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Articles dans Les verts

Imposer des projets inutiles par la force
8 février 2019 – 9 h 57 min | Commentaires fermés sur Imposer des projets inutiles par la force

Capture-d’écran-2018-03-13-à-17.42.36-1.pngLe site de l’Amassada à Saint-Victor-et-Melvieu en Aveyron a fait l’objet d’une opération de la gendarmerie hier matin. Cette opération d’intimidation précède vraisemblablement l’expulsion manu-militari des occupants de cette zone. Quoi que l’on pense des raisons de la création de cette ZAD aveyronnaise, cette opération de gendarmerie et cette possible expulsion constituent des méthodes détestables. On ne que peut regretter le rouleau compresseur administratif et politique qui a conduit à un impasse et à la création de cette ZAD. Le transformateur de Saint-Victor, comme l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, comme le projet Europacity à Gonesse, comme le Center-Parc de Roybon, comme le grand contournement ouest à Strasbourg, l’usine Knauf à Illange… et comme les projets de Séché et de Solena à Viviez et Aubin font partie de petits et grands projets imposés qui suscitent des rejets des populations locales. Rejets qui proviennent souvent de leur inutilité car d’autres solutions moins dommageables pour l’environnement, le climat et pour les populations locales sont possibles et surtout souhaitables.

« Pour le futur, il faudra aussi tirer les leçons de l’échec de Notre-Dame-des-Landes en termes de débat public, de procédures, de présentation et de discussion des alternatives »

Edouard Philippe, Premier Ministre. Extrait du discours prononcé lors de l’abandon du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes17 janvier 2018.

C’était il y a un an. Que c’est-il passé depuis ? Rien ! C’est toujours le même Etat, les mêmes entreprises privées ou publiques, les mêmes élus départementaux et locaux qui avancent tête baissée contre leurs concitoyens, à Roybon, à Gonesse, à Bure, à Strasbourg, à Beynac… et en Aveyron à Saint-Victor et à Viviez et Aubin où on veut imposer un énorme centre de traitement et stockage de déchets à 300 mètres des premières habitations pour complaire à des industriels !

Pire même, le gouvernement est en train d’expérimenter la suppression des enquêtes publiques en Bretagne et en Hauts de France pour les remplacer par de simples « consultation par internet » ! On peut également parler de l’éviction d’un commissaire enquêteur parce qu’ils donnait trop d’avis défavorables (6 sur un total de 60 !).

Alors que le gouvernement organise un « grand débat » dont personnellement je n’attend pas grand chose, il est incapable d’assurer un minimum de vrais débats dépassionnés pour de projets nationaux et locaux, qui répondent vraiment aux souhaits des populations et à l’avenir de notre planète.

« Ce n’est pas au décideur d’éclairer le public, c’est au public d’éclairer le décideur » déclarait Chantal Jouanno, présidente de la Commission nationale de débat public dans une interview à Reporterre en septembre dernier.

Elle a tout à fait raison. Quand élus et décideurs vont-ils le comprendre ?

Photo : journal alternatif aveyronnais « L’empaillé« 

La grande distribution, principale gagnante de l’ouverture des commerces le dimanche
19 décembre 2018 – 15 h 01 min | Commentaires fermés sur La grande distribution, principale gagnante de l’ouverture des commerces le dimanche

Géant - Ouvert les dimanches matin.JPG

Comme l’an passé, la majorité des élus du conseil municipal de Decazeville a malheureusement décidé le 13 décembre dernier de laisser la grande distribution ouvrir 12 dimanches dans l’année 2018.

En accordant cette dérogation aux établissements exerçant la même activité commerciale sur le territoire d’une commune, on contribue bien sûr à accroître un peu plus les inégalités entre petits commerces et grande distribution.

Les commerçants des centres villes (commerces de détail) qui le souhaitaient ont toujours eu la possibilité d’ouvrir le dimanche, s’ils ne font pas appel à des salariés. Malheureusement, avant même la loi dite « Macron » du 8 août 2016, il y avait déjà de nombreuses dérogations favorisant certains commerces, même trop à mon avis. Au fil des ans, on avait autorisé les jardineries, les magasins de meubles et les commerces alimentaires jusqu’à 13H,  sans distinction de surface de vente. Le supermarché Géant de Decazeville avait bien sûr décidé son ouverture les dimanches matin.

Les salariés de la grande distribution n’ont pas vraiment le choix de travailler ou de ne pas travailler le dimanche. Leurs salaires sont si bas et leurs emplois sont si précaires que beaucoup ne peuvent pas refuser sous peine même d’être licenciés. La plupart des organisations syndicales de salariés s’opposent d’ailleurs à ces ouvertures dominicales.

Laisser la grande distribution ouvrir 12 dimanches par an n’aura à terme aucun effet positif sur l’emploi local si ce n’est de supprimer encore plus d’emplois dans le petit commerce et de vider un peu plus notre centre ville de ses commerces.

Une enquête sur l’agglomération lilloise a montré que la grande distribution avait créé 1 274 emplois entre 2008 et 2016, pendant que 4 871 emplois avaient été perdus dans le commerce de détail, principalement en centres villes. Soit un rapport de 1 à 4. Quand la grande distribution créée un emploi, elle en supprime au moins trois dans le commerce de détail si l’on considère également la fuite vers le ecommerce.

C’est une situation que l’on retrouve partout en France.

Cette situation est même dénoncée par des parlementaires qui veulent interdire la construction de nouveaux centres commerciaux en périphérie des villes, mais malheureusement, les CDAC (Commission Départementale d’Aménagement Commercial) où siègent principalement des élus, continuent d’accorder des autorisations de création ou d’extension à la grande distribution

J’avais l’an passé dénoncé les extensions (Estréniol à Sébazac, Couquet à Capdenac-le-Haut) ou la création d’une nouvelle zone commerciale à Luc-Primaube (Malan), qui détruisent la vie de nos petites villes mais aussi celle des petits centres bourgs qui voient fermer leurs dernier commerces alimentaires.

Visiblement, le SCOT Centre-Ouest-Aveyron ne semble pas s’intéresser à ce problème. Il faut dire que les élus du ruthénois soutiennent ces projets d’extension ou de création.

La décision d’ouvrir les commerces douze dimanche par an est donc grave, surtout au moment où nous allons avoir un nouveau centre commercial qui devrait ouvrir ses portes dans les prochains mois à Decazeville.

C’est aussi une vision dogmatique, un choix de société. En laissant ouvrir encore plus la grande distribution, les élus soutiennent un peu plus cette société consumériste, gaspilleuse d’espace et de matière première, productrice de déchets, génératrice de gaz à effet de serre qui nous mène droit dans le mur… mais qui enrichit les magnats du secteur réfugiés, comme la famille Mulliez (Auchan) en Belgique.

Si nous voulons garder des centre villes vivants, il faut donc se battre en même temps contre la grande distribution, contre les GAFAM et la vente par internet.

Pour ma part, je pense que nous devons revenir aux cinq dimanches maximum d’ouverture par an, voire moins en négociant avec Géant pour qu’il n’ouvre pas le dimanche matin. Ce qui n’empêchera pas le petit commerce du centre-ville de Decazeville d’ouvrir comme je l’ai développé plus haut. J’ai donc voté, comme les années précédentes, contre cette délibération qui favorise un fois de plus la grande distribution, met encore plus de pressions sur les salariés du commerce et tue le petit commerce des centres villes.

Photo : jlc – Licence Creative Commons

Decazeville : un équipement destiné aux piétons va disparaître
14 décembre 2018 – 14 h 58 min | Commentaires fermés sur Decazeville : un équipement destiné aux piétons va disparaître

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Certes, ce passe-piétons ou arc-en-ville ne fonctionnait plus depuis longtemps. Mais sa transformation en passerelle piétonne était souhaitable pour relier en toute sécurité le nord de la ville à son centre-ville, séparés par la dangereuse RD 840 où circulent plus de 8 500 véhicules/jour, dont un millier de poids-lourds. Traverser cette voie dont la vitesse n’est pas réduite est extrêmement dangereux. La transformation de ce passe-piétons en passerelle piétonne n’aurait coûté que 100 000 euros. Qu’est-ce au regard d’une vie peut-être épargnée et des centaines de milliers d’euros investis pour les véhicules motorisés sur la commune et au delà ? Surtout qu’il aurait fallu retrancher de ces 100 000 euros le coût du démantèlement et que de plus, le Conseil départemental aurait pu participer financièrement pour la sécurisation de cette route départementale. Malheureusement, depuis dix ans, nous étions peu à défendre cette option.

A ce désintérêt pour les piétons, il faut rajouter le mépris de la municipalité pour les cyclistes en interdisant les doubles sens cyclables et en n’incluant pas des aménagements pour les cyclistes lors de la rénovation de voiries. A l’heure où on demande plus de moyens pour la mobilité de chacun, c’est une attaque en règle contre les modes actifs à laquelle nous assistons à Decazeville. La municipalité Marty semble scotché aux années Pompidou en matière de mobilité. Pourtant le taux de motorisation à Decazeville n’est que de 72,8%, le taux le plus bas du Bassin et presque de l’Aveyron (moyenne nationale : 84%, moyenne départementale : 88,3%, sur le Bassin : 89%).

Il parait néanmoins que Decazeville Communauté va s’engager le 20 décembre à promouvoir les mobilités actives dans son Prochain Plan Global de Déplacements – Schéma Modes Actifs. C’est bien parti !

#ToutPourLaBagnole #Decazeville

Photo : jlc – licence Creative Commons

Decazeville : mais où est passée la patinoire ?
14 décembre 2018 – 10 h 28 min | Commentaires fermés sur Decazeville : mais où est passée la patinoire ?

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Nous avions pourtant prévenu le maire l’an passé lorsqu’il avait voulu céder la patinoire à une société privée. Ce contrat nous semblait pour le moins hasardeux. Nous avions d’ailleurs voté contre. Mais la majorité, ancrée dans ses dogmes libéraux et persuadée que le privé fera toujours mieux que la gestion publique d’un bien public, avait décidé de céder la patinoire municipale d’une valeur de 50 000 euros pour 1 euro symbolique ! Dans la contractualisation sous forme d’AOT (Autorisation d’Occupation Temporaire) du domaine public (voir délibération ci dessous en cliquant dessus) le nouveau propriétaire s’engageait à assurer la présence de cet équipement à Decazeville pour une durée de quatre ans et durant cinq semaines par an, avec priorité pour les vacances de Noël et du Nouvel An.

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Des contreparties étaient prévues en cas de désistement, mais elles n’étaient pas à la hauteur puisqu’elles étaient de 3 000 euros par an en cas de non respect de la convention, soit 9 000 euros pour les trois ans qui restent s’il ne revient pas. Pour un bien valant 50 000 euros, même s’il devait en fin de compte payer (ce qui n’est pas du tout sûr), le propriétaire ferait une belle plus value sur le dos des contribuables decazevillois. D’autant plus que ce propriétaire habitant Draguignan dans le Var, il est fort probable que la patinoire soit actuellement en service quelque part dans ce département ou ailleurs et lui procure des bénéfices supplémentaires.

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Rappelons que cette patinoire, installée en 2009 au Laminoir à l’initiative des commerçant de Decazeville, était gérée depuis 2010 par les services de la ville. Si elle a connu le succès à ses débuts de 2009 à 2014, son déménagement à l’arrière du Laminoir 2 par l’équipe municipale actuelle a considérable réduit l’attrait et la fréquentation de cet équipement. L’absence de signalétique n’a pas arrangé les choses. Comme si on avait voulu tuer cette animation, à moins que se ne soit de l’incompétence… ou les deux.

La patinoire municipale à patiné un peu à vide - 030116.jpg

La suite on la connaît, cession de cet équipement à un privé qui a fait faux bond cette année en gardant le bien municipal. Une animation de moins à Decazeville pour les fêtes de fin d’année qui touchera de plus les enfants des écoles qui devaient avoir droit à une entrée gratuite pour accéder à cette animation.

Visiblement, le « souffle nouveau » que devait impulser la nouvelle majorité sur notre ville en 2014 a des relents de fin de règne.

Photos (cliquez dessus pour les agrandir) :

1 et 3 : jlc : licence Creative Commons

2 : délibération conseil municipal de Decazeville du 14 décembre 2017

4 : Centre-Presse du 3 janvier 2016

Retour sur la Tour Cabrol
10 novembre 2018 – 9 h 44 min | Commentaires fermés sur Retour sur la Tour Cabrol

tour cabrol -panoramique.jpg

Une page Facebook dont on ne sait pas qui en sont les rédacteurs si ce n’est qu’ils sont « amoureux de Decazeville » (visiblement surtout du maire et de son équipe) traite de la démolition de la Tour Cabrol.

Elle fait tout d’abord allusion à la pétition de certains commerçants qui était pour le moins équivoque. Le texte donné à la signature dans certains commerces était très court « Pour la démolition de la Tour Cabrol pour conserver le Crédit Agricole en centre-ville ».  Lier la présence ou non du Crédit Agricole à la démolition de cette tour est pour le moins hasardeux. Si la Tour Cabrol n’est pas démolie, le Crédit Agricole restera toujours propriétaire de la majorité des surfaces de planchers de cette tour. A lui de choisir de rester ou de partir. Mais le Crédit Agricole aura toujours à sa charge les frais d’entretien de cet immeuble avec les autres copropriétaires. Il a donc tout intérêt à y rester… du moins pour l’instant. Et puis céder au chantage inadmissible du Crédit Agricole serait honteux.

Cette pétition se vante d’avoir obtenu 1 118 signatures dont 313 en ligne. Pour relativiser cette performance, je me permettrais juste de rappeler que la pétition contre le projet Solena à Viviez et Aubin en est à plus de 5 600 signatures (4 519 par internet et plus de 1 100 signatures papier), soit cinq fois plus, sans que les élus adorateurs de Solena (dont font partie M. Marty et M. Martinez) ne daignent écouter les porteurs de cette pétition. Ceux qui ne l’ont pas encore fait peuvent d’ailleurs encore apporter leur signature contre ce projet qui va achever le Bassin s’il se réalise.

L'opposition municipale monte au créneau.jpgDans une partie de cette note Facebook, la minorité municipale est maladroitement (ou volontairement) égratignée.

J’en profite donc pour préciser à nouveau que la minorité municipale demande seulement d’avoir des documents sérieux pour prendre une décision éclairée. Ni plus, ni moins. Voir le communiqué ci contre paru dans la presse en cliquant sur l’article.

La minorité n’a donc jamais demandé le classement de ce bâtiment aux monuments historiques.

J’ai seulement fait allusion en mon nom propre en conseil municipal à une possibilité de classement de cet immeuble afin d’obtenir des aides pour sa rénovation éventuelle.

Je n’ai d’ailleurs rien inventé puisque dans une note d’août 2014 remise en commission Culture-Patrimoine de la municipalité dirigée alors depuis quelques mois par M. Marty, l’Immeuble du Crédit Agricole était noté dans le patrimoine de la Ville à mettre éventuellement en valeur (inscription, classement, label… ?). Cet immeuble faisait partie d’un inventaire préparé notamment pour le classement de la ville dans le label « Ville et Pays d’Art et d’Histoire », démarche malheureusement tombée à l’eau. Il faisait partie de cet inventaire au même titre que de nombreux bâtiments ou œuvres d’art de la ville, comme certaines villas de la place du IV Septembre et de l’avenue Laromiguière ou des façades remarquables de certaines rues (Clémenceau, Cayrade, place Cabrol…).

 

tour cabrol1-280918-web.jpgPour ce qui est du programme AMI – Centre-Bourg dont parle le courrier des commerçants au président de Decazeville Communauté, le diagnostic évoquait plusieurs solutions pour cette tour. On ne peut donc évoquer le programme AMI pour justifier uniquement la démolition.

Le scénario I évoquait deux options :

Option 1 : une démolition totale, y compris la salle Yves-Roques et des aménagements urbains en lien avec la place Cabrol

Option 2 : démolition partielle, en conservant la salle Yves-Roques et des aménagements urbains en lien avec la place Cabrol

Le scénario II prévoyait une réhabilitation lourde :

Rénovation énergétique lourde par des porteurs de projet privés ou opérateurs habitat, exemple : produit multi-générationnel. La présence d’un ascenseur est intéressante.

Je pense que l’on peut également envisager une réhabilitation lourde par les copropriétaires actuels avec des aides importantes dans le cadre de la rénovation énergétique et de la conservation du patrimoine. La destination des espaces propriété des collectivités est ensuite à étudier : associations, salles de réunions pour remplacer ou compléter les salles de l’Immeuble des Sociétés, entreprises…

Ce bâtiment est inclus dans le périmètre du programme AMI Centre-bourg et des aides peuvent peut-être être attribuées dans ce cadre.

 

Il faut que la raison revienne dans ce dossier. Pour cela, il faut évacuer tous les intérêts particuliers que pourraient tirer certains de la démolition de cette tour et penser à l’intérêt général.

Il faut bien sûr que le Crédit Agricole reste en centre-ville, mais il faut occuper également les 800 m2 de plancher appartenant à la Ville et à Decazeville Communauté dans ce bâtiment. Comme le fait d’ailleurs déjà Decazeville Communauté avec l’association Hello Musique. Ce sont 100 élèves de cette école de musique et leurs parents qui fréquentent le centre ville grâce à la présence de cette association dans la Tour Cabrol. Attirer du monde dans cet immeuble attirera du monde en centre ville. Le Crédit Agricole seul n’attire que sa clientèle. A-t-on les moyens de se passer de 800 m2 de plancher dans le centre-ville de Decazeville ?

 

Le Belvédère.jpgDans les années 1970, certains voulaient à tout prix démolir l’Hôtel Le Belvédère à Cerbère qu’ils traitaient de « verrue »Ce bâtiment a été le premier construit en béton en France au début des années 1930. Il est rapidement tombé en désuétude à cause de la fermeture de la frontière avec l’Espagne en 1936, avant de dépérir. Heureusement, il n’a pas été démoli et il est en train d’être restauré. Il fait la fierté des habitants de Cerbère et l’on vient de loin pour admirer ses qualités architecturales.

Comparaison n’est certes pas raison, mais ceux qui traitent de « verrue » la Tour Cabrol feraient bien de s’intéresser un tant soit peu à l’architecture et à l’histoire du patrimoine de notre ville et au delà. 

Le Corbusier et la question du brutalisme - Ed Parenthèses.jpgCette tour construite de 1972 à 1975, est de style architectural « brutaliste », mouvement initié par Le Corbusier dont plusieurs réalisations sont maintenant classées aux monuments historiques en France et dans le monde. Ce style se caractérise par l’absence d’ornements et le recours aux matériaux « bruts », notamment le béton brut, d’où son nom. Ce bâtiment est l’œuvre de l’architecte aveyronnais François Coudrain.

Cette tour date donc seulement de 1975… comme ma maison. Je vous assure que je n’ai pas l’intention de la démolir (ma maison). J’essaie tant bien que mal de l’entretenir et d’y apporter des améliorations, notamment thermiques. C’est peut-être ce que devraient également faire les copropriétaires de cette tour. On ne va pas démolir tous les bâtiments qui ont plus de 43 ans à Decazeville tout de même ! Ou il ne va pas en rester beaucoup !

 

Il faut donc mener une étude sérieuse pour la rénovation de cette tour qui prenne en compte réellement l’aspect architectural, patrimonial, énergétique, sanitaire et pratique de ce bâtiment. Pas une étude de rénovation qui serve seulement à justifier sa démolition. Son inscription à minima au label Patrimoine du XXème siècle aiderait peut-être à obtenir des subventions pour réaliser les études et les travaux nécessaires à sa rénovation, si cela est souhaité.

S’il n’y a pas d’autre solution sérieuse et économiquement réalisable que la démolition, et bien il faudra la démolir. Et si démolition il devait y avoir, que le Crédit Agricole assure tout seul la démolition puisqu’il en est le demandeur.

Mais laissons une chance à la restauration de ce bâtiment, qui possède tout de même une ossature en béton banché et armé et des planchers solides et qu’on le veuille ou non, des qualités esthétiques indéniables.

L'immeuble commun, Crédit Agricole - Mairie - Revue municipale 1977.jpg

Photos : cliquez sur les photos pour les agrandir

Photos 1, 3 et 4 : jlc, licence Creative Commons

Photo 2 : Centre-Presse

Photo 5 : Le Corbusier et la question du brutalisme – Ed Parenthèses

Photo 6 : L’immeuble commun, Crédit Agricole – Mairie – Revue municipale 1977 – Ville de decazeville

Il faut sauver le soldat Marty
9 novembre 2018 – 16 h 58 min | Commentaires fermés sur Il faut sauver le soldat Marty

decaze'vie.jpgAprès « My Decazeville », après le groupe « Les Decazevillois », que penser de cette nouvelle page Facebook « Decaze’vie dans l’action » lancée à grands coups de sponsoring payant ? Qui paye d’ailleurs ? La ville ? Les comptes de campagne ?

Cette page se veut être celle « des amoureux de Decazeville ». Autant dire de suite qu’il y a tromperie sur la marchandise. Lorsque l’on voit le sens des notes de cette page, on comprend de suite que ce n’est pas tant de Decazeville que les rédacteurs sont amoureux, mais plutôt de son maire. C’est donc avant tout la page du fan club de l’équipe Marty, équipe qui semble déjà en campagne pour les élections municipales.

Promotion de l’impôt volontaire pour financer les travaux de la piscine municipale, soutien indéfectible au Crédit Agricole (dont le maire a longtemps été administrateur de la caisse locale) et à la démolition de la Tour Cabrol, haine féroce contre Decazeville Communauté, critiques contre la minorité municipale… nous sommes dans une pensée unique qui a pour seul but de glorifier une équipe et son leader et surtout pas de défendre la ville qui en aurait pourtant bien besoin. Visiblement, la page Facebook officielle de la Ville (My Decazeville) que s’est honteusement accaparé la majorité municipale ne suffit plus.

Le visuel de la Ville de Decazeville a changé… peut-être pas en mieux
7 novembre 2018 – 18 h 10 min | Commentaires fermés sur Le visuel de la Ville de Decazeville a changé… peut-être pas en mieux

logo dkz.jpegIl semble que la Ville de Decazeville ait décidé de mettre son ancien logo visuel au placard. Certes, ce logo de la Ville apparu pour la première fois sur le bulletin municipal de 1991 commençait à dater. Le rectangle déclinait des figures géométriques allant du noir sombre sur la gauche vers des tons plus clairs à droite peut-être pour symboliser la sortie du tunnel de la Ville après les fermetures d’usines de 1987.  Est-ce une flèche tout à fait à droite pour encore mieux marquer cette renaissance ou un D stylisé pour Decazeville ? L’écriture du texte est en majuscule avec une police classique très lisible. « Aveyron » est rajouté à « Mairie de Decazeville » pour mieux situer la commune et mettre également le département en valeur.

Avec près de trente ans d’existence, on peut bien sûr comprendre une certaine envie de remplacer ce visuel.

Decazeville - Nouveau logo.jpgMais qu’ont voulu transmettre les élus en charge de la communication de la Ville avec ce nouveau visuel ?

Pourquoi d’abord avoir recours au blason de la commune :

Rappelons d’abord ce que veut signifier ce blason.

« De gueules à deux hauts fourneaux d’or, accouplés, les récupérateurs au centre, leur tuyauterie de sinople, accompagnés en pointe d’une foi d’argent parée d’or, au chef d’argent chargé de trois lampes anciennes de mineur de sable allumées de gueules. »

C’est donc le passé historique métallurgique et minier de la commune qu’ont voulu mettre en valeur les stratèges en communication municipaux. Le retour d’un blason sur les documents municipaux sonne aussi vieille France. Pas sûr que cela parle aux Decazevillois plus jeunes.

Que penser également de la police d’écriture de « Decazeville » sur ce nouveau visuel, qui est elle aussi très désuète ?

En général, les polices de caractères imitant l’écriture manuelle soulignent certes des valeurs humaines et créatives, mais elles sont très difficiles à déchiffrer. Des caractères fins, fragiles, en spirales sont souvent difficiles à reproduire dans des petites dimensions et seront sûrement invisibles pour les lecteurs.

A changer la communication visuelle de la commune, peut-être aurait-il mieux valu consulter des professionnels pour proposer ensuite plusieurs modèles aux votes des élus et pourquoi pas des habitants.

Malheureusement, c’est trop tard car ce nouveau visuel est déjà sur tous les véhicules et sur les supports numériques de la Ville… et sûrement pour quelques temps. Dommage.

Photos : Mairie de Decazeville

Non, je n’irai pas manifester contre la hausse du coût des carburants : #SansMoiLe17
30 octobre 2018 – 11 h 09 min | Commentaires fermés sur Non, je n’irai pas manifester contre la hausse du coût des carburants : #SansMoiLe17

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Oui, il faut bien admettre que les coûts de carburants pour les automobilistes augmentent fortement depuis quelques temps. C’est certes dû aux taxes mais aussi à l’augmentation du baril.

Mais il ne faut pas oublier que les coûts des carburants ne représentent selon l’Automobile Club que 10% à 15%, selon que l’on roule à l’essence ou au diesel, des coûts de revient globaux de notre véhicule, pour une voiture achetée neuve. Car il faut aussi compter avec l’achat du véhicule (neuf ou occasion), son assurance, son entretien, les péages, le stationnement…

Le secteur des transports est responsable de près du tiers des rejets de CO2 en France dont plus de la moitié est imputable aux voitures.

Il serait donc raisonnable, tant pour diminuer nos rejets de CO2 que pour réaliser des économies conséquentes, de modérer l’usage de notre automobile, pour ceux qui en ont une bien sûr, car il y a beaucoup de monde en France qui n’a pas d’automobile.

Mais il faut bien avouer que nous ne sommes pas très raisonnables, car nous sommes toujours prompts à prendre notre voiture pour faire des trajets très courts. Ces trajets pourraient se réaliser à vélo et même à pied pour peu que nous puissions le faire en toute sécurité.

 

Mais pour les trajets plus longs, comment faire ?

J’en ai fait l’expérience récemment.

J’ai du me rendre samedi à Toulouse pour assister à une cérémonie de mariage. J’ai donc choisi comme la plupart du temps de le faire par le rail au lieu de prendre mon véhicule personnel roulant pourtant à l’essence.

Il faut avouer que ce n’est pas simple de prendre le train de Decazeville à Toulouse. Il faut d’abord prendre un car régional de Decazeville à Villefranche-de-Rouergue, puis prendre un TER de Villefranche-de-Rouergue à Toulouse-Matabiau et l’inverse pour le retour.

Départ donc à 9h47 de Viviez-Decazeville pour une arrivée à Toulouse-Matabiau à 12h21. Pour le retour, départ de Toulouse à 17h04 et arrivée à Viviez à 19h34. Durant mon court séjour à Toulouse, j’ai tout de même eu le temps de déjeuner, d’assister à Salle des Illustres au Capitole à la cérémonie de mariage et de me promener dans Toulouse une paire d’heures.

Les temps de trajets en train et en voiture sont à peu près équivalents. Mais le train vous dépose en centre-ville tandis que les temps en voiture n’incluent pas les bouchons à l’entrée et la sortie de Toulouse, les bouchons à l’intérieur de Toulouse et le temps pour trouver une place de stationnement.

viviez-toulouse-voiture.PNGLe coût du trajet en voiture est estimé à environ 30€ l’aller (ViaMichelin), soit 60€ l’aller-retour, comprenant les coûts de carburant et de péages, hors coûts extérieurs (achat, entretien, assurance, stationnement… du véhicule).

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Sur ces horaires de week-end, le coût en car et en train est intéressant : 21,50€ l’aller-retour (voir image des billets de TER). En partant à 10h44 de Villefranche, j’ai bénéficié d’un billet EvasiO’ à 1€.

Carte_Pastel.pngJ’ai bien sûr également une carte LibertiO’ (24€/an) qui me permet d’avoir des avantages sur le retour Toulouse-Villefranche. Il est à noter qu’on ne peut pas bénéficier totalement de ces tarifs si l’on prend un billet unique Viviez-Decazeville – Toulouse-Matabiau. Il vous en coûtera 28,80€ l’aller retour au lieu de 21,50€. Ce que je trouve incompréhensible ! J’ai donc été obligé de scinder mes achats de billets pour obtenir les meilleurs tarifs.

L’amplitude des horaires d’ouverture de la gare de Viviez-Decazeville ayant été réduite (fermeture à 15h30 le vendredi !), il ne m’a pas été possible de prendre mes billets à cette gare à mon grand regret. J’ai donc été obligé de prendre mes billets sur internet : https://www.ter.sncf.com/occitanie. C’est certes facile, mais je me mets à la place des personnes qui n’utilisent pas internet, notamment les personnes âgées ; comment vont-elles faire ?

vignette-crit'air-masquée.jpgConcernant le bilan des rejets de CO2, il aurait été de 45,87 Kg avec ma Modus essence de 2011 (0,139Kg/Km X 165 X 2) et il a été de 9,88 Kg en train aller-retour.

 

Tableau comparaison train:voiture Viviez-Dkz-Toulouse.jpg

Il n’y a donc pas photo ; le temps de trajet est identique en train et en voiture (hors bouchons), le coût de ce voyage en transports collectifs est financièrement intéressant et son impact sur le climat et la qualité de l’air est très nettement meilleur. Quand au risque d’accident, il est quasiment nul en train.

Les avantages du train s’amoindrissent si l’on fait le trajet à plusieurs personnes, mais ils restent toujours meilleurs en train avec trois à quatre personnes.

Alors comment expliquer que beaucoup plus de monde choisisse tout de même la voiture ? Par confort ? Par tranquillité ? Par le fait de ne pas être contraint par des horaires ? Par habitude ?

Sur le trajet de Viviez à Villefranche, nous n’étions que deux à l’aller dans le bus (moi-même et une personne montée à Lanuéjouls qui se rendait à Lyon en train en passant par Toulouse) et j’étais tout seul au retour. Je suis persuadé que de nombreuses personnes du Bassin et au delà sont allées à Toulouse (où aux arrêts intermédiaires) ce samedi là.

 

Que faudrait-il alors pour que nous choisissions plus souvent les transports collectifs et les modes actifs (vélo et marche à pied) pour les courts trajets ?

Que les transports collectifs soient beaucoup plus nombreux, un peu plus confortables et moins chers pour certains trajets.

Que l’on développe beaucoup plus la mobilité partagée, covoiturage privé (BlaBlaCar…) ou organisé type RézoPouce ou Plans de Déplacement Entreprises, l’autopartage entre particuliers ou organisé par des collectivités (type Citiz)…

Que les élus donnent sa juste place sur l’espace public aux autres modes de mobilité que la voiture afin que les vélos et les piétons puissent circuler et déambuler en toute sécurité.

Si les élus faisaient tout cela, nous ferions des énormes économies dans les dépenses de carburants y compris à la campagne et pour ceux qui sont obligés de travailler à quarante kilomètres de leur domicile. Nous pourrions même nous passer d’avoir une automobile individuelle ou à minima une deuxième automobile dans un foyer et nous ferions alors des énormes économies. Et quels bienfaits pour la qualité de l’air que nous respirons et pour le climat !

Dans ces conditions, je serais d’ailleurs le premier à abandonner ma voiture. Abandonner sa voiture ne veut pas dire cesser de conduire. Avec l’argent économisé, ont peut louer de temps en temps un véhicule en autopartage ou en location par exemple. Mais on a pas la charge financière d’un véhicule en permanence, y compris pour les 95% du temps où il ne roule pas.

Alors oui, en tant que petit retraité, je suis moi aussi excédé par toutes les augmentations de dépenses obligatoires que nous subissons de ce gouvernement de brutes épaisses et de lobbyistes qui refuse de plus d’assumer sa responsabilité. Car oui, globalement, les petits avantages comme la baisse relative de la taxe d’habitation ne compensent pas et de loin les fortes augmentations des dépenses obligatoires que nous subissons.

Mais ne comptez pas sur moi pour aller manifester avec l’extrême droite ou les « bonnets rouges » locaux contre la hausse des carburants le 17 novembre. Même si d’autres revendications se sont depuis greffées à l’ordre du jour de cette manifestation, elle respire encore trop l’extrême droite et la fachosphère.

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Il y a des motifs beaucoup plus importants de manifester que la hausse du gazole et je ne manque d’ailleurs pas l’occasion de le faire, que ce soit pour défendre les retraites, les salaires, contre le chômage organisé, pour demander d’agir rapidement contre le réchauffement climatique ou contre l’horrible projet Solena à Viviez et Aubin qui va finir par achever le Bassin.

Par contre le 17 novembre, j’enfourcherai mon vélo pour demander avant tout plus de transports collectifs moins chers et plus d’aménagement cyclables et piétonniers.

Et je participerai le 24 novembre à la journée sans achat, mais ce sera presque un jour habituel pour moi. Ce qui ne m’empêchera pas de passer comme tous les samedi chez mes petits commerçants alimentaires locaux.

Et le 8 décembre, je participerai à une nouvelle marche pour le climat.

Alors, #SansMoiLe17

Tour Cabrol, PADD, désengagement de l’Etat…, un conseil municipal marathon
30 septembre 2018 – 9 h 13 min | Commentaires fermés sur Tour Cabrol, PADD, désengagement de l’Etat…, un conseil municipal marathon

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Je ne vais bien sûr pas faire un compte rendu intégral de ce conseil municipal marathon qui a duré presque quatre heures. Je vais juste développer quelques points importants où je suis parfois intervenu.
 

Un PADD où on ne veut pas la participation des habitants :

Pour ceux qui ne sont pas dans le premier cercle, l’élaboration de ce PLUi ressemble à une marche forcée. On doit avancer coûte que coûte. Pourquoi ?

On nous a proposé de plus d’avoir lors de ce conseil municipal un débat sur le PADD, alors qu’il a déjà été voté en conseil communautaire. C’est dire si l’avis des conseillers municipaux semble important pour la communauté de communes qui pilote ce PLUi.

Quant à la participation de la population et au respect de son avis, c’est une grave lacune  !

Lors de la réunion publique du 25 avril à Firmi sur le PADD, il avait été promis à l’assistance un compte-rendu qui serait visible sur le site de la communauté de communes où toutes les prises de paroles auraient été rapportées. Je n’en ai pas trouvé.

A considérer l’article de presse relatant cette réunion ou le document qui nous a été remis pour ce conseil municipal comme un compte-rendu de cette réunion, les diverses interventions émises le 25 avril ne sont pas notées et surtout ne sont pas prises en compte.

Vous ne prévoyez pas, me semble-t-il, de consultation du public pour la troisième phase, celle du zonage. C’est bien sûr regrettable, d’autant plus que vous savez très qu’il est très difficile de modifier quoi que se soit au moment de l’enquête publique.  Je pense donc qu’il serait souhaitable de mettre les documents de zonage à la disposition du public dans les mairies et d’organiser éventuellement une réunion publique, pourquoi pas à Viviez d’ailleurs.

SOLENA, un projet pratiquement à l’opposé de tous les axes de ce PADD :

Les principales remarques présentées le 25 avril à Firmi, tout comme à la réunion publique sur le diagnostic du 13 février à Livinhac, consistaient à démontrer l’incompatibilité du PADD avec le projet Solena ou l’inverse, l’incompatibilité du projet Solena avec le PADD, ce qui revient au même.

Le tour de passe-passe consistant à modifier d’urgence les PLU de Viviez et d’Aubin afin de pouvoir entrer éventuellement ces modifications d’office dans le PLUi, serait honteux. Vouloir transformer 120 ha de zone Nx en zone Ux alors que l’on demande justement aux collectivités de ne pas toucher aux zones naturelles et agricoles serait incompréhensible. D’autant plus que M. le maire de Viviez avait promis en 2009 de ne pas y toucher.

Si l’on regarde en détail ce PADD, on s’aperçoit que le projet Solena va à l’encontre de pratiquement tous ses axes :

  • Relever le défi démographique et affirmer le rôle structurant des centres : pensez-vous réellement que ce projet va attirer de nouveaux habitants ? Il va plutôt faire fuir des habitants actuels sans en attirer de nouveaux, notamment à Viviez mais aussi dans les communes urbaines.
  • Prendre en compte le facteur risque : pensez-vous qu’installer une usine du secteur des déchets, classé troisième secteur accidentogène en France, à 300 mètres des premières maisons de Viviez-Bourg et à 200 mètres d’une usine classée Seveso ne va pas aggraver l’exposition de la population aux risques ? Sans parler des odeurs, des bruits, des poussières, des camions, de la pollution de l’air déjà importante à Viviez comme le relevait ATMO-Oramip avant que l’on supprime les stations de mesure de la qualité de l’Air. J’avais d’ailleurs signalé dans un mail à la communauté de communes ce problème lors du diagnostic de l’Etat Initial de l’Environnement du PLUi. Aucun document de ce PLUi n’en fait état ! Comme j’avais signalé les conséquences néfastes pour la santé des riverains des envols de poussières toxiques du crassier de Dunet, malheureusement toujours non confiné. Je rappelle que le conseil municipal de Decazeville du 16 juillet 2008 (mais aussi celui de Viviez) avait émis à juste titre de fortes réserves concernant ce crassier lors de l’enquête publique sur la « dépollution » des terrains d’Umicore. Depuis, rien n’a bougé. Pas un mot d’ailleurs dans ce PADD sur les risques sanitaires clairement identifiés sur ce territoire.
  • Quand au risque climatique, il n’en est nullement question dans ce PADD. C’est pourtant le risque le plus important auquel nous sommes confrontés actuellement. « Le monde a deux ans pour agir contre le changement climatique, sinon il affrontera des conséquences désastreuses ». Cette phrase n’est pas d’un dangereux écologiste, mais d’Antonio Guterres, secrétaire général à l’ONU, prononcée la semaine passée. Pas vingt ans, ni dix, deux ans seulement pour agir. Visiblement, ce PADD s’en moque complètement.
  • Changer l’image du territoire :Pensez-vous sincèrement que le projet Solena va contribuer à changer l’image de notre territoire ? Bien sûr que non ! Il va l’enfoncer un peu plus dans une image de territoire pollué et invivable.
  • Poursuivre la reconversion des sites industriels participant au rayonnement du territoire (on a visiblement pas peur du ridicule avec des grandes envolées) : Pensez-vous sincèrement que cette industrie des déchets pratiquement en centre-ville et à proximité d’un axe routier fréquenté va participer au rayonnement du territoire ? Bien sûr que non ! Elle va contribuer à éloigner des créateurs d’activités intéressantes et réellement créatrices d’emplois.
  • Pensez vous aussi que ce projet va contribuer au développement des activités touristiques comme le préconise le PADD ? Bien sûr que non ! En arrivant à Viviez, les touristes ne penseront qu’à une chose : fuir ce secteur !
  • Préserver les réservoirs de biodiversité et les corridors écologiques, valoriser les paysages locaux : Pensez-vous que le projet Solena va contribuer à ce rôle ? Bien au contraire ! On assiste depuis quelques années à un retour de la faune et la flore sur les secteurs de Dunet, de l’Igue du Mas et de Cérons avec des espèces remarquables. Une partie de l’Igue du Mas est d’ailleurs classée en ZNIEFF et un corridor écologique y passe au sud. L’installation d’une décharge va à l’encontre de la biodiversité de ce secteur et de ce corridor écologique ?
  • Inscrire la reconversion industrielle dans la transition énergétique : Pensez-vous que Solena est la bonne solution pour répondre à ce domaine ? Bien sûr que non ! Il serait préférable d’installer par exemple à Dunet et même à Cérons une centrale photovoltaïque qui serait de plus facilement raccordable au poste de Godin. 

Comme vous le voyez, le projet Solena va pratiquement à l’opposé de tous axes défendus par ce PADD qui est pourtant loin d’être audacieux.

Solena, c’est de plus un projet du siècle dernier pour traiter les déchets qui ne servira qu’à engraisser une entreprise privée sur le dos des contribuables aveyronnais.

Quand allez vous stopper ce projet néfaste pour notre territoire ?

Je dois signaler que la population est très en colère contre ce projet, et ce n’est malheureusement pas le seul motif de mécontentement sur le Bassin. Il ne faudra pas s’étonner si elle démontre plus bruyamment cette colère, comme il ne faudra pas s’étonner des réactions des associations contre toutes les enquêtes publiques et les décisions qui se préparent, que ce soit pour les modifications de PLU, l’annexion d’un chemin de l’Igue du Mas ou du projet SOLENA en lui même. Vu le déroulement peu démocratique de l’élaboration de ce PLUi, il ne faudra pas non plus s’étonner de le voir attaqué au Tribunal Administratif si la communauté de communes s’entêtait à ne pas vouloir tenir compte de l’avis de la population.

Il ne s’agit bien sûr pas d’une « déclaration de guerre » comme j’ai pu l’entendre dire récemment. Si « guerre » il y a, elle a été déclaré par certains élus départementaux, communaux et communautaires qui complotent depuis des années avec les industriels pour pouvoir installer ce projet à Viviez et Aubin, au mépris de la population.

 

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Convention de coordination police municipale et force de sécurité de l’Etat

A travers cette convention et d’une autre délibération contenue dans un point suivant de l’ordre du jour de ce conseil municipal (voisin délateur), on s’aperçoit malheureusement du désengagement réel et continu de l’Etat dans le domaine de la sécurité publique. Faute de personnel de force de sécurité suffisant qu’il se refuse d’augmenter, l’Etat rejette aux communes et aux citoyens des fonctions et des rôles qui ne sont ne sont pas les leurs et qui posent de plus des problèmes éthiques.

Concernant cette convention, une phrase me gène dans l’article 4. « En cas de constatation de crime et délit flagrant, tels que définis dans l’article 53 du code de la procédure pénale, punis d’une peine d’emprisonnement, les agents de la police municipale interpellent l’auteur,rendent compte à l’officier de police judiciaire de permanence du commissariat de police et se conforment aux instructions. »

Ça ne me semble pas normal que la police municipale puisse interpeller les auteurs de crimes. Pour moi, c’est le rôle de la police nationale, uniquement. Que la police municipale ait un rôle de prévention et d’information dans ce domaine en faisant de l’ilotage dans les rues de la ville pour assurer notamment ses missions de surveillance de la circulation, du stationnement, de la propreté, de la salubrité et de la tranquillité publique, bien sûr.

Qu’elle travaille de concert avec la police nationale, bien sûr.

Mais elle ne peut pas appréhender des auteurs de crimes graves. Les agents municipaux se mettent en danger. La police municipale doit se limiter aux contraventions, éventuellement aux délits mineurs.

On sait très bien où l’on veut nous mener. L’étape suivante, c’est l’armement de la police municipale, et j’y suis opposé car armer les agents municipaux, c’est les mettre en danger.

Ce qu’il faut au contraire, c’est augmenter fortement les forces de sécurité de l’Etat sur le terrain, pas que dans les grandes agglomérations, pour pouvoir assurer la tranquillité qu’est en droit d’attendre chaque citoyen de notre pays où qu’il se trouve. Si on ne fait pas cela rapidement, on ment à la population et on continuera à faire le lit de l’extrême droite.

Pour défendre la sécurité de chacun, je m’abstiendrai donc contre cette convention qui pénalise de plus financièrement les communes en leur donnant des rôles supplémentaires sans leur donner réellement les moyens de les assurer.

 

Participation au label « ville active et sportive »

1187570343.2.jpgConcernant la promotion des activités physiques accessibles au plus grand nombre, vous n’êtes malheureusement pas les mieux placés

Je vais d’ailleurs en profiter pour répondre en même temps au point 21 de ce conseil municipal qui traite des rues Lassale et Miramont. Cela fera gagner du temps. 

Vous faites partie des collectivités en France les moins favorables aux cyclistes, qui pratiquent pourtant une activité physique, de plus bonne pour la santé.

En 4 ans, vous n’avez rien fait pour le vélo à Decazeville. Pire, vous interdisez sans raison valable des aménagements qui rendraient service aux cyclistes dans leurs déplacements quotidiens sans pénaliser les autres modes de mobilité. Le Plan Vélo annoncé par le Gouvernement la semaine passée renforce encore plus les dispositions pour faciliter la circulation des cyclistes en ville. Ce plan Vélo comporte d’ailleurs un volet pour développer l’activité physique pour la santé en lien avec les ministères des Sports et celui des Solidarités et de la Santé.

Mais de plus, vous réalisez des aménagements de voirie défavorables aux cyclistes, qui sont en contradiction avec la loi LAURE

C’est le cas pour les travaux des rues Lassale et Miramont où une bande cyclable était prévue dans le sens de la montée dans le Schéma modes Doux réalisé par la communauté de communes Decazeville-Aubin en 2010 (J’avais déjà évoqué ce problème dans une note précédente). Vu la largeur de ces rues, le bureau d’étude de l’époque avait jugé que c’était facilement réalisable, surtout quand on voit maintenant à certains endroits la largeur des trottoirs où il ne passe que peu de monde. Et ne me dites pas que c’est le département qui vous a imposé cet aménagement car c’est le maire qui est responsable de la voirie et de son règlement en agglomération.

Il y a donc chez vous une volonté délibérée de pénaliser les cyclistes dans leurs déplacements quotidiens sur la ville et donc de ne pas favoriser pleinement l’activité physique à Decazeville.

Je soupçonne que ce label est plutôt destiné à favoriser l’obtention de quelques subventions pour des équipements. Mais avec la politique cyclable que vous appliquez, cela risque d’être difficile.

 

Lutte contre la délinquance – Dispositif de participation citoyenne

Voilà donc le deuxième volet du désengagement de l’Etat dans le volet sécurité.

Comme l’Etat ne veut plus embaucher de nouvelles forces de sécurité, il favorise l’installation de caméra de surveillance dont l’entretien et l’exploitation est à la charge des communes et veut faire maintenant travailler gratuitement les citoyens dans un dispositif qu’on appelle pompeuse « participation citoyenne ».

Cette pratique de « voisin vigilant » est particulièrement détestable et rappelle des pratiques honteuses de notre histoire. On devrait plutôt l’appeler « voisin délateur ».

C’est la mise en place d’un système organisé de délation destiné à instrumentaliser le sentiment d’insécurité de nos contemporains

Ce n’est pas le rôle de chaque individu de se substituer, sans formation ni travail de réflexion et déontologique, aux forces de l’ordre.

Je souscris aux déclarations de la LDH sur ce sujet : « Garantir la sécurité des personnes et des biens est une mission de l’État et confier ce rôle aux citoyens n’est qu’une supercherie destinée à dissimuler ses carences et son désengagement dans son rôle régalien de sécurité publique.

Les forces de l’ordre républicaines et une Justice avec des moyens enfin amplifiés sont la seule réponse à l’insécurité ; des « milices citoyennes » ne peuvent se substituer à une police de proximité et à un travail de prévention et de suivi efficace ».

 

BUDGET VILLE – DM 3

« La décision de lancer la rénovation de la piscine municipale nécessite un maître d’œuvre. Des études complémentaires sont également nécessaires. Le montant prévu est de 40 000 €. »

Les travaux de la piscine municipale se montent d’après le point 16 de ce conseil municipal à 700 000 €. On peut estimer la maîtrise d’œuvre pour ce genre de travaux entre 10 et 13% du montant des travaux soit entre 70 000 € et 91 000 € s’il n’y a pas de dépassement de budget. En out cas, loin des 40 000 € proposés dans cette DM.

Concernant l’application des règles de publicité, y-a-t-il eu un avis d’appel à la concurrence pour le choix de ce maitre d’œuvre dans un journal habilité à  recevoir des annonces légales ou au BOAMP ?

C’est obligatoire pour un marché d’un montant estimé supérieur à 90 000 euros et même fortement recommandé pour les marchés inférieurs.

Il m’a été fait la réponse que non, il n’y a pas eu d’avis d’appel à la concurrence.

Nous verrons par la suite si cette décision n’engendre pas de contestation.

 

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Piscine municipale :

Lors du dernier conseil municipal (que nous avons approuvé en début de cette séance), j’avais posé cette question : Quand allez-nous nous présenter un plan de financement sincère et réaliste afin de pouvoir réaliser les travaux avant la réouverture de la piscine en 2019 ? A la lecture de ce nouveau plan de financement, le troisième, ce n’est malheureusement pas encore pour cette fois ci.

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J’ai bien compris que ce plan de financement est présenté pour solliciter la subvention DETR, mais il doit être réaliste et sincère.

Et il y a à minima un problème pour la subvention de la Région. La somme de 230 000 € n’est pas possible selon les critères de la Région.

Depuis 2015, les critères relatifs aux financements de la Région pour les équipements sportifs étaient très clairs. Les bénéficiaires devaient être des « EPCI* à fiscalité propre », c’est à dire la communauté de communes pour notre territoire. Mais il était également précisé que « dans l’hypothèse d’une maîtrise d’ouvrage communale pour des raisons dûment justifiées, l’aide de la Région est conditionnée à l’apport d’un fonds de concours communautaire au moins équivalent à l’aide de la Région ».

Dans votre plan de financement, l’aide la Région est de 230 000 € et celle de Decazeville Communauté de 20 000 €. Soit 11 fois moins. Ce n’est donc pas possible.

D’autres critères de la Région ne sont d’ailleurs pas plus respectés. Il faut que l’aide de la Région n’excède pas la part d’autofinancement du projet. Ce qui n’est aussi pas le cas puisque l’aide de la Région est très supérieure à la part d’autofinancement (230 000 € de la Région pour 149 000 € d’autofinancement).

Je sais qu’il y a parfois des négociations pour ces aides, mais elles se font à la marge, pas pour décupler l’aide.

Je pense d’ailleurs que vous avez déjà une petite idée de la subvention régionale pour ce projet. Et on est loin de 230 000 € portés sur ce plan de financement, mais tout de même au dessus des critères.

Concernant le financement du CNDS, le fait d’être maintenant en ZRR (Zone de Revitalisation Rurale) garantit un peu plus cette participation puisque le CNDS a décidé pour 2018 de cibler ses aides vers les territoires ruraux en difficulté, notamment ceux inscrits dans les ZRR. Cette aide peut même atteindre maintenant 20 % du montant subventionnable tout en restant cumulable avec d’autres aides comme celles accordées au titre de la dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR). C’est le moment de faire agir vos connaissances dans les structures nationales de la natation.

Je note que la part d’autofinancement dans ce projet est minime (149 000 €), surtout si l’on tient compte des économies que vous avez réalisé cette année en n’ouvrant pas la piscine (le coût de fonctionnement annuel se situe entre 80 000 € et 100 000 €).

Il est donc hors de question que je vote cette fois ci ce plan de financement qui n’est absolument pas réaliste et sincère. Il serait peut-être temps de présenter un plan de financement concret si nous voulons la réouverture de la piscine pour 2019.

 

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Démolir la Tour Cabrol ? :

C’est un dossier complètement à charge qui a été présenté mardi soir en conseil municipal concernant la Tour Cabrol. A l’issue de la lecture d’une courte fiche et des explications du maire, il était difficile de voter contre la démolition de cette tour. Ce point n’était de plus pas inscrit à l’ordre du jour et a été rajouté le soir même. La minorité du conseil municipal n’avait pas eu accès à la présentation du projet du Crédit Agricole alors que la majorité le connaissait bien puisque la demande du Crédit Agricole date du 6 juin. Ce point a été de plus présenté au bout d’un conseil municipal marathon de presque 4 heures.

Tout cela est bien sûr inacceptable ! Les conseillers municipaux ont été abusés. On ne peut pas décider de l’avenir d’un tel bâtiment et des conséquences financières de cette décision en un quart d’heure, sans éléments complets, et à la fin d’un interminable conseil municipal.

Il est donc souhaitable que cette délibération soit annulée par le prochain conseil municipal, le plus tôt possible.

Si la majorité souhaite le remettre à l’ordre du jour, il est indispensable de fournir aux conseillers municipaux dans les temps impartis un dossier complet comportant à minima un descriptif historique et technique de l’immeuble, un bilan complet des coûts de fonctionnement des dernières années et de son entretien, des devis précis pour la rénovation de cet immeuble (qui sont soi-disant « exorbitants »), et des devis détaillés pour la déconstruction de cet immeuble. Tous ces éléments permettront aux conseillers municipaux de pourvoir choisir en toute connaissance de cause l’avenir de ce bâtiment important du patrimoine historique et du paysage de notre ville.

Cette tour construite de 1972 à 1975, est de style architectural « brutaliste », mouvement initié par Le Corbusier dont plusieurs réalisations sont maintenant classées aux monuments historiques en France et dans le monde.

Nous ne pouvons bien sûr pas tout conserver, mais il me semble que nous avons assez démoli de bâtiments emblématiques de notre ville. On ne peut pas demander le label « Villes et Pays d’Art et d’Histoire » et continuer en même temps de saccager notre patrimoine historique restant.

Je dois rajouter que le projet prévu par le Crédit Agricole pour s’accaparer seul cet espace, est une catastrophe, tant d’un point de vue architectural que d’intégration dans le paysage urbain de la place Cabrol et la rue Cayrade.

Ne dramatisons tout de même pas. Mardi soir ce n’était qu’une décision de principe qui était demandée aux élus. Si cette décision n’était pas annulée, la suite logique serait le vote d’un budget pour cette démolition. Et là, ce sera une autre histoire. En espérant simplement qu’on leur donnera toutes les données pour faire ce choix… pas comme mardi dernier.

 

Les cyclistes une fois de plus « oubliés » à Decazeville
27 juillet 2018 – 14 h 53 min | Commentaires fermés sur Les cyclistes une fois de plus « oubliés » à Decazeville

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Les travaux de voirie des rues Lassale et Miramont sur la RD 221 sont en cours de réalisation.

A l’examen de la pose des bordures de trottoirs, il semblerait que rien ne soit prévu pour la circulation des cyclistes dans cette rue en forte pente afin d’éviter qu’ils gênent la circulation dans le sens de la montée ou qu’ils soient percutés par l’arrière par des véhicules motorisés.

Le profil et la largeur de ces rues permettaient pourtant de réaliser une bande cyclable dans le sens de la montée sans toucher au stationnement, en gardant des trottoirs suffisamment larges et en sécurisant les sorties des rues de la Montagne, de l’Egalité, Emma Calvé et route de Vialarels.

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C’était d’ailleurs une préconisation du Schéma Modes Doux adopté par la Communauté de Communes du Bassin Decazeville-Aubin le 22 juin 2010, préconisation que j’ai maintes fois répété lors de commissions urbanisme ou travaux, en conseil municipal, ou sur ce blog.

De plus, l’article L228-2 du Code de l’environnement précise : « A l’occasion des réalisations ou des rénovations des voies urbaines, à l’exception des autoroutes et voies rapides, doivent être mis au point des itinéraires cyclables pourvus d’aménagements sous forme de pistes, marquages au sol ou couloirs indépendants, en fonction des besoins et contraintes de la circulation. L’aménagement de ces itinéraires cyclables doit tenir compte des orientations du plan de déplacements urbains, lorsqu’il existe. »

Des aménagements cyclables auraient donc du être prévus dans la rénovation de ces deux rues.

J’ai bien sûr alerté l’association aveyronnaise Cyclo-Motivés 12 qui a pris le relais de l’Association pour la Défense et la Sécurité des Cyclistes en Aveyron.

La politique de découragement de l’usage du vélo se poursuit à Decazeville. C’est surement ça le « souffle nouveau » que voulait la majorité municipale. Le souffle des années Pompidou : tout pour la bagnole. Ils ont seulement quarante ans de retard !

 

Photos (cliquez sur les photos pour les agrandir) :

1 – jlc – Licence Creative Commons

2 – Schéma Modes Doux – Communauté de Communes du Bassin Decazeville-Aubin