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Le Bassin aime-t-il la musique classique ?
23 août 2016 – 15 h 01 min | Commentaires fermés sur Le Bassin aime-t-il la musique classique ?

oct-170306.jpg

Dans un article du dimanche 21 août (visible en bas de note), Centre-Presse note que les rendez-vous avec la musique classique cet été ont connu une participation intéressante sur Decazeville.

Je n’ai malheureusement pu me rendre qu’au concert de Temple Ensemble où effectivement il y avait une assemblée respectable.

Sans connaître un engouement démesuré, la musique classique connaît depuis longtemps un succès d’estime à Decazeville. Serais-ce grâce au souvenir d’Emma Calvé, native de la ville ? 

Sans revenir aux siècles précédents, la programmation d’A Ciel Ouvert, l’association chargée de la programmation culturelle de la ville, laissait une part importante à la musique classique au début des années 2000 à Decazeville.

De nombreux interprètes et de nombreuses formations se sont produits d’abord à la salle Jean-Paul Sartre rue Clémenceau puis à la toute nouvelle salle de spectacle, l’Espace Yves Roques.

On peut noter dès 2001 le quintette de cuivres Vitrail à la salle Polyvalente. Le 13 janvier 2003, c’est l’ensemble Calliopée qui a interprété Pierre et le loup pour le public scolaire l’après-midi et tout public en soirée, un spectacle en collaboration avec les JMF (Jeunesse Musicale de France).

Pour la soirée inaugurale de la salle Yves Roques le 4 octobre 2003, c’est un magnifique spectacle coproduit par l’Institut Français de Marrakech et l’Opéra Éclaté Midi-Pyrénées et mis en scène par Olivier Desbordes intitulé « Le café chantant“ qui était proposé. C’était le début d’une collaboration enrichissante avec l’Opéra Éclaté basé à Saint-Céré dans le Lot.

anches hantées - aspibd.jpgEn 2004, c’est la première participation du quatuor de clarinettes Anches Hantées avec la decazevilloise Elise Marre sur la scène de la salle Yves Roques en première partie de la Musique des Gardiens de la Paix.

2005 a été une grande année pour la musique classique à Decazeville puisque après avoir accueilli le Quatuor Modigliani avec les JMF le 11 mars, c’est un magnifique Pierre et le loup qui a été accueilli à la salle Yves Roques le 9 avril. Ce spectacle était réalisé en collaboration avec l’association pour la Renaissance du Vieux Palais d’Espalion. Philippe Meyer y était le récitant et dans la douzaine de musiciens qui l’accompagnait, figuraient des grands noms de la musique classique : Marc Coppey au violoncelle, Romain Guyot à la clarinette et Muriel Cantoreggi au violon.

Le 26 mai de la même année c’est de nouveau l’Opéra Éclaté qui revenait à Decazeville avec “Les petites Noces de Figaro“, adaptation du mariage de Figaro de Beaumarchais et des Noces de Figaro de Mozart mis en scène par Olivier Desbordes.

Le Trio Wanderer attendu demain -CP-081205.jpegEt pour terminer l’année en beauté, le célèbre Trio Wanderer amené par Philippe Meyer et l’association pour la renaissance du Vieux Palais et auréolé des Victoires de la Musique en 1997 et 2000, a interprété Mozart, Chostakovitch et Saint-Saëns le 9 décembre 2005 à la salle Yves Roques.

orchestre de chambre de toulouse -DDM-200306.jpegLe 17 mars 2006, c’est l’orchestre de Chambre de Toulouse qui s’est produit à la salle Yves Roques pour un concert destiné aux scolaires l’après-midi et un concert tout public en soirée. La chorale En Sol Mineur de Decazeville et l’Orchestre de Chambre de Toulouse investissaient la scène pour la deuxième partie avec des interprétations d’œuvres de Gabriel Fauré.

En 2007, les JMF reviennent avec “Leçons enchantées“, un spectacle destiné aux scolaires, puis le 25 mars, c’est le quatuor H2O qui se produit salle Yves Roques en collaboration là aussi avec l’association pour la renaissance du Vieux Palais.

les éléments.jpegLe 24 avril, Decazeville a eu l’honneur de recevoir le Chœur de Chambre Les Éléments dirigé par Joël Suhubiette, Victoire de la Musique 2006.

 

 

 

bastien-bastienne -cp-261107.jpegLe 25 novembre, c’est encore une collaboration avec l’Opéra Éclaté avec “Bastien, Bastienne“, opéra comique de Mozart mis en scène par l’immense Michel Fau.

Le 20 janvier 2008, le pianiste Jean-Philippe Collard s’est produit à la salle Yves Roques grâce au Vieux Palais pour interpréter Beethoven, Moussorgsky et Schumman.

Le 7 mars de la même année, c’est le quatuor de clarinettes Anches Hantées qui s’est produit avec la participation de la Lyre Decazevilloise pour un spectacle scolaire et le lendemain pour un spectacle tout public.

Le 29 novembre 2008, c’est le talentueux jeune pianiste David Kadouch qui se produit à Decazeville pour un concert Eric Satie avec les JMF. David Kadouch obtiendra deux ans plus tard le prix de la Révélation Jeune Talent aux Victoires de la Musique classique et un “Young Artist of the Year“ aux Classical Music Award 2011.

La programmation culturelle d’A Ciel Ouvert, également très relevée dans les domaines du théâtre, de la danse et de la chanson française, va s’alléger les années suivantes et laisser malheureusement peu de place à la musique classique.

On aura tout de même l’occasion de voir le quatuor Tercea avec les JMF le 21 octobre 2010, les Anches Hantées de nouveau en 2011 avec le spectacle scolaire et grand public intitulé Cha(t)rivari, puis de nouveau l’Orchestre de Chambre de Toulouse le 30 mars 2012 pour un spectacle scolaire et grand public : Mozart, de Léopold à Wolfgang.

Le 24 mai 2013, Les JMF présentent un concert avec violon et harpe de Anne Ménier et Christine Icart pour les scolaires et tout public

 

Les decazevillois ne sont pourtant pas renommés pour avoir une grande appétence culturelle. Mais sans attirer les foules, ces concerts de musique classique connaissaient une participation honorable avec un public fidèle et averti.

orchestre de chambre de toulouse -CP-200306.jpegLes collaborations avec les JMF, l’Opéra Éclaté de Saint-Céré et l’association pour la Renaissance du Vieux Palais d’Espalion ont permis d’attirer à Decazeville des spectacles de qualité avec des grands interprètes reconnus aujourd’hui mondialement. On ne peut que regretter l’arrêt de ces collaborations.

Je suis persuadé que beaucoup de jeunes scolaires de l’époque qui ont assisté à un après-midi pédagogique avec l’Orchestre de Chambre de Toulouse ou avec Philippe Meyer et les musiciens expliquant Pierre et le Loup, ont gardé et garderont de ces séances un souvenir inoubliable. 

le concert de noël fait salle comble -cp-111206.jpegJe ne veux bien sûr pas oublier les concerts de Noël de la chorale decazevilloise “En Sol Mineur“, concerts très attendus par la population. La Chorale en Sol Mineur organisait également un Festival des chorales.

Je ne veux pas oublier non plus les concerts de la Lyre Decazevilloise. J’avais filmé leur magnifique interprétation de l’ouverture de “Zampa“ de Ferdinand Hérold en 2007.


LA LYRE DECAZEVILLOISE – ZAMPA – F. HEROLD par calmettes

On peut aussi noter sur le Bassin la présence du club de musique d’Aubin Pierre et Marie Descrozaille qui sensibilise sur la musique classique et organise des sorties à des concerts dans des salles locales ou toulousaines.

On ne peut donc que se réjouir du retour de la musique classique sur le Bassin. Mais ne nous emballons pas ! Ce retour estival semble bien timide, loin des programmations des années fastes 2003-2008. Les prochaines programmations culturelle réalisées maintenant par la Communauté de communes feront-elle un peu plus de place à la musique classique ? La municipalité de Decazeville va-t-elle poursuivre dans cette programmation estivale ? Rien n’est moins sûr.

 

Une petite remarque pour terminer. L’église Notre-Dame n’est peut-être pas le lieu idéal pour apprécier un concert de musique classique à sa juste valeur. L’acoustique n’y est pas très bonne, la visibilité pour suivre les musiciens y est aléatoire, le confort des sièges laisse un peu à désirer et les bruits extérieurs parasitent une écoute attentive. Ne vaudrait-il pas mieux accueillir ces concerts à la salle Yves Roques (à part les concerts d’orgue bien sûr) où les artistes pourraient se produire dans des meilleures conditions scéniques et où le public pourrait apprécier ces concerts dans des conditions de confort et d’acoustique optimums ?

 

La musique classique aurait-elle trouvé sa place.jpeg

Photos : cliquez sur les photos pour les agrandir

– Articles de la presse quotidienne régionale : Centre-Presse, La Dépêche du Midi et Midi Libre – DR

– Anches Hantées (à l’ASPIBD), Orchestre de Chambre de Toulouse : jlc – Licence Créative Commons

– Chœur de Chambre Les Éléments : extrait du carton d’invitation

Robert Combas expose à Villefranche
5 août 2016 – 9 h 10 min | Commentaires fermés sur Robert Combas expose à Villefranche

Salon.jpg

Villefranche-Céramiques d'artistes.jpgVillefranche est incontestablement cet été la capitale ouest-aveyronnaise de l’art contemporain. Deux belles expositions s’y déroulent actuellement. Le Musée Urbain Cabrol présente une collection intéressante de céramiques d’artistes parmi lesquels Picasso, Soulages, Miro, Mesnager, Pétrovitch, Dado, Alechinsky… Une occasion de voir également les collections permanentes de ce musée.

 

table De Gaulle -chaise traineau - commode.jpgEt puis il y a l’exposition Combas au Moulin des arts de Saint-Rémy et à l’Atelier Blanc de Villefranche-de-Rouergue, fruit d’une collaboration entre l’artiste sétois et Jean-Claude Maillard, PDG de Figeac-Aéro.

Je ne connais pas personnellement Robert Combas mais je connais son travail depuis plus de 30 ans. 

Travaillant entre Sète et Narbonne tous les étés à cette époque, c’est au début des années 80 que des amis Sétois m’ont initié à la découverte de cette nouvelle peinture dont ils connaissaient quelques acteurs pour les avoir fréquenté notamment à l’école.

C’est donc grâce à eux que je me suis plongé dans la Figuration Libre, mouvement artistique que ces artistes sétois ont contribué à créer et à enrichir.

Tables basses - lampadaires droits - Miroirs.jpgTrempé dans leur jeunesse dans les œuvres de François Desnoyer et de Pierre François, leurs illustres prédécesseurs à Sète, ils ont révolutionné à leur tour cet art en mêlant leur culture sétoise au rock-punk et à la BD des années 70/80, avec tout ce qu’il faut de rêve ou de non-rêve (no future), de déglingue, de couleur et d’humour. Je me suis donc complètement retrouvé dans cette génération de peintres, à quelques années près de mon âge.

J’ai donc vu depuis ces années plusieurs expositions individuelles ou collectives de Robert Combas :

  • Exposition Combas – Di Rosa à l’Espace Fortant de France à Sète en 1989. Premier choc frontal d’envergure avec cette peinture qui m’a réellement donné envie d’en connaître plus.
  • Combas - Caravane des arts au soleil -1990.jpegLa “ Caravane des arts au soleil “, exposition itinérante des côtes françaises de Nice à Dunkerque en 1990, réalisée sur une idée de Ben. C’est sur la plage de Vendres que j’ai pu admirer des magnifiques caravanes décorées par Combas, Di Rosa, Spoerri, Jean Le Gac, Cervera, Biascamano…
  • Exposition Combas Toulouse-Lautrec au Musée Toulouse-Lautrec du Palais de la Berbie à Albi et une expo Combas dans un autre lieu de cette ville en 1990.
  • Expo peintres école sétoise - Sérignan -Été 1991 4.jpegCombas faisait partie d’une exposition des peintres de l’école sétoise à l’été 1991 à Sérignan ou André Gélis était le tout nouveau maire avant de créer en 2006 son Musée Régional d’Art Contemporain.
  • L’exposition Aquestécop au musée Paul Valéry à Sète en 1992
  • A Figeac en 1995 dans la salle de la place des Ecritures
  • Et dernièrement la magnifique exposition “ Figuration Libre : historique d’une aventure “ au musée Paul Valéry à Sète en 2015.

Bouteilles Côtes d'Olt.jpgMa collection d’“œuvres“ de Combas se résume à quelques affiches et catalogues d’expositions, une bouteille de Cahors “ Côtes d’Olt “ de 1985 dont il a réalisé l’étiquette en compagnie d’Hervé Di Rosa, Blanchard et Boisrond et une montre que j’avais acheté il y a fort longtemps. 

Montre Combas.jpgJe ne sais plus où, peut-être à une boutique rue Quincampoix à Paris ou à Félix and Co à Sète ?

 

 

 

Je ne connais pas non plus personnellement Jean-Claude Maillard. Je connais l’industriel local, le PDG du groupe Figeac-Aéro, groupe qui a actuellement le vent en poupe grâce au secteur de l’aéronautique en plein développement. Je connais bien sûr les partenariats qu’il a su créer avec certaines entreprises du Bassin de Decazeville. Je sais aussi qu’il est devenu en quelques années la 125ème fortune de FranceMais je ne lui connaissais pas cette passion pour l’art contemporain. Passion que sa nouvelle fortune lui permet d’assouvir mais dont il fait profiter tout le monde en montrant le fruit de sa collaboration avec Combas.

 

Je connais par contre le Moulin des Arts de Saint-Rémy et l’Atelier Blanc à Villefranche-de-Rouergue pour y avoir vu entre autre l’exposition de Richard Di Rosa à l’été 2011, autre acteur important de la Figuration Libre.

 

Console-lampadaire.jpgC’est plus par curiosité qu’enthousiasme que je me suis rendu à cette exposition à Villefranche-de-Rouergue et à Saint-Rémy.

Que pouvait donner la rencontre entre un artiste atypique comme Combas et un industriel nouvellement fortuné ? Allais-je voir une exposition de circonstance où un industriel se fait plaisir en invitant un artiste renommé à travailler sur les matériaux qu’il utilise dans ses entreprises ?

Après la visite de l’exposition, je crois qu’il s’agit là d’une rencontre de deux personnes passionnés et sincères qui ont décidé de mettre leurs compétences en commun.

Jean-Claude Maillard, fier de son métier, des matériaux qu’il connaît bien, de la compétence de ses employés à travailler ces matériaux, sincèrement amoureux de l’art contemporain et du travail de Combas en particulier ;

Robert Combas, qui avait déjà eu une expérience dans la décoration de mobilier bois sans en être pleinement satisfait et qui s’est pris au jeu de la proposition de Jean-Claude Maillard de travailler sur l’aluminium.

Et c’est plutôt réussi.

 

Miroir.jpgDu mobilier aux formes “ tarabiscotées “ dessiné par Combas, parfois reprises du mobilier bois antérieur, mais réalisé ici avec de l’aluminium poli, du verre, des matériaux composites…

On retrouve là des tables basses de salon, des bureaux, des sièges, des chaises traineau, des dessertes, des consoles, des luminaires, des chandeliers…

Tout ce mobilier a été décoré un par un par Robert Combas à l’exception de l’imposante table de salle à manger en aluminium poli restée vierge de toute décoration.

Des tableaux de Combas décorent les murs.

Tapis-bureau.jpgPour ma part j’ai eu un coup de cœur pour le magnifique tapis du Moulin des Arts à Saint-Rémy, pour les “ casqués de la tête et des yeux “ qui servent de supports à des lampadaires ou des tables basses et pour les miroirs qui selon les confidences de Combas à André Gélis : “ Un miroir devenu peinture sur miroir, on ne peut pas se voir dedans, quoique… “. Et c’est vrai.

Les spécialistes de l’aluminium apprécieront je pense le travail minutieux des employés de la filiale de Figeac-Aéro, FGA Tunisie à Fouchana, pour la réalisation des œuvres en aluminium imaginées par Combas. 

Guitare.jpgL’exposition de l’Atelier Blanc complète celle de Saint-Rémy avec une salle réservée à la période rock de Combas. J’ai eu beaucoup de plaisir à revoir le tableau Black Tintin et le capitaine Hard Rock et une guitare que j’avais apprécié à l’exposition Fan Club au MIAM de Sète en 2013.

 

Catalogue.jpgExposition Robert Combas

Savoir faire ? Mobilier, métal, couleurs…

Moulin des Arts à Saint-Rémy et Atelier Blanc à Villefranche

Du 9 juillet au 18 septembre 2016

Commissaire de l’exposition : André Gélis

Catalogue de l’exposition (couverture cartonnée) : 15 €

 

Photos : Cliquez sur les photos pour les agrandir

Toutes les photos : jlc – Licence Créative Commons

Sauf : couverture catalogue : Delphine Trébosc -DR

De la BD à Martel (46)
25 juillet 2016 – 14 h 38 min | Commentaires fermés sur De la BD à Martel (46)

HERMAN - 1984-2016.jpg

32 ans séparent ces deux photos du dessinateur belge Herman, Grand Prix de la ville d’Angoulême au Festival International de la Bande dessinée (FIBD) d’Angoulême en 2016.

HERMAN - SANS PARDON - MARTEL - DÉDICACE - 240716.jpegLa première photo date de janvier 1984. Elle a été prise à ce même Festival d’Angoulême. La seconde a été prise hier, au Festival de la BD de Martel dans le Lot auquel je me suis rendu à l’invitation de Charles Soubeyran, auteur de l’ouvrage sur Guy Brunet et une des chevilles ouvrières de ce festival de Martel au sein de l’association les Fêlés de la BD.

herman - sans pardon.jpgSur la première photo de 1984, Herman me dédicaçait un ouvrage de la collection « Jérémiah » : Les eaux de colère. C’était déjà en 1984 un dessinateur renommé qui avait débuté avec d’autres séries, notamment Bernard Prince et Comanche avec Greg. Cette année, c’est son ouvrage « Sans pardon », prix de la ville d’Angoulême qu’il a produit avec la complicité de son fils, Yves H., qu’il m’a donc dédicacé. 

Martel - 24ème Festival BD -240716.jpgIl était hier à Martel avec d’autres dessinateurs, dont Fawzi qui a réalisé l’affiche de cette édition 2016 et l’aveyronnais Pascal Croci.

A noter également la présence à Martel de Françis Groux, fondateur du Festival d’Angoulême et auteur d’une très belle et très complète exposition sur « Les gens du voyage dans la BD » qui était présentée dans la salle de la Raymondie, autour de la halle où tous les auteurs invités étaient présents. Deux autres expositions étaient également à voir, une sur l’œuvre d’Herman et un hommage à Siné qui vient de nous quitter.

J’ai profité de cette visite à Martel pour faire un petit tour dans le magnifique centre ancien et je me suis ensuite rendu à Cajarc pour profiter du dernier jour du festival Africajarc.

 

Photos : cliquez sur les photos pour les agrandir

– Photos 1 – Herman : les deux photos (1984 et 2016) : jlc – Licence créative Commons

– Photo 2 : Dédicace d’Herman

– Photo 3 – Couverture de Sans Pardon d’Herman et Yves H. – Editions du Lombart – 2016

– Photo 4 – Affiche du festival de Fawzi

Transfert de la compétence programmation culturelle à la Communauté de communes
2 juillet 2016 – 8 h 24 min | Commentaires fermés sur Transfert de la compétence programmation culturelle à la Communauté de communes

programmation-culturelle-dkz.jpgNous devions hier soir en conseil municipal voter pour le transfert de la compétence de la programmation culturelle à la communauté de communes du Bassin Decazeville-Aubin à partir de septembre 2016.

Ce transfert comprends aussi une partie du personnel et des bâtiments comme la salle Yves-Roques et l’immeuble Jean-Macé.

Voici ci-dessous mon intervention.

———- 

Depuis deux ans, les dépenses de fonctionnement du service culturel de la ville ont baissé. Cela concerne autant les dépenses de personnels que celles destinées à la programmation culturelle en elle même avec deux objectifs :

  • faire des économies budgétaires sur le dos de la culture,
  • faire en sorte que l’attribution de compensation baisse à minima lors du transfert à la Communauté de communes.

 

Concernant le personnel :

  • nous avons regretté le non remplacement d’un cadre A (Marion David), pivot de la bonne marche du service culturel, d’une programmation culturelle attractive et d’aide et de soutien aux associations culturelles de la ville,
  • Vous avez ensuite confié la gestion de la régie de la salle Yves Roques à des entreprises privées avant que vous ne compreniez que cela n’était pas la bonne solution et que vous repreniez cette année un régisseur, mais seulement à mi-temps.

 

jeanne-cherhal-yves-estival.jpgConcernant la programmation culturelle, le budget a baissé et de ce fait :

  • Le nombre de spectacles a été revu fortement à la baisse (5 spectacles seulement cette année !)
  • Et surtout la qualité des spectacles proposés a aussi considérablement baissée (surtout les spectacles tout public).

Les Jeudi de l’été ont également subi une érosion budgétaire passant en trois ans de 19 400 euros à 11 200 euros.

 

Le plus grave dans ce transfert, c’est que la Communauté de communes envisage une programmation culturelle du même niveau où vous l’avez amenée : celle d’un petit bourg de 2 000 à 3 000 habitants, alors que nous sommes une communauté de communes de 16 000 habitants, bientôt 20 000.

 

Si nous souhaitons accueillir de nouveaux habitants, il est indispensable d’avoir une offre culturelle digne d’un territoire de notre importance. M. Andrieu vient de le dire, la culture, c’est aussi de l’économie.

 

Mais il n’y a pas que le fonctionnement qui ait souffert ces dernières années à Decazeville, il y a aussi l’investissement. Car on a bien compris qu’il fallait investir le moins possible, notamment dans les bâtiments potentiellement transférables.

La salle Yves Roques aurait mérité par exemple quelques investissements supplémentaires dans l’amélioration du son et de l’éclairage notamment.

 

musée vetter - expo climat - copie.jpgMais c’est aussi le cas pour le Musée Vetter que vous souhaitiez transférer. Les travaux de réfection totale de la toiture de ce Musée pourtant budgétisés en 2014 pour un montant de 72 000 euros n’ont jamais été réalisés.

Nous avons amplement déjà parlé du fonctionnement de cette structure qui a souffert en ce début d’année.

Je ne suis pas sûr que les conditions proposées dans ce transfert réussissent à redonner la dynamique que l’on est en droit d’espérer pour ce musée. Quoi qu’il en soit, le bâtiment reste à la commune et des travaux doivent être réalisés rapidement.

 

pole culturel dkz -250114.jpgConcernant l’immeuble Jean Macé, je suis pour ma part surpris de l’annonce du transfert de la partie communale à la Communauté de communes. Nous n’en avons jamais entendu parlé que ce soit en commissions ou en conseil municipal.

Il s’agit là d’un désengagement patrimonial important de la commune.

Est-ce le moment de se désengager d’un patrimoine important dont la réhabilitation reste certes à terminer, alors que nous manquons par exemple cruellement de salles de réunions dignes de ce nom à Decazeville.

Il aurait peut-être fallu au préalablement nous informer sur le devenir de certaines salles communales comme celles du square Ségalat ou de l’immeuble des sociétés.

 

De plus, nous manquons d’informations concernant le transfert de cet immeuble.

  • Qu’envisage de faire la CCDA de ces locaux ?
  • Quels travaux sont-ils envisagés ?
  • Quel serait le calendrier de ces travaux ?

 

zumol studio.jpgPuisque nous sommes à l’immeuble Jean-Macé, je voudrais dire mon inquiétude pour le pôle musique qui devrait être créé au rez-de-parking. Ce qui devait être un vrai projet musical de territoire travaillant autant sur la formation que sur la création et la diffusion des musiques actuelles est en fait devenu une coquille vide. Nous aurons juste le transfert de quelques associations qui travaillent principalement dans la formation musicale. Tout a été fait pour tuer ce projet : des atermoiements de la Communauté de communes durant trois ou quatre ans à la suppression ciblée des subventions en 2016 pour certaines associations. Le départ annoncé de Zumol et du studio d’enregistrement pour Rodez est une mauvaise nouvelle pour notre territoire, notamment pour la jeunesse.

 

Je voudrais dire un dernier mot sur la manière dont a été réalisé ce transfert. Encore une fois, tout a été fait dans la précipitation et dans l’entre soi. Les commissions Culture de la ville et de la Communauté n’ayant eu que peu d’informations, peu de pouvoirs de proposition et encore moins de pouvoirs de décision.

 

La qualité de vie sur notre territoire est un élément essentiel pour garder et accueillir de nouvelles populations sur notre territoire. La culture en est un maillon indispensable.

 

Souhaitons qu’à l’avenir, une fois ce transfert réalisé et les deux communautés de communes réunies, une vraie politique culturelle se mettra en place sur ce nouveau territoire avec des projets ambitieux et un budget conséquent pour les accompagner.

 

Photos : 

–  Jeanne Cherhal à Decazeville : Yves Estival

– Toutes les autres photos : jlc – Licence Créative Commons

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Aveyron : le 39ème Festival de l’abbaye de Sylvanés
20 juin 2016 – 19 h 24 min | Commentaires fermés sur Aveyron : le 39ème Festival de l’abbaye de Sylvanés

La 39ème édition du Festival de l’abbaye de Sylvanés, se déroulera du 10 juillet au 28 août 2016, dans le magnifique site de l’abbaye de Sylvanés dans le sud Aveyron. Comme toujours, il fera la part belle aux musiques sacrées et aux musiques du monde. Cette édition propose de nous plonger dans des espaces de […]

Mieux respecter les animaux, c’est mieux respecter les Hommes
3 juin 2016 – 12 h 25 min | Commentaires fermés sur Mieux respecter les animaux, c’est mieux respecter les Hommes

Il y a maintenant de nombreuses années que je défends la cause animale et que je milite contre l’exploitation des animaux sous toutes ses formes.

Bienvenue dans le comté de Mondalazc - Pipo.jpegVers la fin des années 1990, je soutenais et participais aux actions de l’association Causse en Liberté qui s’opposaient au parc animalier que voulait créer sur ce magnifique causse le vicomte de La Panouse déjà propriétaire de plusieurs parcs animaliers. Malheureusement, nous avons perdu et ce parc s’est fait. Mais cette lutte m’avait très marqué. Elle m’avait aussi beaucoup appris pour la suite de mon militantisme tant pour la cause animale dans les parcs animaliers et cirques, que pour sa dimension non violente et culturelle. Je garde avec préciosité un magnifique livre dédicacé de Claude Nuridsany et Marie Perennou, auteurs du magnifique film Microcosmos, gagné à un « quine » organisé par Causse en Liberté. Mieux que de gagner un dindon ou un filet garni quand même ? Tout comme je garde le souvenir d’avoir assisté à la pièce d’Yves Garric « Les tigres de Cantagasse » jouée par la Compagnie du Théâtre à Moudre à la salle des fêtes comble de Salles-la-Source.

Le mémoire de sociologie que j’ai réalisé en 1998 dans le cadre d’études au CNAM partait de l’exemple de Mondalazac et traitait déjà d’un thème important à mes yeux : associations et conflits environnementaux.

Cliquez ci-dessous pour le découvrir (avec indulgence) :

Des moutons, pas des lions – Des vignes, pas des lignes – J-Louis Calmettes -1998-web.pdf

 

L’installation d’un parc animalier sur le type de Sigean à Millau est bien sûr une mauvaise nouvelle. Comment peut-on avoir des idées aussi saugrenues lorsque l’on est sur un territoire inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l’Unesco pour son paysage culturel de l’agro-pastoralisme ? En plus d’une atteinte à l’intégrité des animaux, c’est un non sens !

 

cirque muller- lions.jpgQuoi de plus naturel ensuite de m’opposer aux cirques se déplaçant de ville en villes, transportant et exposant des animaux sauvages enfermés dans des cages minuscules.

Il y a quelque chose de dégradant à enfermer des animaux sauvages toute leur vie dans des cages, loin de leurs territoires d’origine et à les voir exécuter des numéros grotesques pour quelques frissons malsains. Il n’y a surtout rien de pédagogique à les voir ainsi et il est navrant de voir des instituteurs amener leurs élèves dans les ménageries ou des parents amener leurs enfants dans ce genre de spectacle.

cirque muller -kakemono rue gambetta.jpgJ’ai donc signé en 2009 la pétition de 30 Millions d’Amis pour des cirques sans animaux sauvages, et j’ai toujours soutenu cette position auprès de mes collègues du conseil municipal de Decazeville afin que nous n’accueillions pas de cirques avec des animaux. Je me suis trouvé bien seul.

J’ai bien sûr rejoint le récent groupe Facebook « L’Aveyron dit STOP aux cirques avec animaux » qui a déjà 375 abonnés.

 

De la même manière, je suis depuis de nombreuses années un militant anti-corrida, adhérent au CRAC. La corrida n’est pas un art, même pas une tradition française. C’est avant tout de la torture en réunion sur des animaux.

 

chat libéré.jpgDès 2008, élu à la mairie de Decazeville, je me suis occupé avec l’association Aide aux Animaux Abandonnés du Bassin des animaux errants dans la ville. Dès cette année là, nous avons débuté une campagne de stérilisation et d’identification associée à une communication en direction des habitants. Grâce à cette action qui a été pérennisée par la mairie et à cette association, ce sont des centaines de chats qui ont été stérilisés et adoptés.

 

Enfin, j’ai toujours montré mon opposition aux élevages industriels. Qu’ils soient porcins, bovins ou avicoles, les animaux de ces élevages vivent leur courte vie dans des conditions de promiscuité et de maltraitance effroyables. Ces élevages représentent de plus un danger important pour notre santé et pour l’environnement, ruinent les agriculteurs, tuent l’emploi agricole et ne servent qu’à engraisser une poignée d’entreprises de l’agro-alimentaire.

loupiac-porcherie.jpgNous assistons actuellement en Aveyron à une recrudescence de l’augmentation du nombre d’animaux dans les élevages porcins existants et au développement d’une filière « canards » industrielle. Après l’ouest de la France où les plages sont polluées par les algues vertes et l’eau n’est plus buvable sans de nombreux traitements chimiques onéreux, allons-nous être le nouvel eldorado de l’agrobusiness ?

Personnellement, j’ai considérablement réduit mon alimentation carnée sans arriver pour l’instant à m’en passer totalement. C’est de toute façon une tendance qui augmente progressivement en France. Les éleveurs aveyronnais devraient rapidement prendre conscience de cette tendance et l’anticiper en diversifiant leurs activités vers d’autres filières alimentaires ou dans des élevages de qualité et bio qui prendront en compte le bien-être animal de la naissance à l’abattage.

Rodez : Pablo Picasso sera à l’honneur au musée Soulages tout l’été 2016
9 mai 2016 – 20 h 13 min | Commentaires fermés sur Rodez : Pablo Picasso sera à l’honneur au musée Soulages tout l’été 2016

La dernière grande exposition temporaire du musée Soulages Rodez, consacrée à l’artiste vénézuélien Jesús Rafael Soto, vient de prendre fin. Alors même qu’elle a eu lieu au cœur de la période hivernale où la fréquentation est habituellement moins importante, à la surprise générale, l’exposition Soto connu un fort succès. La preuve est ainsi apportée qu’avec […]

Rodez : En attendant l’Estivada 2016… l’exposition Jean Boudou
2 mai 2016 – 21 h 39 min | Commentaires fermés sur Rodez : En attendant l’Estivada 2016… l’exposition Jean Boudou

La nouvelle édition de l’Estivada 2016 devrait être sensiblement différente des précédentes. En effet, depuis l’édition 2015, la ville de Rodez, propriétaire de l’appellation Estivada, avait décidé de reprendre en main cette importante manifestation. Fini la délégation à l’association Org & Com, comme c’était le cas ces dernières années. En 2016, l’Estivada sera exploitée en […]

Que va devenir le musée de géologie Pierre-Vetter
12 février 2016 – 22 h 28 min | Commentaires fermés sur Que va devenir le musée de géologie Pierre-Vetter

fermeture musée vetter.jpgComment ne pas être inquiet de l’annonce par la municipalité de la fermeture “pour inventaire“ du musée de géologie Pierre-Vetter.

La porte est d’ailleurs restée close cette semaine.

La soudaineté de cette décision alors qu’une exposition était en cours d’organisation et que des visites de groupes scolaires étaient prévues laisse perplexe.

Est-ce une fois de plus la façon d’exprimer que la culture coûte trop cher et que les habitants et scolaires du Bassin ainsi que les touristes de passage n’ont pas besoin de ce musée ?

expo climat.jpgSitué en bordure de l’ancienne exploitation minière de La Découverte, il fait partie intégrante de l’histoire et du patrimoine de notre ville. Les spécialistes de la géologie en France et au delà reconnaissent la qualité de ce musée.

Grâce à son conservateur qui a su mettre en valeur les riches collections qu’il abritait en les améliorant ainsi qu’aux moyens financiers accordés jusqu’à maintenant pour fonctionner, ce musée retrouvait une fréquentation plus qu’honorable.

expo requins.jpgLe choix de la vulgarisation de la culture scientifique et de la sensibilisation à l’environnement commençait à porter ses fruits. Les expositions temporaires, les conférences et les animations de haute qualité organisées par ce musée attiraient un public de plus en plus nombreux et de plus en plus jeune venant de tout l’Aveyron et au delà d’année en année.

Pourquoi donc la municipalité actuelle choisit-elle de casser cette dynamique ?

Il est au contraire important de poursuivre les efforts en faveur de ce musée, efforts qui devront être maintenus et accentués en synergie avec les autres musées lorsque la communauté de communes prendra les compétences de la culture et du tourisme le 1er janvier 2017.

Photos : jlc ©creative commons – Cliquez sur les photos pour les agrandir

Rodez : Le musée Soulages connaît une excellente fréquentation et présente sa nouvelle exposition Jésus Rafaël Soto
20 janvier 2016 – 20 h 23 min | Commentaires fermés sur Rodez : Le musée Soulages connaît une excellente fréquentation et présente sa nouvelle exposition Jésus Rafaël Soto

Un peu plus de 18 mois après son ouverture le 30 mai 2014, le Musée Soulages passe à la vitesse supérieure pour aborder l’année 2016. De quoi clouer le bec de celles et ceux qui ces dernières années ont durement critiqué la création du musée. Même s’il faut encore rester prudent en raison de la […]