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Articles dans Les verts

Le chemin de Saint-Jacques (GR 65) à Decazeville
20 avril 2017 – 8 h 51 min | Commentaires fermés sur Le chemin de Saint-Jacques (GR 65) à Decazeville

Lors du dernier conseil municipal, le budget était à l’ordre du jour. Nous avons appris qu’une ligne budgétaire de 3 201,60 € était prévue pour l’aménagement d’une aire de repos sur la route de Nantuech pour les marcheurs du Chemin de Saint-Jacques (GR 65).

Decazeville,chemin de Saint-Jacques,GR 65,véloroute, Vallée du Lot,

Decazeville,chemin de Saint-Jacques,GR 65,véloroute, Vallée du Lot,Je suis pour ma part étonné de la création d’une nouvelle aire de repos, quelques centaines de mètres seulement après une aire de repos déjà existante. Cette agréable aire de repos, située à l’intersection de l’avenue Laromiguière et de la route de Nantuech, est équipée de sanitaires, d’un point d’eau, d’une table et de bancs, d’un panneau de situation et est de plus abritée par une jolie gloriette. Tous les marcheurs reconnaissent la pertinence et la réussite de cet équipement et je peux témoigner que sa fréquentation est forte durant la saison.

Il existe également un point d’eau et des bancs pour se reposer à Saint-Roch.

Je ne vois donc pas l’utilité de dépenser 3 200 € pour une aire de repos intermédiaire.

 

Decazeville,chemin de Saint-Jacques,GR 65,véloroute, Vallée du Lot,Il serait par contre justifié, comme je le demande depuis des années, de s’occuper de ce chemin de Saint-Jacques, le GR 65, dans sa portion comprise entre Pomeyrols et le Pont de Livinhac, commune de Decazeville.

De nombreux marcheurs arpentant ce chemin se plaignent en arrivant à Livinhac (ou sur internet) du mauvais état de ce chemin.

Decazeville,chemin de Saint-Jacques,GR 65,véloroute, Vallée du Lot,Il serait d’abord indispensable de faire un passage avec une débrousailleuse et une tronçonneuse avant chaque début de saison afin d’enlever les arbustes, branches, ronces qui gênent le passage des nombreux marcheurs de ce chemin.

Ensuite il faudrait rénover ce chemin dégradé par des ornières dues au passage de motos (pourtant interdites) et à des sources et circulations d’eau de pluie mal canalisées.

Il existe de nombreuses aides pour rénover ce chemin très fréquenté.

Decazeville,chemin de Saint-Jacques,GR 65,véloroute, Vallée du Lot,J’ai de plus redressé un panneau qui gisait par terre à l’abandon depuis quelques mois. Il demanderait à être solidement fixé au sol… et à être respecté.

 

Il semble que le quartier decazevillois du Pont de Livinhac soit ignoré par les actuels élus. Le chemin de Bouquiès et le GR 65 dégradés, la pile de l’ancien pont et ses alentours pas du tout entretenus, tout cela ne donne pas une image favorable de notre ville alors que c’est une entrée (ou une sortie) importante de notre commune.

Il serait peut-être temps de s’y intéresser un peu. Un aménagement paysager et des aménagements favorables aux marcheurs du GR65 et aux cyclistes de la véloroute me semblent indispensables.

Ce serait plus justifié qu’une aire de repos supplémentaire sur la route de Nantuech.

Photos : cliquez sur les photos pour les agrandir

Photo 1 : extrait du budget d’investissement lors du conseil municipal du 12 avril 2017

Photos 2, 3 ,4 et 5 : jlc, licence Creative Commons

Il est temps de remettre la voiture à sa place
16 avril 2017 – 11 h 01 min | Commentaires fermés sur Il est temps de remettre la voiture à sa place

les-transports-la-planete-et-le-citoyen.jpg.pngTel était le thème de la rubrique Social Lab de Valère Corréard ce matin sur France Inter avec l’intervention de Ludovic Bu, spécialiste des mobilités et co-auteur avec Olivier Razemon et Marc Fontanès de l’ouvrage : Les transports, la planète et le citoyen, en finir avec la galère, découvrir la mobilité durable.

 

D’abord la voiture a un coût pour chacun qui en possède une (ou plusieurs). L’Automobile Club chiffre ce coût annuel à 5 883 € pour une Clio essence. Ce n’est donc déjà pas un coût accessible à tout le monde.

par des ménages ayant au moins une voiture à Decazeville.jpgD’ailleurs, on estime entre 10 et 30 %, le pourcentage de foyers qui ne possèdent pas de voiture particulière, souvent par manque de moyen, mais heureusement aussi de plus en plus par choix. A Decazeville, ce pourcentage de foyers sans automobile atteint même à 35 %.

Ensuite, le choix de la mobilité automobile de masse a un énorme coût pour les budgets de l’Etat et des collectivités locales.

Ce choix contribue aussi à favoriser l’extension des zones péri-urbaines et la délocalisation des commerces en périphérie des villes.

Enfin, ce choix a aussi un impact sanitaire important puisqu’il provoque de nombreuses maladies respiratoires et on estime à 48 000, le nombre de décès dus à la pollution de l’air.

 

Alors que faire ?

D’abord, rééquilibrer spatialement les usages de mobilités sur la voirie, c’est à dire, laisser plus de place aux modes actifs de mobilité : marche à pied et vélo, et développer les modes de transport collectifs.

Ensuite, créer des aménagements et réglementer l’usage de la voirie pour favoriser la cohabitation des modes actifs de mobilité avec les véhicules motorisés.

Et enfin, faire de l’information et de la formation sur les modes actifs de mobilité.

 

Un atelier de conduite avec le CCAS.jpgJe dois vous avouer que lorsque j’ai lu l’article de Centre-Presse d’aujourd’hui ci-contre (cliquez dessus pour l’agrandir) après avoir écouté la rubrique de Valère Corréard sur France Inter, je me suis dit que décidemment, la mairie de Decazeville est une nouvelle fois à côté de la plaque. Bien sûr que l’on doit faire de l’éducation pour la conduite automobile, mais pas uniquement et ce ne doit pas être la priorité.

La priorité est dans les actions et les aménagements que j’ai décrits plus haut.

Ensuite certes réaliser des mises à niveau du code de la route, mais surtout du « code de la rue », et pas spécialement pour les personnes âgées d’ailleurs.

 

Mais c’est aussi et surtout sensibiliser et former à l’usage des mobilités actives. D’abord pour que les personnes conduisant une automobile apprennent à respecter les cyclistes et les piétons, puis pour qu’elles apprennent pratiquement à utiliser ces modes actifs.

Toutes ces actions seraient bénéfiques tant pour la sécurité routière que pour la santé des habitants.

 

Il y a maintenant quelques mois que je réfléchi à la création d’une association pour favoriser l’usage des mobilités actives sur le Bassin de Decazeville.

velo-ecole.jpegUne association qui pourrait conseiller les collectivités dans les aménagements de voirie, qui pourrait créer un atelier de conseil à la réparation et participer au recyclage des vélos (plutôt que de les jeter directement dans les bennes de la déchetterie) et organiser des bourses aux vélos d’occasion. Mais aussi créer en partenariat avec La Maison du Vélo de Toulouse, une “vélo école“ qui sensibiliserait et formerait les personnes de tous âges désirant se mettre ou se remettre au vélo. Les enfants des écoles doivent être une priorité.

J’en ai parlé avec quelques personnes intéressées, mais c’est le temps qui manque à tous pour mettre en place pratiquement cette association.

Mais vu l’ignorance des collectivités et les obstacles qu’elles mettent en place pour l’usage des mobilités actives sur le Bassin, je crois qu’il va falloir rapidement créer cette association.

Si vous êtes intéressés, n’hésitez pas à me contacter.

 

Photos : cliquez sur les photos pour les agrandir

1 – Les transports, la planète et le citoyen, en finir avec la galère, découvrir la mobilité durable – Edition de l’Echiquier

2 – Part des ménages ayant au moins une voiture à Decazeville – Source : Plateforme ouverte des données publiques françaises

3 – Article de Centre-Presse Aveyron du 16 avril 2017

4 – Vélo école : France vélo tourisme

Budget et environnement
13 avril 2017 – 8 h 40 min | Commentaires fermés sur Budget et environnement

Le vote du budget hier soir en conseil municipal de Decazeville a été l’occasion de pointer du doigt le peu d’intérêt de la majorité pour les questions d’environnement, de mobilité et de santé. C’est le quatrième budget que présente la majorité de M. Marty et toujours pratiquement pas de mesures et d’investissements concernant divers domaines important touchant à la biodiversité, aux mobilités douces et aux énergies renouvelables. Il ne leur reste maintenant que deux budgets (2018 et 2019) pour redresser la barre. Mais visiblement, ce n’est pas encore à l’ordre du jour.

Ci-dessous, mon intervention :

 

“C’est en tant qu’élu écologiste que je souhaiterai porter un commentaire à ce budget.

 

1 – Arbres abattus non remplacés :

biodiversité, arbres,énergies renouvelables, modes actifs, vélos,piétons,zones de circulation apaisées,Je suis tout d’abord très inquiet par les coupes d’arbres qui se multiplient sur notre ville. On assiste à un véritable massacre à la tronçonneuse.

Les coupes les plus visibles sont les chênes rouges de la RD 840 et les peupliers sur cette même RD 840 réalisée par le département, mais aussi sur une multitude d’autres endroits de notre ville (cour de l’ancienne école Laromiguière, divers platanes sur la ville…). Je pourrai encore citer les nombreux hectares de la jeune forêt du plateau de Nauquières détruits pour laisser de la place au parc photovoltaïque dont j’ai déjà parlé ici.

biodiversité, arbres,énergies renouvelables, modes actifs, vélos,piétons,zones de circulation apaisées,Or les arbres sont indispensables pour le maintien de la biodiversité floristique et faunistique. Ils contribuent aussi à améliorer la qualité de l’air, à lutter contre le réchauffement climatique et à réduire les pics de température l’été en atténuant le phénomène d’ilot de chaleur urbain.

biodiversité, arbres,énergies renouvelables, modes actifs, vélos,piétons,zones de circulation apaisées,S’il fallait réaliser certaines de ces coupes pour des questions de sécurité, et je le comprends très bien, il est par contre indispensable de replanter. Si certaines plantations sont prévues, notamment rue Lassale, elles ne compenseront en rien ce qui a été détruit dernièrement. Or, je ne vois pas dans le budget une ligne pour des replantations importantes sur notre commune, pour compenser au moins les arbres abattus ces dernières mois.

 

2 – Absence de prise en compte des mobilités actives (vélo, marche) :

biodiversité, arbres,énergies renouvelables, modes actifs, vélos,piétons,zones de circulation apaisées,L’Observatoire des mobilités actives dans son récent rapport 2016 note que le budget consacré au vélo dans les collectivités locales est en moyenne de 7,70 € par habitant et par an. En sachant que ce sont surtout les grandes villes qui font monter ce budget, 3 € par habitant et par an me semblerait raisonnable pour Decazeville. Nous aurions donc du investir 18 000 € pour le vélo par an, soit environ 54 000 € dans vos trois premières années de mandat. Je ne crois pas me tromper en disant que cet investissement a été nul depuis trois ans.

biodiversité, arbres,énergies renouvelables, modes actifs, vélos,piétons,zones de circulation apaisées,Je vous concède que la précédente municipalité n’avait pas non plus été des plus audacieuses à mon souhait dans ce domaine, mais elle a tout de même eu le mérite d’avoir permis aux vélos d’emprunter la voie piétonne parallèle à la RD 840, d’avoir réalisé le schéma intercommunal pour les mobilités actives et d’avoir mis en place deux doubles sens cyclables à Decazeville : rue Camille Douls et rue Hector Berlioz. Depuis trois ans : rien ! Pire même, vous prenez des arrêtés pour interdire la circulation des vélos sur certaines rues.

 

biodiversité, arbres,énergies renouvelables, modes actifs, vélos,piétons,zones de circulation apaisées,Dans le programme d’investissement de la voirie pour 2017, rien n’est donc prévu pour les mobilités actives et je ne vois pas non plus la nécessaire rénovation du chemin de Bouquiès dans sa partie comprise entre le Pont de Livinhac et la cité de Bouquiès. Ce chemin, variante de la véloroute de la Vallée du Lot est actuellement difficilement praticable même à VTT. Je le signale d’ailleurs depuis plus d’un an en commission des travaux.

biodiversité, arbres,énergies renouvelables, modes actifs, vélos,piétons,zones de circulation apaisées,Cette variante de la véloroute de la Vallée du Lot par Bouquiès est maintenant signalée sur des cartes et balisée à l’entrée du chemin au Pont de Livinhac, commune de Decazeville. Ce serait dommage de donner une image de Decazeville à ce point dégradée surtout si les deux passerelles cyclables du Pont de Bourran sont posées.

 

biodiversité, arbres,énergies renouvelables, modes actifs, vélos,piétons,zones de circulation apaisées,Dans le domaine de la mobilité vous semblez malheureusement scootché au XXème siècle. Vos errements en matière d’expériences de circulation l’ont malheureusement démontré. La tendance depuis une dizaine d’année est de soutenir les mobilités actives par des mesures simples et des investissements modérés. Il s’agit avant tout de favoriser la cohabitation de tous les modes de mobilité, notamment en apaisant la vitesse des véhicules motorisés pour la sécurité de tous : voitures, piétons et cyclistes.

Il s’est vendu en 2016 un peu plus de 3 millions de vélos contre 2 millions de voitures. On assiste à un boum des ventes de VAE (vélos à assistance électrique). Il s’est vendu l’an passé plus de VAE que de cyclomoteurs. Et cet essor va encore s’accentuer puisque l’Etat a récemment décidé de donner une prime pour l’achat de tout VAE.

biodiversité, arbres,énergies renouvelables, modes actifs, vélos,piétons,zones de circulation apaisées,Quand allez vous prendre la mesure de ces changements importants en matière de mobilité et investir un minimum pour faciliter l’usage des modes actifs à Decazeville et à minima ne pas l’entraver ?

 

biodiversité, arbres,énergies renouvelables, modes actifs, vélos,piétons,zones de circulation apaisées,Concernant les véhicules communaux, j’aurai préféré que l’on remplace le petit véhicule électrique du service propreté pour un triporteur à assistance électrique dont s’équipent maintenant de très nombreuses collectivités plutôt que par un véhicule thermique. Les coûts d’investissement et de fonctionnement auraient été considérablement réduits, et vous auriez réalisé en plus une bonne action en faveur de la transition écologique et de la santé des agents. 

Je note à la lecture du budget que deux camions sont prévus à l’achat cette année. Connaissant maintenant les nuisances sur l’environnement et la santé du diesel, j’espère que vous avez opté pour une autre énergie pour ces deux véhicules. Vous me le confirmerez… ou pas.

 

3 – Les énergies renouvelables oubliées :

biodiversité, arbres,énergies renouvelables, modes actifs, vélos,piétons,zones de circulation apaisées,Si des efforts sont réalisés depuis une quinzaine d’années pour baisser les consommations d’énergies notamment par l’isolation des locaux communaux, je note depuis que vous êtes aux commandes de la ville, qu’aucune installation d’équipements en faveur des énergies renouvelables n’a été réalisé, hormis la chaufferie bois dont le dossier était déjà très largement engagé avant votre arrivée et que vous avez terminé. Ce projet a malheureusement été pénalisé au niveau de son bilan environnemental par l’ajout d’une cogénération gaz. 

biodiversité, arbres,énergies renouvelables, modes actifs, vélos,piétons,zones de circulation apaisées,Nous avions par exemple réalisé aux précédents mandats le chauffage solaire de l’eau de la piscine municipale qui permet de réaliser d’importantes économies tant de gaz que financières et nous avions installé une centrale solaire photovoltaïque et thermique au restaurant municipal. Depuis trois ans, alors que le coût d’installation des énergies renouvelables a considérablement baissé et qu’il est de plus en plus rentable de les utiliser, je constate qu’il n’y a plus aucun projet dans ce domaine.

Pourtant, les toitures de bâtiments communaux bien orientées pour installer du photovoltaïque ne manquent pas. Une étude avait été réalisée dans ce sens il y a quelques années. Il serait sûrement intéressant de la réactiver. 

J’en profite pour renouveler ma proposition d’extinction de l’éclairage public à certaines heures de la nuit qui permettrait de réaliser d’importantes économies dans le budget de la commune sans nuire pour autant à la sécurité de nos routes et de nos rues. Des communes aveyronnaises sont de plus en plus nombreuses à mettre cette mesure de bon sens en place.

 

Je n’ai développé ici que les points touchant au budget communal, mais j’aurais pu citer d’autres exemple pour démontrer plus généralement votre peu d’intérêt pour les questions d’écologie et d’environnement et de son corollaire sanitaire. Ce sont pourtant des domaines vitaux pour l’avenir de notre ville et de ses habitants et bien sûr de notre planète. Cette inaction aura aussi un coût financier important pour les années futures ainsi que pour l’attractivité de Decazeville.

J’aurais sûrement l’occasion d’y revenir dans des prochains conseils municipaux.“

 

La réponse de M. le Maire ne laisse pas beaucoup d’espoir que ce message ait été entendu.

Concernant les mobilités douces, je n’ai pas eu réponse.

Sur les futurs achats de camions. M. le Maire a demandé à ce que soit étudié d’autres énergies et concernant l’achat d’un triporteur à assistance électrique plutôt qu’une voiture thermique, on m’a opposé que le personnel ne serait peut-être pas d’accord. Je pense que le personnel de la ville de Decazeville aurait la même attitude que celui d’autres collectivités qui choisissent des triporteurs à assistance électrique pour leur service propreté ?

On m’a même reproché, à moi qui suis depuis presque 10 ans à Enercoop, que l’énergie pour alimenter ce triporteur serait nucléaire. Certes oui pour l’instant. Mais Decazeville peut s’abonner à Enercoop au lieu d’EDF comme vient par exemple de faire dernièrement Mérignac en Gironde.

M. le Maire a précisé avoir fait réaliser une étude pour l’installation d’énergies renouvelables photovoltaïques sur la commune, mais que cela revenait trop cher. Sans doute a-t-il demandé conseil à ses amis d’EDF !

 

biodiversité, arbres,énergies renouvelables, modes actifs, vélos,piétons,zones de circulation apaisées,J’aurais pu terminer en énumérant les nombreuses atteintes à l’environnement dans les décisions ou les déclarations de M. le Maire : soutien aux compteurs communicants polluants qui portent atteinte à la vie privée, soutien au projet privé de mega-centre de traitement et de stockage des déchets de Viviez, soutien aux sports mécaniques sur le site de La Découverte (4 000 € de subvention tout de même !), accueil de spectacles maltraitant les animaux, etc…

Non seulement, les actions de la majorité en faveur de la protection de l’environnement sont pratiquement inexistantes, mais de plus, par certaines de leurs décisions et actions, ils contribuent à le dégrader.

Mais je ne désespère pas. Je suis d’un naturel optimiste. Il reste trois ans pour inverser cette tendance.

 

Photos : cliquez sur les photos pour les agrandir :  jlc – Licence Creative Commons

Sauf graphique sur les investissements des collectivités en matière d’équipements pour les vélos – ©Observatoire des Mobilités actives – Club des Villes et Territoires Cyclables

La rue Cayrade en 60 ans
4 avril 2017 – 14 h 56 min | Commentaires fermés sur La rue Cayrade en 60 ans

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Ci-dessus, deux photos du bas de la rue Cayrade à Decazeville (cliquez sur la photo pour l’agrandir).

La première photo est une carte postale récupérée sur la page Facebook de “ Tu sais que tu es de Decazeville qu… “. Elle me semble datée de la moitié des années 50, mais je n’en suis pas totalement sûr. Je me base sur les véhicules : les deux Renault 4CV qui ont l’air relativement en bon état (1947-1961), la Simca 5 fourgonnette (1936-1948) et la Citroën Traction Avant (1934-1957). La présence des Economats du Centre dans cette rue et quelques autres enseignes connues à cette époque me renforcent dans cette datation.

La photo doit dater de septembre, mois de la fête locale (2ème dimanche de septembre), car des guirlandes sont accrochées en travers de la rue.

La deuxième photo, bien qu’en noir et blanc, est récente. J’ai choisi le noir et blanc pour mieux comparer les deux photos. Elles ont été prises toutes les deux à peu près du même endroit et quelques soixante années environ les séparent. 

Sur la photo des années 50 à gauche, chalands et riverains n’hésitent pas à s’arrêter pour parler entre eux sur les trottoirs un peu étroits. Mais la rue est aussi occupée par des piétons en marche ou à l’arrêt et par des vélos. Un deuxième vélo est d’ailleurs stationné à gauche derrière la première 4CV. Il n’y a pas de voitures en circulation et seulement quelques unes en stationnement. Malgré une large place attribuée aux véhicules motorisés dans cette rue, les piétons et les vélos semblaient relativement majoritaires et n’étaient visiblement pas gênés par les voitures. En tout cas, la cohabitation semblait bien se passer. Les commerces à cette époque d’après guerre retrouvaient un regain d’activité.

Sur la photo actuelle, les trottoirs ont certes été un peu élargis, mais des barrières gênent régulièrement la déambulation des piétons. La circulation n’est que dans un sens, mais dense car c’est malheureusement le passage obligé pour traverser la ville depuis la mise en sens unique de l’avenue Cabrol. Si les vélos peuvent aller dans le sens de la circulation, ils ne peuvent malheureusement pas redescendre cette rue malgré un décret datant de plusieurs mois autorisant maintenant les vélos à circuler dans les deux sens dans les rues à sens unique limitées à 30 km/h. Le stationnement des vélos est inexistant (pas d’arceaux pour accrocher son vélo) alors que le stationnement pour les véhicules motorisé est pléthorique et souvent mal utilisé et surtout mal surveillé. Nous avons donc une rue commerçante bruyante, polluée et dangereuse. Certains véhicules ne respectent pas la limitation de vitesse car aucun obstacle sur la chaussée (coussin, rehausseur, chicane) n’invite à respecter la vitesse. Beaucoup ne respectent pas non plus le stationnement, empiétant sur des espaces piétons ou ne respectant pas la zone bleue.

Malgré sa réfection récente, cette rue n’incite pas vraiment à venir fréquenter les commerces, à y déambuler, à s’y arrêter ou à y habiter.

A venir faire des achats en voiture, les gens préfèreront toujours aller en centre commercial.

Je crois l’avoir dit plusieurs fois sur ce blog, si l’on veut que les gens reviennent habiter et fréquenter les centres villes et ses commerces, il faut les rendre attractifs.

Limiter la place, la circulation et la vitesse des voitures, favoriser les autres modes de mobilité : marche, vélo, et l’accessibilité proche aux transports collectifs.

Il me semblerait pertinent d’aménager ce tronçon de la rue Cayrade en zone de rencontre, redonner de la place aux piétons, laisser circuler les vélos dans les deux sens et installer des arceaux pour leur stationnement.

Mais il faut aussi faire vivre les rues commerçantes par des animations ponctuelles, de la musique, des jeux…

On aura beau mettre des millions dans un plan de réhabilitation du centre ville, sans des aménagements et des actions pour modérer et apaiser la circulation motorisée tout en facilitant les autres modes de mobilité pour rendre ainsi des rues moins bruyantes, moins polluées, moins dangereuses et plus agréables, ce sera difficile de faire habiter et venir des gens en centre ville.

 

Photos : cliquez sur les photos pour les agrandir

A gauche : carte postale Cim (Combier Imprimeur Mâcon)

A droite : jlc – Licence Creative Commons

Succès pour les crapauds de la Découverte à Decazeville
25 mars 2017 – 8 h 39 min | Commentaires fermés sur Succès pour les crapauds de la Découverte à Decazeville

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Plus d’une trentaine de personnes dont beaucoup d’enfants se sont déplacés hier soir pour découvrir, écouter et observer les amphibiens dans les mares de la Découverte à Decazeville. Cette animation organisée par le Musée Pierre-Vetter et le CPIE du Rouergue dans le cadre de la 23ème édition nationale “Fréquence Grenouille“, était remarquablement menée par Matthieu Communeau conservateur du Musée et par deux animatrices du CPIE du Rouergue.

Après une présentation dans les locaux de Decazeville Communauté d’un diaporama sur les amphibiens visibles en Aveyron et un petit quizz sur les chants des crapauds et grenouilles, tout le monde est parti sur le terrain.

IMG_5661.jpgMalgré la température un peu fraîche pour observer des amphibiens (environ 7°C), les crapauds étaient au rendez-vous. De très nombreux crapauds calamites ont été observés dans les mares temporaires à l’arrière du Musée Vetter, mais aussi des pélodytes ponctués. La visite d’une deuxième mare de l’autre côté du lac a permis de voir quelques autres crapauds et des têtards. Les enfants ont beaucoup appréciés ce cours en sciences naturelles pratique sur le terrain.

La promenade nocturne sur les hauteurs du lac a été aussi beaucoup appréciée par tout le monde.

Après l’animation de la LPO sur la Découverte le mois dernier qui avait elle aussi connu un grand succès, il semble que l’intérêt populaire pour la faune de ce parc est indéniable et qu’il conviendrait sûrement de le développer. Peut-être à l’image de ce que fait la “Chaine des Terrils“ à Loos-en-Gohelle.

La flore de ce parc est elle aussi remarquable. Il serait intéressant d’organiser en avril-mai une sortie botanique

Rappelons que l’expositionReptiles et amphibiensorganisée par le Musée Pierre-Vetter se poursuit dans la salle des Arcades du Gua à Aubin jusqu’au 10 juin.

Photos : jlc – licence Creative Commons – Cliquez sur les photos pour les agrandir

Parc intercommunal : deux bonnes nouvelles
15 mars 2017 – 14 h 42 min | Commentaires fermés sur Parc intercommunal : deux bonnes nouvelles

Aveyronnaise Classic - Parcours 2017.jpgL’Aveyronnaise Classic ne ferait pas étape et ne passerait même pas à Decazeville cet été. La carte de l’épreuve 2017 diffusée par les organisateurs semble éviter notre ville. Voilà donc une bonne nouvelle à prendre sous toute réserve car encore rien d’officiel. Et rien ne dit que la mairie n’est pas à la recherche d’une course encore plus polluante.  

orchidée-martinie.jpgLa seconde bonne nouvelle concerne le site de la Martinie. M. le Maire de Cransac m’a confirmé lors du vernissage de l’exposition sur les reptiles et amphibiens du Musée Vetter qui se déroule en fait aux Arcades au Gua, que les travaux de Passelaygue n’impacterai pas le site de la Martinie. Si à un moment, il était envisagé de retirer les boues de ce bassin pour les entreposer à la Martinie, ce n’est plus à l’ordre du jour. Les travaux d’aménagement du plan d’eau et de ses abords ne concerneraient que son équilibre écologique et piscicole. On continuera donc à voir des orchidées à la Martinie ce printemps.

J’ai bien peur que ce ne soit que les deux seules bonnes nouvelles à annoncer avant les mauvaises qui semblent arriver…

Decazeville, presque 40 ans après
13 mars 2017 – 19 h 02 min | Commentaires fermés sur Decazeville, presque 40 ans après

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decazeville vu de la baldinie.jpg

Ce dimanche, Daniel Bruel, photographe à Centre-Presse et Midi-Libre a diffusé sur sa page Facebook une photo de Decazeville vraisemblablement prise des hauteurs de la Baldinie, qu’il a daté du début des années 80.

J’avais moi aussi réalisé une photo du même point en août 2015.

On peut donc apprécier les deux photos et surtout l’évolution de notre ville.

A chacun de les interpréter selon sa sensibilité.

Photos : Cliquez sur les photos pour les agrandir

1: Daniel Bruel©

2 : jlc : licence Creative Commons

Quand allons-nous arrêter d’accueillir des “spectacles“ maltraitant les animaux à Decazeville ?
9 mars 2017 – 8 h 27 min | Commentaires fermés sur Quand allons-nous arrêter d’accueillir des “spectacles“ maltraitant les animaux à Decazeville ?

otarie - je ne suis pas né dans un bassinmais dans un océan -Marie Capriata© 2016.png

Ce n’est certes pas la première fois que Decazeville accueille un tel “spectacle“. Mais il arrive un moment où il faut dire stop !

C’est tout simplement honteux d’accueillir de tels « spectacles » à Decazeville. Les otaries et autres animaux aquatiques présentés sont faits pour être en totale liberté dans les océans. Pas dans des aquariums minuscules et baladés de ville en ville. Il n’y a rien de pédagogique ou de divertissant dans ces exhibitions malsaines.

otaries-affichage.jpgDe plus, comment demander aux associations locales, aux partis politiques et aux syndicats de respecter les règlements concernant l’affichage dans notre ville et laisser une entreprise poser plus d’une centaine de panneaux géants sur la ville et au delà pendant une dizaine de jours ? Pas un seul carrefour ou giratoire sans ces odieuses affiches !

Recevoir de telles entreprises de “spectacle“ avec des animaux sauvages n’a rien de valorisant pour notre ville. Au contraire ! D’ailleurs, de plus en plus de communes interdisent les cirques ou les “spectacles“ itinérants présentant des animaux sauvages ou pas sur leur territoire.

Decazeville s’honorerait en prenant une telle décision.

 

Photos : cliquez sur les photos pour les agrandir :

Dessin : extrait d’un dessin de Marie Capriata© 2016 – Cause Animale Nord

Affiches : photos jlc – Licence Creative Commons

 

L’urbanisme en conseil municipal
24 février 2017 – 8 h 11 min | Commentaires fermés sur L’urbanisme en conseil municipal

ilot-sartre-rue.jpg

Un point à l’ordre du jour du conseil municipal d’hier soir a été l’occasion de m’exprimer sur la politique d’urbanisme de la ville.

Ce point concernait la démolition de l’ancien cinéma Jean-Paul Sartre victime d’un incendie et de deux maisons mitoyennes. Il concernait donc l’avenir de cet ilot important en centre-ville coincé entre la rue Clémenceau et la rue Alexandre Bos.

La note qui nous était fournie précisait que “ cela permettra après remise au propre de disposer d’un espace foncier qui pourrait permettre une reconstruction de logements “.

C’est donc la politique de construction de logements neufs sur notre ville qui était concernée.

Après avoir obtenu satisfaction concernant l’état des négociations avec l’assureur de l’ancien cinéma Jean-Paul Sartre, je me suis donc exprimé :

ilot-sartre-interieur.jpgVous prévoyez donc la construction de logements sur cet emplacement ainsi libéré.

Nous sommes très inquiets sur les errements de la politique d’urbanisme de notre ville car elle n’a aucune vision sur le moyen et long terme alors que justement, c’est un domaine qui demande beaucoup d’anticipation et de vision claire et réaliste sur l’avenir. J’y reviendrai plus loin à l’occasion d’un autre point.

 

Concernant la construction de logements neufs, puisque c’est le sujet de ce point de notre conseil municipal, notre inquiétude réside sur deux points :

  • Le PADD de notre futur PLUi prévoit la production de 130 logements nouveaux sur le territoire de la CCDA à l’horizon 2030.
  • 20% de ces 130 logements nouveaux devraient être des logements sociaux
  • Seulement la moitié de ces 130 logements nouveaux seraient des logements neufs, les 65 autres concernent des logements en renouvellement urbain.
  • La programmation de 65 logements neufs à construire sur tout le Bassin d’ici 2030, bien que basse, semble raisonnable au regard de la courbe démographique et des mouvement d’urbanisme des années passées.

tourtonde.jpgOr, vous prévoyez de laisser construire 32 logements dans l’ancien parc Tourtonde dans un premier temps. 32 autres pourraient suivre.

On peut penser raisonnablement qu’une trentaine de logements peuvent être construits sur la parcelle de l’ilot Jean-Paul Sartre rue Clémenceau.

Nous sommes donc déjà bien au delà des prévisions réalistes du PADD. Et il faut tenir compte que les autres communes du Bassin ont aussi des programmes de constructions neuves en habitat collectif et en lotissement.

Mais notre principale inquiétude vient de la concurrence de ces deux programmes de constructions neuves avec le volet habitat du programme AMI Centre-Bourg.

Quels investisseurs privés vont prendre le risque de rénover du logement dans le périmètre de ce programme en sachant que du logement neuf est prévu non loin ?

D’autant plus que vous avez déjà concurrencé ce programme habitat de l’AMI avec la vente de neuf logements de l’ancienne gendarmerie.

Il y a pour nous un projet de trop dans la programmation de logements neufs.

La municipalité précédente avait acquis la propriété Tourtonde pour y installer les résidants du foyer-logement de Bellevue qui auraient trouvé là des logements fonctionnels, proches des commerces et services du centre-ville, sans avoir à subir des travaux de rénovation de leurs logements. Cela aurait aussi permis un éventuel agrandissement de l’EHPAD.

tourtonde-panneau-pc.jpgVous avez malheureusement décidé de renoncer à ce projet qui aurait pourtant été intéressant pour tout le monde et qui aurait laissé une chance au projet de construction de logements neufs de l’ilot Jean-Paul Sartre dont nous parlons aujourd’hui et surtout au programme habitat de l’AMI qui doit absolument être la priorité pour l’avenir de notre ville.

Nous sommes donc très inquiets pour l’avenir de tous ces programmes immobiliers qui se concurrencent entre eux alors que la priorité reste la réhabilitation du centre-ville.

Pour ce qui est de ce point du conseil municipal nous voterons bien sûr favorablement en souhaitant qu’une large réflexion soit engagée sur l’ensemble de la politique d’urbanisme, d’habitat et d’aménagements de notre ville “.

Photos : jlc – Licence Creative Commons – Cliquez sur les photos pour les agrandir

Decazeville s’amourache des amphibiens ?
12 février 2017 – 15 h 30 min | Commentaires fermés sur Decazeville s’amourache des amphibiens ?

affiches dkz -amphibiens.jpg

Décidemment, la mairie de Decazeville semble s’être pris d’une soudaine passion pour les amphibiens et les reptiles. Ces animaux sont représentés sur les affiches de deux animations de notre ville pour ce printemps. Si pour l’exposition qui devrait en fait se dérouler à Aubin et non à Decazeville, la présence sur l’affiche de reptiles et d’amphibiens semble normale puisque c’est son thème, ça l’est moins pour le carnaval du 18 février.

 

grenouille rousse.jpgMais c’est tant mieux.

Cette soudaine attention pour les amphibiens devrait peut-être conduire la municipalité à s’intéresser et à mettre en valeur les mares temporaires à l’arrière du musée de géologie où tous les printemps, crapauds et grenouilles viennent se reproduire et qui est habitée par de nombreuses espèces de milieux aquatiques : libellules, coléoptères divers… Sans parler de la flore qui s’est développée dans ce milieu aquatique depuis la remise en état de cette zone après son exploitation minière.

 

libellule Anax Empereur.jpgQue faire alors ?

Il faut peut-être d’abord fermer cette zone afin d’empêcher les véhicules de s’y approcher ou même de rouler dessus. Et ensuite pourquoi pas l’aménager et la mettre en valeur avec un parcours pédagogique simple pour sensibiliser petits et grands au printemps.

Peut-être alors verrons-nous des affiches avec des amphibiens pour présenter et faire la promotion de cette zone humide ?

Ce sont les crapauds calamites et pélodytes ponctués, les libellules… qui fréquentent ce site qui seront contents.

 

Photos : cliquez sur les photos pour les agrandir

1 – Affiches animations

2 – Grenouille rousse (mares temporaires Cantagrel) jlc ©creative commons

Libellule Anax empereur (mares temporaires Cantagrel) jlc ©creative commons