers pour aménager les espaces magnifiques du parc Intercommunal. Triste.

Photo : Lac de Tolerme dans le Lot – jlc ©creative commons – Cliquez sur la photo pour l’agrandir

La rue Jean Moulin à double sens : un fiasco annoncé !
16 octobre 2015 – 9 h 29 min | Pas de commentaire

rue cayrade - zone 20 devenue 30.jpgJ’avais évoqué il y a peu les graves problèmes de circulation et de mobilité à Decazeville depuis l’arrivée de la nouvelle majorité et la volonté de ces nouveaux élus de favoriser le tout voiture.

Le résultat était malheureusement prévisible : la rue Cayrade est devenu un couloir à voitures, ce qui est pour le moins néfaste à l’activité des commerces. Flâner dans cette rue et y faire des achats au milieu d’une circulation incessante de véhicules motorisés n’est pas du tout attractif.

La partie déjà aménagée aurait pu être le cœur de l’activité commerciale de la ville en y aménageant une zone de rencontre et en déviant la circulation de transit vers l’avenue Cabrol. Elle est devenue au contraire le lieu d’un passage incessant et bruyant de véhicules où il est difficile de traverser sans danger. Comble de la bêtise, cette portion de rue limitée il y a encore peu à 20 km/h est maintenant limitée à 30 km/h.

 

La rue Jean Moulin à double sens - Facebook.jpgMais c’était sans compter sur la persévérance des élus dans leur dogmatisme tout bagnole. Après le sens unique de l’avenue Cabrol et le double sens de l’avenue Foch dont l’efficacité ne saute pas aux yeux, bien au contraire, c’était au tour cette semaine de passer la rue Jean Moulin à double sens. Sauf qu’une fois de plus cette mesure a été prise sans concertation aucune avec les usagers particuliers et professionnels, notamment avec la communauté de communes intéressée pour le passage du TUB. Bien entendu cette mise en double sens de la rue Jean Moulin a été “reportée“, pour ne pas dire enterrée. Il n’y a pas besoin d’être un grand urbaniste pour comprendre que le petit giratoire à l’intersection des rues Jean Moulin et Alexandre Bos poserait des problèmes, notamment à certains horaires. Je l’avais d’ailleurs évoqué dans une réunion de la commission Urbanisme.

Report de la mise en double sens de la rue Jean Moulin -131015.jpg

Il semblerait que ces changements de circulation commencent à irriter pas mal de monde à Decazeville, notamment chez les commerçants.

Il faut sauver la ligne Cahors-Capdenac
29 septembre 2015 – 8 h 43 min | Pas de commentaire

cahors-capdenac1.jpgLe gouvernement vient de donner son accord pour la poursuite de la LGV de Bordeaux vers Toulouse et vers Dax pour un coût minimal de 8 milliards d’euros malgré l’avis défavorable de la commission d’enquête et après un rapport de la Cour des Comptes qui dénonçait les dérives et la non rentabilité du système LGV. Une aberration, alors que faire rouler des TGV sur les voies existantes régénérées coûterait 8 fois moins cher pour seulement quelques minutes de trajet en plus.

Si cette LGV se réalise, ce sera bien sûr aux dépends des trains du quotidien qu’utilisent 95% des Midi-Pyrénéens. Les collectivités locales, dont le Conseil Régional, seront obligées de participer au financement qui risque de plus de se réaliser à travers un PPP (Partenariat Public Privé) qui est tout bénéfice pour les grosses entreprises multinationales du BTP.

La priorité est bien sûr ailleurs. Rénover les lignes délaissées depuis plus de 30 ans par la SNCF, RFF et l’Etat et en améliorer d’autres pour refaire circuler des trains de fret au lieu d’inonder nos routes de camions et maintenant de bus, et permettre aux usagers que nous sommes tous une meilleure mobilité.

Ce week-end, les élus et les usagers se sont mobilisés pour défendre deux lignes emblématiques de notre région.

D’abord pour la ligne Beziers-Neussagues. Alors que cette ligne est importante pour les voyageurs mais surtout pour le fret, notamment l’usine Arcelor de Saint-Chély-d’Apcher en Lozère, la SNCF veut la fermer fin 2016.

Les partisans de la ligne POLT (Paris – Orléans – limoges – Toulouse) se sont retrouvés eux à Gourdon pour émettre une motion en direction du gouvernement. Ils demandent la modernisation de cette ligne et le renouvellement du matériel roulant afin de gagner du temps sur ce trajet que les Aveyronnais retrouvent à Brive. Je n’ai malheureusement pas vu un parlementaire aveyronnais aux côtés de Dominique Orliac, députée du Lot, sur les photos de cette journée diffusés dans la presse.

 

cahors-capdenac-voie cachée.jpgPrésent au Salon de la BD de Cajarc dimanche dernier, j’ai choisi la route buissonnière de la Vallée du Lot pour le retour. D’abord parce que le paysage de cette petite route est magnifique et ensuite parce que je voulais voir l’état de la voie ferrée qui longe la rivière, traversant la route à plusieurs reprises.

Cette ligne est complètement abandonnée et elle se dégrade de jour en jour. La végétation devient envahissante à tel point que la ligne n’est pratiquement plus visible sur certains tronçons. Ça, ce n’est pas le plus grave. On peut surtout imaginer que les tunnels, les traverses et les rails subissent également une lente dégradation. C’est bien sûr le souhait de l’Etat et de la SNCF qui veulent abandonner totalement cette ligne et du Conseil Général qui souhaite y aménager en lieu et place une véloroute,

Ma position est que l’on peut faire les deux. Gardons la voie ferrée pour les trains et aménageons la véloroute sur les petites routes et chemins existants comme il était prévu dans l’étude réalisée par l’AF3V de 2001.

 

frontenac.jpgJe me suis bien sûr arrêté au passage à niveau de Frontenac avec sa maison de garde-barrière qui a été un moment tenue il y a de cela quelques décennies par une grand-tante.

 

Pourquoi faut il garder et rénover cette ligne ?

frontenac2.jpgD’abord pour le Fret. La ligne Capdenac – Cahors est la seule ligne pertinente pour desservir l’Est du Lot et l’Aveyron. Techniquement, la ligne a un profil favorable, avec 2 locomotives, la charge remorquable est de 1 800 tonnes (l’équivalent de 60 camions) sur cette ligne contre 1 100 tonnes par la ligne Capdenac – Brive et de 1 440 tonnes par la ligne de Capdenac – Tessonnières.

Ensuite pour les voyageurs que l’on transporte en car depuis la fermeture de la ligne.

Et enfin pour remettre sur les rail le train touristique de Quercyrail

 

Le rail doit redevenir en France et sur notre région ce qu’il n’aurait jamais du cesser d’être : le transport collectif le plus sûr, le plus écologique et le plus rapide pour se déplacer.

Le contraire de ce que vient de décider le gouvernement.

 

Photos : jlc ©creative commons

Tout voiture, no future *
19 août 2015 – 13 h 45 min | Pas de commentaire

rue cayrade - 1983-2015.jpg

Trente deux ans séparent ces deux photos de la rue Cayrade à Decazeville. Quels points communs à ces deux photos ? La place envahissante donnée aux voitures sur cette rue commerçante et l’usage anarchique qu’elles en font. 

On peut comprendre cet encombrement en 1983 car cette rue en plein centre-ville était alors une route nationale, la RN 140 ou l’axe Brive-Méditerranée.

Le dossier de la circulation à Decazeville figurait au menu du bulletin municipal de 1983 (que vous pouvez télécharger en bas de note). On y apprend que la municipalité Rouquette (1959 – 1971) avait mis en place le stationnement limité par zone bleue alterné par quinzaine et une réglementation des poids lourds pour les trajets et les horaires de livraisons.

On pointait déjà l’exode des Decazevillois habitant en centre-ville vers les quartiers périphériques ou plus loin dans les communes rurales, qui arrivaient tous les matins en même temps avec leurs voitures en ville et occasionnaient déjà des bouchons portant préjudice au commerce riverain.

La circulation sur la RN 140 amenait un flux important de véhicules qui traversaient notre ville. Un comptage a permis de noter que 80 % des véhicules étaient immatriculés hors du département de l’Aveyron certains jours de chassé-croisé de vacances d’été. La rue Gambetta voyait alors des pointes de 1 000 véhicules/heure et la rue Cayrade 800 véhicules/heure ces jours là.

Le moindre véhicule en stationnement en double file provoquait un bouchon important.

Personne ne respectait les horaires de livraison et dès 1978, la municipalité avait pris la décision avec la Chambre de Commerce de créer une “gare routière“ (entrepôt de marchandise) où tous les livreurs devraient déposer leurs colis qui seraient ensuite distribués par un seul camion en ville. Ce projet précurseur de ce qui se fait maintenant dans les grandes villes n’a jamais véritablement fonctionné, la Chambre de Commerce ne s’y étant pas vraiment investie. 

En 1975, la municipalité Roques (1971 – 1977) avait lancé une étude sur la circulation à Decazeville et l’actualisation des propositions de cette étude sera réalisée par la municipalité Delpech (1977 – 1994) en 1978.

La première proposition était de régler les problèmes de circulation au carrefour du Broual (Bureaux de l’OPH), rue Maruejouls et les accès aux quartiers nord de la ville.

C’est aussi à cette période qu’ont débuté les travaux de la déviation de la RN 140, d’abord de Saint-Michel à la gare de Fontvernhes.

Il était prévu un dédoublement de la rue Gambetta par une « traversée » de la rue Jean-Moulin à la Vitarelle. Ce projet n’a jamais vu le jour.

Il était également prévu l’aménagement (au moins à sens unique) d’une voie pénétrante des Estaques au Sailhenc afin de soulager la circulation à la Vitarelle. Cette voie devait être au départ le Chemin du Sailhenc, l’avenue du 8 mai 1945 a été aménagée plus tard.

Il était même prévu d’étudier l’ouverture d’une nouvelle bretelle entre la Côte des Estaques et le quartier du Broual Trépalou (peut-être le chemin entre l’Envol et Trépalou ?).

Concernant la circulation rue Gambetta, il était proposé trois solutions, la troisième étant préférée :

1 – Mettre la rue Gambetta en sens unique

2 – Interdire tout stationnement rue Gambetta

3 – Matérialiser les emplacements de stationnement des véhicules de tourisme (avec parcmètres si nécessaire) sur un seul côté, toujours le même. Matérialiser les créneaux réservés aux livraisons. “L’application stricte de ces mesures serait nécessaire, sans aucune tolérance pour ceux qui ne la respecteraient pas. Sinon, elle serait sans effet réel“.

“Ces mesures peuvent être étendues rue Cayrade en fonction des résultats.

Il faut faire respecter les trottoirs. Notre appel du dernier bulletin municipal sur la sécurité des piétons, la gène de la circulation, le coût de détérioration des bordures, a été sans effet. Il faut donc en arriver aux sanctions (comme dans les autres villes)“.

 

rue cayrade -seguy.jpg

Les diverses municipalités qui se sont donc succédées ont réglementé le stationnement, d’abord par zone bleue alternée par quinzaine, puis par des parcmètres qui étaient souvent en panne et qui ont été supprimés, et maintenant avec le retour de la zone bleue.

Malheureusement, la surveillance du respect des horaires des parcmètres ou de la zone bleue n’a jamais réellement été mise en place. Et c’est bien là le problème.

 

Pourtant, la route nationale ne traverse plus le centre-ville. La déviation mise en place, devenue depuis quelques années route départementale 840, draine toute la circulation de transit, notamment de poids lourds, avec une moyenne de 8 000 véhicules jour et des pointes de 10 000 véhicules/jour l’été.

 

Contrairement à ce que pense la municipalité actuelle, un flux important de véhicules dans des rues commerçantes ne favorise pas pour autant l’activité de ses commerces. Ce serait même le contraire. 

Vouloir favoriser le commerce en augmentant à tout prix la circulation de voitures dans le centre ville sans penser aux autres modes de mobilité, notamment les modes actifs (vélos et piétons), est tout simplement contre-productif. C’est la politique d’un autre temps dont on voit partout l’échec où elle est mise en place, tant en terme économique (pour les commerces notamment), qu’environnemental (qualité des espaces urbains, qualité de l’air, bruit…) et social (mixité urbaine mise à mal…).

J’ai maintes fois eu l’occasion dans ce blog de revenir sur ce qui me semble les solutions les mieux adaptées à notre ville et à notre territoire où plus de 30 % des foyers n’ont pas de moyens personnels pour se déplacer. Chiffre qui est appelé à augmenter pour des raisons économiques mais aussi par le choix que font de plus en plus de personnes, notamment les jeunes, pour qui la voiture n’est pas la priorité.

Il faut améliorer les transports collectifs, notamment par un cadencement sur l’axe Viviez-Decazeville-Firmi (un bus toute les demi-heures par exemple), créer des aménagements pour les modes actifs (vélos et piétons), apaiser la circulation en ville par la création d’une zone 30 et d’une zone de rencontre sur le tronçon aménagé de la rue Cayrade…

Il faut réellement lancer notre ville dans une mobilité d’avenir en lien avec l’urbanisme, l’habitat et le commerce. Pour faire revenir les habitants et maintenir les commerces en centre-ville, il faut rendre notre centre-ville agréable à habiter et à arpenter. Et ce n’est pas au milieu des voitures et du bruit que l’on y arrivera.

  

decazeville,circulation,mobilité* Tout voiture, no future est le titre d’un livre datant de 2007 écrit par Denis Baupin aux éditions de l’Archipel que je vous encourage à lire. Denis Baupin, actuel député EELV, dénonce dans ce livre les lobbies du tout bagnole, mais aussi le manque de vision à long terme des hommes et femmes politiques dans le domaine de la mobilité. Il donne bien sûr ses solutions pour sortir du “tout voiture“.

 

La circulation à Decazeville – Bulletin Municipal 1983.pdf

 

Photos (cliquez sur les photos pour les agrandir) :

       – Cartes postales anciennes de Decazeville

       – Rue Cayrade de 1983 tirée du bulletin municipal de 1983 : Midi Libre

       – Rue Cayrade de 2015 : jlc – ©créative commons

Sale temps pour les vélos !
19 août 2015 – 9 h 32 min | Pas de commentaire

vélo roues volées - gare de viviez-decazeville.jpgLes vélos bénéficient à la gare de Viviez-Decazeville d’un superbe double arceau pour stationner.

Sauf que cette gare est fermée de 21h45 à 5h00 du matin. Cela a donc laissé du temps à des petits voleurs pour subtiliser les deux roues de ce vélo resté lui accroché à l’arceau par un antivol pourtant dérisoire.

De nombreuses gares sont maintenant équipées de box à vélos fermés.

box à vélos.jpgEn août 2011, j’avais moi-même préparé un courrier à la direction des infrastructures et transports du conseil régional Midi-Pyrénées pour demander l’installation de box à vélos fermés comme elle le fait dans de nombreuses gares de Midi-Pyrénées.

Le schéma des Modes doux de la Communauté de communes adopté aussi par les communes prévoyait 5 box sécurisées à la gare de Viviez. La Communauté de Communes du Bassin Decazeville-Aubin pourrait donc prendre en partie ou en totalité cet investissement à sa charge afin que de tels incidents ne se reproduisent plus et que les habitants du Bassin n’aient plus peur de laisser leurs vélos à la gare de Viviez pour prendre le train ou le TUB.

Photos : jlc ©créative commons

Les eaux du lac de la Découverte fragilisées, le Parc Intercommunal oublié
9 août 2015 – 8 h 29 min | Pas de commentaire

lac-vert4.jpgDepuis avril 2014, le Parc Intercommunal semble un peu abandonné. Les projets étudiés il y a quelques mois pour l’avenir du site de la Découverte semblent tombés aux oubliettes. Le programme pluriannuel d’investissements de la communauté de communes mis à jour récemment, les envisage au mieux après 2020.

Je m’en était déjà inquiété il y a environ un an.

Pourtant, tout le monde reconnaît que nous avons là un site magnifique qu’il faudrait à tout prix aménager, au moins à minima. Quand je dis tout le monde, ce sont avant tout beaucoup de Decazevillois mais aussi de nombreuses personnes venus d’ailleurs.

livinhac-piscine.jpgLa canicule que nous avons supporté en juillet et qui est malheureusement appelée à se reproduire souvent, devrait à minima remettre à l’ordre du jour le projet de zone de baignade sur ce lac. Tout le monde n’a pas de piscine et beaucoup ne souhaitent pas aller à la piscine municipale pour diverses raisons (coût, chlore, vétusté, ligne électrique…). Les baignades hors piscines, gratuites et surveillées sont de toute façon de plus en plus recherchées. Il n’y a qu’à voir le monde qui se rend à Livinhac, y compris de Decazeville.

Si vous êtes un habitué du site de la Découverte, vous avez peut-être remarqué fin juin, avant la période de canicule que nous avons connu, le fort verdissement des eaux du lac de la Découverte.

Concernant cette dégradation des eaux, j’ai envoyé le 29 juin un courrier à Monsieur le Président de la Communauté de communes du Bassin Decazeville-Aubin, propriétaire des lieux, avec copie à Monsieur le Maire de Decazeville sur lequel ce site est situé :

 

Monsieur le Président,

Depuis quelques jours, les eaux du lac se sont troublées et ont pris une vive couleur verte (voir les deux photos de cette note). J’ai rencontré la responsable du service environnement et patrimoine qui m’a expliqué après s’être renseigné auprès d’Halieutilot, qu’il s’agissait vraisemblablement d’une efflorescence algale ou “ bloom algal “, phénomène totalement différent du retournement des eaux du lac de novembre 2008.

Les températures actuelles (avant le 29 juin) ne peuvent pas expliquer uniquement ce phénomène. D’abord elles ne sont pas si élevées que cela et les nuits sont encore fraiches. L’explication viendrait plutôt des fortes pluies datant d’une quinzaine de jours qui auraient lessivé les sols et emporté les eaux vers le lac. La relative chaleur actuelle ayant seulement précipité ce phénomène. Or depuis un peu moins d’un an, une quinzaine de chevaux résident en permanence sur les pentes de ce site. On sait que les déjections animales contribuent de façon non négligeable à la détérioration de la qualité des eaux sous des formes diverses.

lac-vert3.jpgL’étude du profil de baignade du lac de la Découverte réalisée par le Cereg Massif-Central en 2011 notait que seuls les ruissellements des eaux météoriques sur les flancs du site peuvent constituer des sources de pollution bactériologiques significatives.

Je rappelle que les eaux du lac sont rejetées dans le Riou-Mort, puis le Lot.

Il me semble qu’à minima, le BRGM et l’Onema devraient être alertés.

De votre côté, pourriez-vous faire réaliser une analyse des eaux du lac afin de connaitre d’où peut provenir exactement cette dégradation ?

Dans l’attente des résultats de ces analyses, pourriez-vous demander au propriétaire des chevaux de les retirer de ce site ?

D’autre part, j’ai pu lire dans la presse locale que la municipalité de Decazeville envisageait des animations de sports mécaniques sur ce lac fin août.

Nous savons que ce site est très fragile. C’est pour cela que nous envisagions avec le cabinet Alliance qui avait piloté l’étude pour un pôle de baignade et de loisirs à la Découverte, la pratique d’activités douces sur ce lac : baignade, canotage, pêche, plongée… en aucun cas des activités motorisées.

Les plongeurs du club subaquatique ruthénois qui avaient visité les profondeurs de ce lac en janvier 2012 avaient noté que les fonds étaient constitués de sédiments très fins qui se déplaçaient au moindre mouvement des plongeurs et créaient immédiatement des “nuages“ noirs très denses.

La démonstration de jet-ski et de flyboard prévue fin août me semble fortement préjudiciable pour la qualité des eaux du lac de la Découverte, de ses fonds et de ses berges.

Il y a beaucoup d’autres sites en Aveyron ou dans le Lot et le Cantal proche où on peut pratiquer ces activités. Si l’initiative d’organiser une animation sur le lac est louable, d’autres activités beaucoup moins polluantes peuvent se dérouler sur ce magnifique site de la Découverte pour l’animer le temps d’un week-end : joutes, parapente, modélisme, jeux divers de ballon, jeux gonflables… sans parler d’activité pédestre et cyclable, de découverte de la nature, du patrimoine minier… Il suffit juste d’un tout petit peu de conscience environnementale et d’imagination.

Il me semble donc souhaitable que vous reveniez sur la décision d’autoriser cette démonstration de sports motorisés sur le lac de la découverte.

Recevez, Monsieur le Président, mes salutations les plus distinguées. 

Jean-Louis Calmettes

Conseiller municipal de Decazeville

 ——–

On peut bien sûr se réjouir de la présence d’animaux sur ce site et notamment de chevaux. Et je serais le premier à le faire si cela n’avait pas de conséquences néfastes. Sauf que l’on en voit les limites. Certes, cela évite une tonte annuelle, voire deux, mais si c’est au détriment de la qualité des eaux, je ne pense pas que cela soit souhaitable. Je rappelle que dans mon courrier, je demandais simplement des analyses afin de vérifier la cause de ce « bloom algal » et que par précaution en attendant le résultat des analyses, on retire provisoirement les chevaux du site.

Mais il y a aussi une autre inquiétude pour les animaux. Une étude concernant le pastoralisme sur le Parc intercommunal avait été diligenté il y a quelques années par la Communauté de communes qui pensait à juste titre accueillir pour entretenir les nombreux hectares de cet espace, des animaux aussi divers que des bovins, des moutons, voire des lamas. Sauf que l’ingestion de plantes par des animaux sur ces anciens sols industriels peut être problématique. Les plantes peuvent avaler les pollutions éventuelles contenues dans ces sols (phytoextraction) qui sont ensuite ingérées par les animaux. Doit-on prendre ce risque qui touche à la santé et au bien-être des animaux, si minime soit-il ? Les précédents élus n’ont jamais voulu accueillir des animaux sur ce site au regard notamment des risques de recours juridiques de propriétaires d’animaux tombés éventuellement malades.

 

À ce jour, je n’ai toujours pas reçu de réponses à mon courrier, tant de la communauté de communes que de la commune de Decazeville.

Le phénomène d’efflorescence algale a disparu.

Les chevaux sont toujours sur le site de la Découverte et la manifestation d’activités mécaniques sur le lac prévue fin août est plus que jamais d’actualité.

 

Encore un peu, monsieur le bourreau…

 À pied, à vélo, avec le tub, je sauve le climat.jpgRien ne semble y faire. Pas même les canicules, les tempêtes et les alertes à la pollution de l’air à répétition. Un rapport parlementaire vient de confirmer que l’impact économique de la pollution de l’air est de plus de 100 milliards d’euros par an en France et que ce coût va encore empirer rapidement si nous ne faisons rien. Près de 700 décès supplémentaires seraient liés à l’épisode de canicule de juillet. Les allergies touchent de plus en plus de monde et les maladies chroniques dues aux pollutions diverses de notre environnement explosent. Des dizaines d’espèces animales et végétales disparaissent tous les jours dans le monde dans la plus grande indifférence.

Et les gens continuent à prendre inconsidérément l’avion pour passer un week-end à Prague ou à New-York, à acheter des voitures diesel, à surconsommer de la viande, à vouloir des produits fabriqués à l’autre bout du monde…

Mais là où ça devient incompréhensible, c’est quand certaines collectivités se complaisent à en rajouter.

En cette année de mobilisation pour le climat et de la conférence internationale COP21 qui se déroulera à Paris en novembre prochain, la municipalité visionnaire de Decazeville a décidé elle… de lancer des activités  motorisées sur le lac de la Découverte.

Elle est soutenue en cela par le Conseil Départemental qui alloue une large subvention de 2 000 euros, sans doute pour améliorer le plan climat que cette assemblée a pourtant voté le 28 octobre 2013.

On va me dire que les apports de cette manifestation au réchauffement climatique sont dérisoires par rapport à l’ampleur du problème. Certes, sûrement. Mais c’est justement l’accumulation de ces petites atteintes à l’environnement et au climat qui aboutissent à l’état catastrophique que supporte notre planète aujourd’hui. Et c’est surtout un mauvais signe donné à chacun d’entre nous. C’est nous dire : ne changez rien, vous pouvez continuer à faire comme avant, ce n’est pas si grave que ça…

Et bien non ! La situation est très grave !

Et surtout, une collectivité se doit de donner le bon exemple.

Ceux qui encouragent ce genre de manifestation participent inconsciemment ou consciemment (ce qui est encore plus grave) à rendre notre planète moins vivable et surtout à compliquer gravement la vie des jeunes générations.

 

Il y a des tas d’animations à organiser sur ce lac et au delà sur tout le site du Parc Intercommunal, qui n’impacteraient pas ou peu notre environnement et notre avenir et mettraient réellement en valeur ces espaces magnifiques. Comme dit plus haut, il faut juste un tout petit peu de conscience environnementale et d’imagination.

Concernant l’avenir du Parc Intercommunal, on ne peut bien sûr pas ignorer les difficultés actuelles des budgets des collectivités, mais il faut tout de même aller de l’avant en essayant de trouver des financements extérieurs. Pourquoi ne pas travailler sur un projet global incluant notamment le pôle vélo et en élargissant peut-être le périmètre à la Vallée du Lot, en répondant par exemple à l’appel à projets Pôles de pleine nature en Massif Central ?

 

rando-velo.jpgVoici quelques exemples d’animations ponctuelles, estivales ou permanentes possibles sur le Parc Intercommunal (il y en a sûrement des tas d’autres) :

Sur les chemins et pistes :

Balades en gyropodes

Balades en Rosalies électriques

Promenades en vélos et vélos à assistance électrique

parapente-DDM.jpgLa montée impossible… à VTT

Courses de caisses à savon

Dévaler les pentes en trottinette

Essayer le Déval kart

Parcours acrobatiques, trampoline, tyroliennes

Beach-volley – Jeux de ballon – jeux de plage

Parapente au dessus de la Découverte (maintenant possible en toute sécurité depuis que la ligne électrique a été enlevée)

 

hydravions.jpgSur le lac :

Démonstration de modélisme : hydravions, voiliers… (déjà réalisé sur le lac de la Découverte)

Course d’OFNI (nombreux exemples en Aveyron et au delà)

Régates de bateaux en carton

livinhac-stand-up paddle -castor.jpgStand-up paddle

Bateau solaire (fabriqué sur le Bassin)

Pédalos, barques

Démonstration et pratique de la plongée (déjà réalisé sur le lac de la Découverte)

 

joutes.jpgJoutes lyonnaises et givordines (avec le club de Joutes de Boisse-Penchot)

 

 

 

Mais aussi autour et sur le lac : jeux gonflables, mini-golf, jeux de boules, pêche, randonnées thématiques : flore et faune, histoire et patrimoine, lecture de paysages…

cap-decouverte.jpg

Photos : jlc, ©creative commons

– sauf parapente : Photo DDM

– Cliquez sur les photos pour les agrandir.

 

plongée.jpg

 

 

 

foot-plage.jpg

capdenac-ofni.jpg

VM Zinc, fidèle au fret ferroviaire
7 août 2015 – 10 h 27 min | Pas de commentaire

train umicore.jpgAutant je suis parfois assez prompt à dénoncer les possibles atteintes à l’environnement de certaines entreprises locales, autant je suis sensible lorsque ces mêmes entreprises font des efforts pour diminuer les impacts de leurs activités sur l’environnement.

C’est le cas du groupe Umicore, qui depuis des années, choisit de transporter par rail les bobines ou les plaques de zinc brut de son unité de fabrication VM Zinc d’Auby dans le Nord à l’usine de transformation et de finition de produits finis VM Zinc de Viviez. Un train pas semaine arrive à Viviez, généralement le week-end, et il repart le lundi après avoir été déchargé.

Un premier appel d’offre en 2009 avait attribué ce marché de transport au groupe Logways et les wagons étaient tractés par des motrices d’Euro Cargo Rail.

motrices etf.jpgDébit 2015, un deuxième appel d’offre a attribué le marché à l’entreprise ETF, filiale d’Eurovia (groupe Vinci), spécialisée dans la construction et la maintenance d’installation ferroviaires, qui s’est lancée depuis peu dans le fret ferroviaire à travers sa filiales ETF Services.

Ces opérateurs ferroviaires de proximité ont malheureusement supplanté la SNCF sur de nombreux marchés, notamment pour les wagons isolés.

Il n’y a pas beaucoup d’entreprises du Bassin ou de l’Aveyron qui utilisent le rail pour leur logistique. Et c’est bien dommage. Il faut dire que l’Etat après avoir abandonné l’entretien des infrastructures ferroviaires, a pratiquement abandonné l’entreprise historique qui était chargé du fret. Comme il abandonne petit à petit le transport des voyageurs, notamment dans nos zones reculées. Tout cela pour mettre encore plus de camions et de cars sur les routes, avec les conséquences néfastes pour le climat, l’environnement et la sécurité de tous les usagers de la route.

Concernant l’usine VM Zinc de Viviez, il semble malheureusement que les produits finis repartent par la route.

Mais il y a une certaine dose d’incertitude concernant le mode de transport de marchandises à l’avenir puisque Umicore souhaite se débarrasser de VM Zinc.

En espérant que cela n’aura pas de conséquences fâcheuses sur le mode de transport.

Photos : jlc © creative commons – Cliquez sur le photos pour les agrandir