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Articles dans Les verts

Une étude pour analyser les sédiments pollués au cadmium du Lot à Laroque-Bouillac
1 septembre 2017 – 15 h 50 min | Commentaires fermés sur Une étude pour analyser les sédiments pollués au cadmium du Lot à Laroque-Bouillac

Decazeville,Vieille-Montagne,pollution, cadmium, navigabilité,Lot,

Un Arrêté de la Préfecture de l’Aveyron est paru le 10 août 2017 pour autoriser les opérations de bathymétrie (mesure du relief sous l’eau) et de carottage (prélèvement d’échantillons de sédiments) du lit du Lot afin de déterminer le volume de sédiments stockés en amont de la chaussée de Laroque-Bouillac et leur caractérisation.

Ci-dessous, téléchargez l’arrêté préfectoral :

Autorisation navigation sur le Lot en amont de l’écluse de Laroque-Bouillac.pdf

 

Decazeville,Vieille-Montagne,pollution, cadmium, navigabilité,Lot,Cela nécessite d’abord de se plonger un peu dans l’histoire industrielle locale. L’usine Vieille-Montagne située à Viviez (12) a libéré dans les eaux du Lot depuis près d’un siècle et demi des quantités énormes de produits toxiques contenant du zinc, du plomb, du cadmium… À ces rejets chroniques importants, il faut rajouter les graves pollutions accidentelles de 1983 et 1986 provoquées par Vieille-Montagne à partir du THR et de la décharge industrielle de l’igue du Mas. De nombreuses études officielles et universitaires ont été réalisées sur cette pollution. On peut parler sans se tromper de la plus grosse pollution industrielle d’un cours d’eau en France avec celle du Rhône par les PCB.  

Ci-dessous, un petit film de l’Agence de l’Eau Adour-Garonne sur les conséquences de ces graves pollutions.

 

Decazeville,Vieille-Montagne,pollution, cadmium, navigabilité,Lot,Il reste encore beaucoup de ces produits dangereux dans les sédiments de la rivière Lot et au delà, notamment dans les diverses retenues : écluses, chaussées, barrages… et ils sont plus ou moins “remuées“ à chaque épisode de crue. La quantité de cadmium était estimée en 1990 à plus de 200 tonnes contenus dans plus de 6 millions de m3 de sédiments uniquement pour le Lot. La dépollution complète était estimée à cette date entre 1,3 et 2 milliards d’euro (2 à 3 milliards actualisé). La quantité de cadmium et autres métaux lourds contenus en amont de la chaussée de Laroque-Bouillac doit certes être importante car proche de la source de pollution et son arrivée sur le Lot avec le Riou-Mort, mais elle est négligeable par rapport à l’énormité de cette pollution industrielle que beaucoup sur le Bassin ont volontairement ou inconsciemment oublié.

Decazeville,Vieille-Montagne,pollution, cadmium, navigabilité,Lot,Il est bien sûr important de bien connaître l’état actuel de cette pollution, de l’arrivée du Riou-Mort dans les eaux du Lot jusqu’à la chaussée de Laroque-Bouillac pour ensuite procéder à une dépollution de ce site, pas seulement pour pouvoir rouvrir l’écluse à la navigation, même s’il semble que ce soit l’unique obsession de certains qui ont fermé et qui ferment toujours les yeux sur les causes de ces pollutions et minimisent la responsabilité des pollueurs. 

Decazeville,Vieille-Montagne,pollution, cadmium, navigabilité,Lot,Lorsque les résultats de l’étude sur le volume et la nature des sédiments seront connus sur cette partie du Lot, il conviendra donc de procéder à une dépollution en s’entourant de toutes les précautions possibles afin de ne pas envoyer de sédiments pollués en aval. Le bon sens voudrait que se soit au pollueur d’assurer la charge financière de cette dépollution. A la lecture de l’Arrêté préfectoral, c’est l’Entente Vallée du Lot qui est maitre d’œuvre de cette étude, et c’est vraisemblablement de l’argent des contribuables (aveyronnais, occitans, français et européens) qui va servir à payer la facture. Il serait tout de même souhaitable que Umicore (anciennement Vieille-Montagne) assure à minima le transport et le stockage des sédiments pollués sur son site de  Montplaisir (ou ailleurs) en même temps que les sols pollués des jardins viviezois et pourquoi pas d’autres décharges industrielles contenant leurs déchets sur notre territoire. Je pense notamment à celle de la Romiguière sur la commune de Flagnac par exemple dont nous avions demandé le retrait en conseil municipal de Decazeville lors de l’enquête publique sur la “dépollution“ de divers sites d’Umicore. Les élus locaux devraient insister sur ces dépollutions avant que Umicore quitte définitivement Viviez. 

Enfin, il serait souhaitable que la prise en charge de ces déchets par Umicore ne fasse pas l’objet d’un chantage à l’acceptation du projet de centre de traitement et de stockage des déchets ménagers appelé Solena sur les anciens terrains « dépollués » de l’entreprise vivézoise de zinc.

Ce serait vraiment la goutte d’eau (polluée) qui ferait déborder le vase !

 

Centre-Presse a consacré ce matin un article sur cet arrêté préfectoral, pratiquement que sous l’angle de la navigabilité. Dommage !

Et si le Lot devenait navigable jusqu'à Bouillac ?.jpg

Photos : Cliquez sur les photos pour les agrandir

JLC (Licence Créative Commons), sauf :

– Article de La Dépêche du Midi de juillet 1986

– Article de Centre-Presse du 1 septembre 2017

Nous ne voulons pas être une “ réserve d’indiens “
31 août 2017 – 7 h 50 min | Commentaires fermés sur Nous ne voulons pas être une “ réserve d’indiens “

hosto-sam-pprm-solena-afpa.jpg

Défendre bec et ongles notre maternité et donc notre hôpital, défendre avec acharnement nos emplois industriels, demander à revoir un PPRM (Plan de Prévention des Risques Miniers) qui pénalise particuliers, entreprises et collectivités, ne pas accepter la réduction de l’offre d’enseignement, notamment le retrait de l’AFPA du Bassin, s’opposer avec force à l’installation d’activités polluantes qui anéantiraient plus d’emplois qu’elles n’en créeraient, tout cela fait partie d’un même et juste combat pour notre Bassin : s’opposer à ceux qui veulent faire de notre territoire un no man’s land, une réserve d’indiens, un territoire sans services publics, sans activités innovantes et valorisantes, où la qualité du cadre de vie et la santé des habitants ne compteraient pour rien.

Comme d’autres territoires, le Bassin est victime d’une opération de déménagement du territoire au nom de “ réalités économiques “, enclenchée depuis environ une trentaine d’années, qui vise à recentrer toutes les activités économiques et les services publics et administratifs sur les grandes métropoles pendant que l’on abandonne le reste de la France profonde.

badge non a solena.jpgNous disons donc aux personnes qui veulent décider pour nous, qu‘elles soient à Montpellier, à Paris, en Belgique, en Bretagne, en Aveyron ou même sur le Bassin, que nous ne nous laisserons pas faire. En nous battant pour notre maternité et l’hôpital, pour le maintient de nos emplois industriels, pour une révision du PPRM, le centre AFPA, en nous opposant au projet dévastateur de Séché et Sévigné à Viviez et Aubin, nous nous battons aussi pour un Bassin vivant, actif, accueillant et solidaire.

affiche-marche-hopital-sam-020917.jpgTout est lié. Ce n’est pas un hasard si ces attaques arrivent en même temps. Elles font partie d’un même processus, elles n’ont qu’un but : achever le Bassin. Certains le font par pur dogmatisme, d’autres par cupidité et même une partie par vengeance. Cela fait des années que l’ARS veut fermer notre maternité et affaiblir notre hôpital, cela fait des années que les syndicats tirent la sonnette d’alarme à la SAM sur le manque d’un véritable projet d’entreprise et d’investissements et alertent sur la santé d’autres entreprises, cela fait des années que les locaux de l’AFPA ne sont plus entretenus, cela fait des années que UMICORE prépare son départ de Viviez et la cession de ses terrains « dépollués » à Séché à qui elle avait confié comme par hasard la « dépollution ».

C’est contre tous ces plans préparés ailleurs, avec malheureusement parfois des complicités locales, que nous devons lutter tous ensemble.

Et c’est tous ensemble que nous gagnerons.

Nous serons nombreux à le dire le 2 septembre 2017 lors de la marche entre l’hôpital de Decazeville et la SAM

La vitesse, encore et toujours à Decazeville !
22 août 2017 – 15 h 28 min | Commentaires fermés sur La vitesse, encore et toujours à Decazeville !

Decazeville - Rue Cayrade - barrières renversée.jpg

Il y a vraisemblablement un problème de vitesse des véhicules motorisés dans la partie déjà réaménagée de la rue Cayrade. Les barrières devant le New Bar en ont fait les frais récemment. Heureusement, c’était la nuit et la vitesse ne serait peut-être pas seule en cause. Mais ce n’est pas le premier accident de ce genre.

Si la vitesse est limitée à 30 km/h sur cette rue, aucun aménagement n’incite réellement à respecter cette vitesse. Or l’Article R110-2 du Code de la Route précise que “ pour les zones à 30 Km/h, l’ensemble de la zone est aménagé de façon cohérente avec la limitation de vitesse applicable “.

Certes, nous ne sommes pas à proprement parlé dans une « zone 30 », mais la législation n’interdit pas d’appliquer la réglementation spécifique aux « zones 30 » dans une rue limitée à 30 Km/h. C’est même plus que recommandé.

Il n’y a malheureusement pas d’aménagements spécifiques pour inciter les véhicules motorisés à respecter la vitesse de 30 Km/h dans ce tronçon de la rue Cayrade à sens unique relativement large, pas de surélévation, de ralentisseur, de chicane… Seul, un radar pédagogique situé à l’entrée de ce tronçon informe les conducteurs des véhicules motorisés sur la vitesse de leurs véhicules à l’entrée de cette rue mais ne décourage pas réellement d’être à une vitesse supérieure. Beaucoup de véhicules sont largement au dessus quand la circulation est faible, la nuit notamment.

 

Il faut donc ralentir la vitesse de circulation des véhicules motorisés sur ce tronçon de rue. Plusieurs solutions existent, solutions qui sont même cumulables.

Il y a d’abord des solutions d’aménagements. Installer des coussins berlinois, des surélévations ou des chicanes décourage de rouler vite. Le coussin berlinois de l’avenue du 10 août en face de la maison de santé semble efficace pour ralentir la vitesse par exemple. Ces aménagements sont indispensables sur ce tronçon de la rue Cayrade. Ils auraient du être même prévus lors de la réhabilitation de cette rue. J’ai fais ce que j’ai pu, mais malheureusement, je n’ai pas été entendu.

Il est à noter que des aménagements obligeant à réduire la vitesse contribueraient de plus à sécuriser cette rue contre une éventuelle attaque de voiture bélier. Lire à ce sujet l’excellent article d’Olivier Razemon : Le bloc béton, nouveau venu dans le paysage urbain.

 

Comme autre moyen de réduire la vitesse sur ce tronçon, il y a le partage de la voirie entre tous les usagers par la création notamment sur ce tronçon commerçant d’une “ zone de rencontre “.

Qu’est-ce qu’une “ zone de rencontre “ ? L’article R 110-2 du Code de la Route le précise : « Une zone de rencontre est une section ou ensemble de sections de voies en agglomération constituant une zone affectée à la circulation de tous les usagers. Dans cette zone, les piétons sont autorisés à circuler sur la chaussée sans y stationner et bénéficient de la priorité sur les véhicules. La vitesse des véhicules y est limitée à 20 km/h. Toutes les chaussées sont à double sens pour les cyclistes, sauf dispositions différentes prises par l’autorité investie du pouvoir de police. Les entrées et sorties de cette zone sont annoncées par une signalisation et l’ensemble de la zone est aménagé de façon cohérente avec la limitation de vitesse applicable

L’article R 412-6 du Code de la Route précise que : « tout véhicule en mouvement ou tout ensemble de véhicules en mouvement doit avoir un conducteur. Celui-ci doit, à tout moment, adopter un comportement prudent et respectueux envers les autres usagers des voies ouvertes à la circulation. Il doit notamment faire preuve d’une prudence accrue à l’égard des usagers les plus vulnérables. »

Les zones de circulation apaisées, notamment les zones rencontre, développent les réflexes des conducteurs des véhicules motorisés à modérer leur vitesse notamment au niveau des intersections et à faire preuve de plus d’attention vis à vis des autres usagers de la voirie, notamment les plus vulnérables, piétons, cyclistes…

 

Ce n’est pas la première fois que je demande la création d’une zone de rencontre sur ce tronçon de rue avec bien sûr un double sens cyclable.

Le Décret 2015-808 du 15 juillet 2015 pose le principe du double-sens cyclable pour les cyclistes comme étant la règle sur les voies à sens unique limitées à 30 Km/h, et moins. Une dérogation à cette règle doit être dûment circonstanciée par l’autorité investie du pouvoir de police

En étendant le principe de généralisation des doubles sens cyclables sur les voies où la vitesse est limitée à 30 Km/h ou moins, le décret 2015/808 vise à simplifier la compréhension de la règle par tous les usagers.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les enquêtes démontrent qu’il n’y a pas d’accidents supplémentaires lors de la mise en place de doubles sens cyclables ; le nombre d’accident et leur gravité auraient même tendance à diminuer du fait d’une vitesse réduite et d’une attention redoublée de tous les usagers.

Aménagement ou déménagement du territoire ?
1 août 2017 – 9 h 17 min | Commentaires fermés sur Aménagement ou déménagement du territoire ?

cget.jpg

« Soutenir les territoires en crise ou aider leurs habitants à s’installer ailleurs ? » Tel est le titre pour le moins provocateur de la dernière publication du CGET (Commissariat Général à l’Egalité des Territoires) : En bref #41

Provocateur, car les conclusions de cette enquête réalisée par le Credoc montrent que dans leur grande majorité, les Français préfèrent rester sur le territoire où ils habitent. Les trois quart des Français répondent qu’ils préfèrent une aide des pouvoirs publics pour réaliser leurs projets de vie dans les territoires dans lesquels ils vivent plutôt que des aides pour s’installer dans un autre territoire.

 

Cette enquête fait aussi ressortir un facteur primordial dans ce choix :  » Le cadre de vie agit de façon importante dans le fait de vouloir déménager ou pas. L’amélioration du cadre de vie est, en France, la principale motivation de déménager (47 %). La possibilité de trouver de nouvelles opportunités professionnelles ne vient qu’en deuxième position (22 % en moyenne). Toutefois, ce taux s’élève à 33 % chez les chômeurs et 28 % chez les personnes ayant de bas revenus tout en restant inférieur à celui de l’amélioration du cadre de vie (respectivement 45 % et 52 %).

D’après cette enquête, ce sont d’ailleurs les personnes qui ne sont pas satisfaites de leur cadre de vie actuel qui sont le plus favorables aux aides à la mobilité.

Voilà qui devrait faire réfléchir nos élus avant de favoriser l’installation d’un centre de traitement et de stockage de déchets à Viviez et Aubin qui signerait à coup sûr un nouvel exode de la population du Bassin à l’extérieur et constituerait un frein définitif à l’installation de nouveaux arrivants.

 

La conclusion de cette enquête du CGET est intéressante :

« La mobilité géographique, quoique souhaitée, n’apparaît donc pas comme une solution réaliste. Cette situation trouve un exutoire dans une demande d’intervention publique dans les territoires en difficultés, particulièrement forte chez les personnes les plus fragiles (population à bas revenu, ruraux, jeunes).

Les personnes percevant leur territoire comme en crise ou délaissé, mettent alors en avant la nécessité de voir s’installer de nouvelles entreprises, s’améliorer l’offre de soins et la présence de services publics (mairie, Caisses d’allocations familiales, Pôle emploi…). Ces attentes viennent partiellement compenser un défaut de mobilité : les populations fragiles, ne voyant pas dans un déménagement une solution à leurs problèmes, notamment en termes d’emploi, demandent que les solutions et les emplois viennent sur leur territoire, par l’intervention des pouvoirs publics. »

 

decazeville - sam -terril -puy de wolf - copie.jpgInstallation d’entreprises, amélioration de l’offre de soins et des services publics, amélioration du cadre de vie, voilà qui correspond tout à fait aux attentes actuelles de la population du Bassin de Decazeville : maintien de la maternité et amélioration de tous les services de l’hôpital, développement des emplois industriels et tertiaires, révision totale du PPRM et aides pour d’éventuels travaux, rejet du projet Solena…

L’Etat doit donc écouter ces demandes fortes et faire en sorte d’aider notre territoire au lieu de l’enterrer comme il le fait actuellement.

Mais les élus locaux doivent aussi écouter l’ensemble de ces demandes car ils peuvent agir directement sur certaines d’entre elles. Je pense notamment au projet controversé de création d’un centre de traitement et de stockage de déchets à Viviez et Aubin, rejeté en grande majorité par la population du Bassin.

Ils doivent rapidement mettre un coup d’arrêt à ce projet et demander à Umicore de terminer la réhabilitation de leurs sites pollués, notamment le crassier de Dunet, comme cette entreprise s’y était d’ailleurs engagé.

Photos : 

1 – Extrait CGET – En bref #41

2 – jlc – Cliquez sur la photo pour l’agrandir – Licence Creative Commons

Bonjour, il me faudrait le 8 à Decazeville
31 juillet 2017 – 16 h 44 min | Commentaires fermés sur Bonjour, il me faudrait le 8 à Decazeville

Central téléphonique 1 -Decazeville.jpeg

Le 8 à Decazeville, c’était le numéro de téléphone de la mairie avant la mise en service du téléphone automatique. Et pour correspondre de chez soi ou d’ailleurs avec ce numéro, il fallait passer par une opératrice du téléphone, les fameuses “demoiselles du téléphone“.

Certes, il n’y avait pratiquement plus depuis longtemps de “demoiselles du téléphone“ au sens premier du terme. La plupart des opératrices étaient mariées et mères de familles.

Et il y avait même quelques hommes. J’ai été de ceux là.

Tout fonctionnait selon un protocole bien défini. L’opératrice voyait un voyant lumineux s’éclairer sur le tableau en face d’elle au numéro d’un abonné ou d’une ligne extérieure, branchait une fiche, se présentait (Decazeville 37 pour moi), prenait la demande de l’abonné (ou d’une opératrice extérieure) et se connectait avec une autre fiche vers le numéro de l’abonné demandé ou vers d’autres circuits pour les numéros extérieurs. Dès que les abonnés raccrochaient, les voyant lumineux s’éteignaient et l’opératrice rentrait en ligne et prononçait la phrase magique : terminé… personne… je coupe, et enlevait alors les deux fiches. Tout était noté sur des petits cartons marron clair : numéro de l’opératrice, numéros et lieux de l’abonné demandeur et de l’abonné demandé, heure de début de la communication, heure de fin et temps de conversation. Les cartons partaient ensuite au service comptable après vérification par la surveillante.

J’ai donc été auxiliaire des Postes et Télécommunications (P&T) d’avril 1971 à janvier 1975. C’est environ à cette date que le central téléphonique manuel du premier étage du local de la rue Alexandre Bos s’est éteint pour laisser la place au central automatique de la place Decazes.

Plus besoin de personne pour relier les abonnés.

La Poste - Passage Latournerie -couleur.jpgCertaines opératrices titulaires ont bénéficié, selon leur ancienneté, de nouveaux emplois sur place ou autour de Decazeville dans d’autres services des P&T, mais d’autres ont du partir du Bassin. Les auxiliaires dont je faisais partie ont été licenciés avec la possibilité de passer des concours internes pour être titularisés. C’est d’ailleurs ce que j’ai fait quelques mois plus tard.


Télégraphe - Poste - Téléphone - Decazeville.jpgJ’ai visité il y a environ une dizaine d’années le lieu où étaient installés les postes où nous travaillions. Tout avait été bien sûr enlevé et j’ai eu un petit pincement au cœur en voyant cette salle désespérément vide. Je me suis souvenu de la période où les voix d’une quinzaine d’opératrices se mélangeaient bruyamment alors qu’un peu en retrait, se trouvaient les bureaux de la “surveillante“ chargé d’organiser le travail et de l’opératrice chargée des “renseignements“ ainsi qu’un espace laissé aux techniciens chargé de la maintenance du central et des lignes et des dépannages chez les abonnés.
 

Central téléphonique 2 - Decazeville - M Bos - S Albespy - P Clot - M-R A - S Bousquet - R Cantaloube - J Roméro-311266.jpegSur ces deux photos d’opératrices de Decazeville (celle ci-contre et celle en haut de la note), photos prêtées par ma mère qui a fait toute sa carrière dans ce central téléphonique (en débutant dans celui situé place Cabrol – photo 2) avant de prendre sa retraite lors de l’automatisation, vous pouvez voir cette salle avec les meubles sur lesquels nous travaillions. Peut-être reconnaîtrez-vous quelques personnes avec qui j’ai eu plaisir de travailler dans les premières années de ma vie active. 

Automatisation terminée sur le secteur - Les voix des téléphonistes se sont tues -DDM-220175.jpg

Roger Lajoie-Mazenc avait écrit un article sur ce passage du téléphone manuel à l’automatique à Decazeville dans l’édition du 22 janvier 1975 de La Dépêche du Midi, que j’ai bien sûr gardé. Il s’attarde à juste titre sur le reclassement des agents auxiliaires et titulaires après cette automatisation.

Pour ma part, j’ai rapidement trouvé un emploi local dans la vente de pièces détachées automobile (la CIAR, à l’arrière de l’école Jean-Moulin, à côté de la cantine municipale, sous la bibliothèque, bâtiment détruit par l’aménagement de l’actuelle RD 840) avant de rentrer à Charbonnage de France à la centrale de Penchot pour quelques années.

Photos : Cliquez sur les photos pour les agrandir :

Photos 1 et 4 : archives familiales. Malheureusement, pas de nom des auteurs.

Photos 2 et 3 : cartes postales anciennes

Photo 5 : article de La Dépêche du Midi© du 22 janvier 1975 

Des bâtiments communaux moins énergivores
3 juillet 2017 – 7 h 53 min | Commentaires fermés sur Des bâtiments communaux moins énergivores

Nous avons donc décidé au conseil municipal du 22 juin dernier de faire réaliser par le SIEDA un diagnostic énergétique de deux bâtiments municipaux : le Laminoir et l’Hôtel de Ville.

laminoir2.jpg

Pour ce qui est du Laminoir, son aménagement est relativement récent et des doutes sont émis régulièrement sur son isolation thermique car la consommation énergétique de cette salle est forte. Mais un bâtiment qui laisse passer le froid l’hiver laisse aussi passer le chaud l’été. Or, nous y avons passé deux dimanche en juin pour les élections législatives et la température intérieure y était relativement supportable malgré une chaleur étouffante et un soleil de plomb à l’extérieur. Le diagnostic nous en dira plus.

 

mairie-sans clocheton.jpgConcernant l’Hôtel de Ville, c’est plus délicat.

Lors des mandats précédents, j’avais fait réaliser deux études énergétiques sur l’Hôtel de Ville.

La première étude faisait suite à la canicule de 2003 et a été financé à 70% par l’ADEME. Les agents et les élus ont subi en 2003 un été particulièrement difficile tant la chaleur dans les locaux de la mairie était difficilement supportable.

Le cabinet spécialisé Bréhault Ingénierie de Figeac avait donc examiné les locaux, réalisé un diagnostic et rendu un rapport où figuraient des préconisations pour améliorer le confort thermique des locaux de la mairie en été. Dans ce rapport, trois types de mesures étaient préconisées : réduire les apports internes et externes de chaleur et rafraichir les locaux la nuit.

La climatisation accroit l'effet de chaleur.jpgLa climatisation n’étant pas la solution idéale car onéreuse en investissement et en fonctionnement, mais aussi parce qu’elle accroit l’effet de serre et pose parfois des risques sanitaires, c’est la solution de ventilation nocturne à fort débit qui avait été préconisée. Elle permettait de renouveler l’air au minimum 6 fois par heure, lorsque la température extérieure est inférieure à la température intérieure et de maintenir ainsi une température acceptable dans les locaux en journée lorsque les agents, les élus et le public sont présents.

C’est cette solution qui a été choisie pour la toute nouvelle médiathèque Montaigne à Frontignan et les résultats sont globalement satisfaisants.

 

Hotel de ville IR 15012008 commentaire - copie.jpg

La deuxième étude a été réalisée par Quercy Énergies qui avait à l’époque une antenne rue Clémenceau à Decazeville. C’était une étude thermographique à partir de photos de quelques bâtiments du patrimoine de la ville de Decazeville : hôtel de ville, ateliers municipaux, préfabriqué du Sailhenc, école Jean-Moulin et la Maison des Sociétés

Pour l’hôtel de ville, l’étude thermographique notait quelques point faibles :

DISPLAY HOTEL DE VILLE-WEB-2005.jpgLes travaux d’isolation conduits sur ce bâtiment sont partiels ce qui minimise leur impact en conservant d’importants ponts thermiques. Les détails soulignés sur les pertes ponctuelles de chaleur peuvent être traités en apportant un soin particulier à l’isolation des canalisations des installations de chauffage. Le renforcement dans l’isolation des allèges doit être fait à l’occasion des travaux de doublage.

Le traitement thermique du bâtiment ne doit pas perdre de vue l’ensemble des questions de confort tant d’hiver que d’été. Une gestion des apports solaires même en hiver est indispensable pour le bon confort des postes de travail avec amélioration de l’éclairage intérieur (en qualité et performances). La question du renouvellement de l’air intérieur reste à traiter.

 

Quels travaux ont été entrepris depuis ces études ?

Des travaux ont bien sûr été réalisés depuis ces études, travaux qui touchent autant à l’isolation qu’à l’aspect esthétique intérieur ou extérieur du bâtiment mais aussi touchant aux conditions de travail et de confort des agents.

Protection extérieures fenêtres - Dessin.jpegDes menuiseries extérieures ont été changées, malheureusement en oubliant la protection extérieure des vitrages, notamment côté sud et ouest, comme le recommandait l’étude sur le confort d’été.

Pourtant, des stores extérieurs en toile ou en lames mobiles sont efficaces pour éviter à la chaleur de pénétrer dans les locaux. Les stores en lames mobiles constituent également une isolation pour les nuits froides d’hiver et une protection contre d’éventuelles effractions. Certains critiquent ces stores car ils constituent à leurs yeux une atteinte à la qualité esthétique des bâtiments anciens. De nombreux exemples montrent au contraire que ces aménagements s’intègrent parfaitement aux bâtiments anciens.

CAHORS - OT - PROTECTIONS SOLAIRES.jpgL’exemple ci-contre de l’Office de Tourisme de Cahors montre me semble-t-il le contraire. Les lames fixes pare-soleil dans l’arrondi supérieur et le store extérieur en toile pour la protection contre la chaleur l’été (ici replié), s’intègrent parfaitement avec ce bâtiment ancien. Il y a même un store publicitaire à l’intérieur. Des stores en lames ne posent pas de problèmes non plus.

aubin-mairie.jpgLa mairie d’Aubin en est par exemple équipée en partie sans que cela ne pose un problème esthétique.

L’éclairage de certains bureaux entièrement rénovés a été revu, notamment en intégrant des LED permettant de moins chauffer les locaux et surtout de réaliser des économies d’énergies et financières.

Le sas automatique de la porte d’entrée permet d’économiser de l’énergie et d’éviter que la chaleur et le froid extérieurs ne pénètrent dans les locaux.

perron mairie.jpgLe perron de la mairie a été rénové en intégrant deux rampes pour l’accès des personnes à mobilité réduite. Malheureusement cette rénovation a été très minérale, laissant peu de place à la végétalisation qui aurait pourtant permis d’abaisser un peu la température des murs de l’hôtel de ville, notamment en évitant la réverbération du sol vers la façade.

D’autres points n’ont également pas été traités comme les ponts thermiques importants, l’isolation des canalisations et surtout la ventilation nocturne des locaux l’été.

Ces travaux n’ayant pas été réalisés, la climatisation a malheureusement du être installée dans le bureau de l’Etat Civil pour le nécessaire confort des agents l’été.

 

Je pense que le diagnostic qui sera réalisé par le SIEDA reprendra les grandes lignes de ces études et que des travaux seront entrepris par la suite en respectant bien sûr les préconisations contenues dans ce rapport. Mais il sera difficile de faire l’impasse sur la protection extérieure des vitrages et la ventilation nocturne pour le confort d’été (et même d’hiver), à moins que l’on opte pour la climatisation des locaux, ce qui serait pour le moins une erreur, notamment au regard du réchauffement climatique et des coûts d’investissement et de fonctionnement.

 

FRAÎCHEUR SANS CLIM.pngPour les particuliers souhaitant également maintenir un peu de fraicheur l’été dans leurs habitations, je ne peux que conseiller cet excellent ouvrage de Thierry Salomon et Claude Aubert : “ Fraîcheur sans clim’ “ aux éditions Terre Vivante. Il est plein de conseils pertinents pour éviter la surchauffe de sa maison ou de son logement l’été.

 

Photos : cliquez sur les photos pour les agrandir

CNRS-Météo-France, Quercy-Energies, Bréhault Ingénierie, Terre Vivante, jlc.

Les énergies renouvelables, c’est trop cher !
22 juin 2017 – 8 h 26 min | Commentaires fermés sur Les énergies renouvelables, c’est trop cher !

Nous avons encore entendu cette phrase hier soir en conseil municipal  de la bouche même de M. le Maire. J’avais déjà eu l’occasion lors du vote du budget de cette année de dénoncer le peu d’intérêt de la majorité municipale pour les énergies renouvelables.

Heureusement tous les maires ne pensent pas comme le maire de Decazeville.

La presse relate aujourd’hui le cas de Baraqueville où le maire va entreprendre d’équiper les salles communales de panneaux photovoltaïques.

Baraqueville - la municipalité veut équiper ses bâtiments de panneaux photovoltaïques.jpg

Donc, quand on veut, on peut. C’est juste une question de volonté politique.

Il serait surtout souhaitable de ne pas faire les mêmes erreurs que la communauté de communes avec le parc photovoltaïque de La Découverte où tout a été réalisé au mépris des usagers de ce parc et des habitants locaux. J’y reviendrai vraisemblablement.

L’énergie est un thème trop important pour le laisser à des entreprises privées dont le seul but est uniquement de faire du profit.

Il faut que les collectivités prennent elles même ce domaine dans leurs compétences en créant des structures pour piloter et financer ces équipements sur leurs territoires : SEM, SCIC…, dans lesquelles les citoyens locaux pourraient aussi participer.

energie-partagée.jpg

De plus en plus de collectivités et de citoyens investissent dans cette démarche écologique, solidaire et démocratique. Je suis moi même client et sociétaire d’Enercoop (national et Midi-Pyrénées) depuis presque dix ans et sociétaire d’Energie Partagée depuis le début de son existence et j’ai participé à quelques projets.

Alors, on s’y met sur le Bassin, ou on continue à engraisser des entreprises privées (Valeco, Engie…) et l’électricité nucléaire ?

Le chemin de Saint-Jacques (GR 65) à Decazeville
20 avril 2017 – 8 h 51 min | Commentaires fermés sur Le chemin de Saint-Jacques (GR 65) à Decazeville

Lors du dernier conseil municipal, le budget était à l’ordre du jour. Nous avons appris qu’une ligne budgétaire de 3 201,60 € était prévue pour l’aménagement d’une aire de repos sur la route de Nantuech pour les marcheurs du Chemin de Saint-Jacques (GR 65).

Decazeville,chemin de Saint-Jacques,GR 65,véloroute, Vallée du Lot,

Decazeville,chemin de Saint-Jacques,GR 65,véloroute, Vallée du Lot,Je suis pour ma part étonné de la création d’une nouvelle aire de repos, quelques centaines de mètres seulement après une aire de repos déjà existante. Cette agréable aire de repos, située à l’intersection de l’avenue Laromiguière et de la route de Nantuech, est équipée de sanitaires, d’un point d’eau, d’une table et de bancs, d’un panneau de situation et est de plus abritée par une jolie gloriette. Tous les marcheurs reconnaissent la pertinence et la réussite de cet équipement et je peux témoigner que sa fréquentation est forte durant la saison.

Il existe également un point d’eau et des bancs pour se reposer à Saint-Roch.

Je ne vois donc pas l’utilité de dépenser 3 200 € pour une aire de repos intermédiaire.

 

Decazeville,chemin de Saint-Jacques,GR 65,véloroute, Vallée du Lot,Il serait par contre justifié, comme je le demande depuis des années, de s’occuper de ce chemin de Saint-Jacques, le GR 65, dans sa portion comprise entre Pomeyrols et le Pont de Livinhac, commune de Decazeville.

De nombreux marcheurs arpentant ce chemin se plaignent en arrivant à Livinhac (ou sur internet) du mauvais état de ce chemin.

Decazeville,chemin de Saint-Jacques,GR 65,véloroute, Vallée du Lot,Il serait d’abord indispensable de faire un passage avec une débrousailleuse et une tronçonneuse avant chaque début de saison afin d’enlever les arbustes, branches, ronces qui gênent le passage des nombreux marcheurs de ce chemin.

Ensuite il faudrait rénover ce chemin dégradé par des ornières dues au passage de motos (pourtant interdites) et à des sources et circulations d’eau de pluie mal canalisées.

Il existe de nombreuses aides pour rénover ce chemin très fréquenté.

Decazeville,chemin de Saint-Jacques,GR 65,véloroute, Vallée du Lot,J’ai de plus redressé un panneau qui gisait par terre à l’abandon depuis quelques mois. Il demanderait à être solidement fixé au sol… et à être respecté.

 

Il semble que le quartier decazevillois du Pont de Livinhac soit ignoré par les actuels élus. Le chemin de Bouquiès et le GR 65 dégradés, la pile de l’ancien pont et ses alentours pas du tout entretenus, tout cela ne donne pas une image favorable de notre ville alors que c’est une entrée (ou une sortie) importante de notre commune.

Il serait peut-être temps de s’y intéresser un peu. Un aménagement paysager et des aménagements favorables aux marcheurs du GR65 et aux cyclistes de la véloroute me semblent indispensables.

Ce serait plus justifié qu’une aire de repos supplémentaire sur la route de Nantuech.

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Photo 1 : extrait du budget d’investissement lors du conseil municipal du 12 avril 2017

Photos 2, 3 ,4 et 5 : jlc, licence Creative Commons

Il est temps de remettre la voiture à sa place
16 avril 2017 – 11 h 01 min | Commentaires fermés sur Il est temps de remettre la voiture à sa place

les-transports-la-planete-et-le-citoyen.jpg.pngTel était le thème de la rubrique Social Lab de Valère Corréard ce matin sur France Inter avec l’intervention de Ludovic Bu, spécialiste des mobilités et co-auteur avec Olivier Razemon et Marc Fontanès de l’ouvrage : Les transports, la planète et le citoyen, en finir avec la galère, découvrir la mobilité durable.

 

D’abord la voiture a un coût pour chacun qui en possède une (ou plusieurs). L’Automobile Club chiffre ce coût annuel à 5 883 € pour une Clio essence. Ce n’est donc déjà pas un coût accessible à tout le monde.

par des ménages ayant au moins une voiture à Decazeville.jpgD’ailleurs, on estime entre 10 et 30 %, le pourcentage de foyers qui ne possèdent pas de voiture particulière, souvent par manque de moyen, mais heureusement aussi de plus en plus par choix. A Decazeville, ce pourcentage de foyers sans automobile atteint même à 35 %.

Ensuite, le choix de la mobilité automobile de masse a un énorme coût pour les budgets de l’Etat et des collectivités locales.

Ce choix contribue aussi à favoriser l’extension des zones péri-urbaines et la délocalisation des commerces en périphérie des villes.

Enfin, ce choix a aussi un impact sanitaire important puisqu’il provoque de nombreuses maladies respiratoires et on estime à 48 000, le nombre de décès dus à la pollution de l’air.

 

Alors que faire ?

D’abord, rééquilibrer spatialement les usages de mobilités sur la voirie, c’est à dire, laisser plus de place aux modes actifs de mobilité : marche à pied et vélo, et développer les modes de transport collectifs.

Ensuite, créer des aménagements et réglementer l’usage de la voirie pour favoriser la cohabitation des modes actifs de mobilité avec les véhicules motorisés.

Et enfin, faire de l’information et de la formation sur les modes actifs de mobilité.

 

Un atelier de conduite avec le CCAS.jpgJe dois vous avouer que lorsque j’ai lu l’article de Centre-Presse d’aujourd’hui ci-contre (cliquez dessus pour l’agrandir) après avoir écouté la rubrique de Valère Corréard sur France Inter, je me suis dit que décidemment, la mairie de Decazeville est une nouvelle fois à côté de la plaque. Bien sûr que l’on doit faire de l’éducation pour la conduite automobile, mais pas uniquement et ce ne doit pas être la priorité.

La priorité est dans les actions et les aménagements que j’ai décrits plus haut.

Ensuite certes réaliser des mises à niveau du code de la route, mais surtout du « code de la rue », et pas spécialement pour les personnes âgées d’ailleurs.

 

Mais c’est aussi et surtout sensibiliser et former à l’usage des mobilités actives. D’abord pour que les personnes conduisant une automobile apprennent à respecter les cyclistes et les piétons, puis pour qu’elles apprennent pratiquement à utiliser ces modes actifs.

Toutes ces actions seraient bénéfiques tant pour la sécurité routière que pour la santé des habitants.

 

Il y a maintenant quelques mois que je réfléchi à la création d’une association pour favoriser l’usage des mobilités actives sur le Bassin de Decazeville.

velo-ecole.jpegUne association qui pourrait conseiller les collectivités dans les aménagements de voirie, qui pourrait créer un atelier de conseil à la réparation et participer au recyclage des vélos (plutôt que de les jeter directement dans les bennes de la déchetterie) et organiser des bourses aux vélos d’occasion. Mais aussi créer en partenariat avec La Maison du Vélo de Toulouse, une “vélo école“ qui sensibiliserait et formerait les personnes de tous âges désirant se mettre ou se remettre au vélo. Les enfants des écoles doivent être une priorité.

J’en ai parlé avec quelques personnes intéressées, mais c’est le temps qui manque à tous pour mettre en place pratiquement cette association.

Mais vu l’ignorance des collectivités et les obstacles qu’elles mettent en place pour l’usage des mobilités actives sur le Bassin, je crois qu’il va falloir rapidement créer cette association.

Si vous êtes intéressés, n’hésitez pas à me contacter.

 

Photos : cliquez sur les photos pour les agrandir

1 – Les transports, la planète et le citoyen, en finir avec la galère, découvrir la mobilité durable – Edition de l’Echiquier

2 – Part des ménages ayant au moins une voiture à Decazeville – Source : Plateforme ouverte des données publiques françaises

3 – Article de Centre-Presse Aveyron du 16 avril 2017

4 – Vélo école : France vélo tourisme

Budget et environnement
13 avril 2017 – 8 h 40 min | Commentaires fermés sur Budget et environnement

Le vote du budget hier soir en conseil municipal de Decazeville a été l’occasion de pointer du doigt le peu d’intérêt de la majorité pour les questions d’environnement, de mobilité et de santé. C’est le quatrième budget que présente la majorité de M. Marty et toujours pratiquement pas de mesures et d’investissements concernant divers domaines important touchant à la biodiversité, aux mobilités douces et aux énergies renouvelables. Il ne leur reste maintenant que deux budgets (2018 et 2019) pour redresser la barre. Mais visiblement, ce n’est pas encore à l’ordre du jour.

Ci-dessous, mon intervention :

 

“C’est en tant qu’élu écologiste que je souhaiterai porter un commentaire à ce budget.

 

1 – Arbres abattus non remplacés :

biodiversité, arbres,énergies renouvelables, modes actifs, vélos,piétons,zones de circulation apaisées,Je suis tout d’abord très inquiet par les coupes d’arbres qui se multiplient sur notre ville. On assiste à un véritable massacre à la tronçonneuse.

Les coupes les plus visibles sont les chênes rouges de la RD 840 et les peupliers sur cette même RD 840 réalisée par le département, mais aussi sur une multitude d’autres endroits de notre ville (cour de l’ancienne école Laromiguière, divers platanes sur la ville…). Je pourrai encore citer les nombreux hectares de la jeune forêt du plateau de Nauquières détruits pour laisser de la place au parc photovoltaïque dont j’ai déjà parlé ici.

biodiversité, arbres,énergies renouvelables, modes actifs, vélos,piétons,zones de circulation apaisées,Or les arbres sont indispensables pour le maintien de la biodiversité floristique et faunistique. Ils contribuent aussi à améliorer la qualité de l’air, à lutter contre le réchauffement climatique et à réduire les pics de température l’été en atténuant le phénomène d’ilot de chaleur urbain.

biodiversité, arbres,énergies renouvelables, modes actifs, vélos,piétons,zones de circulation apaisées,S’il fallait réaliser certaines de ces coupes pour des questions de sécurité, et je le comprends très bien, il est par contre indispensable de replanter. Si certaines plantations sont prévues, notamment rue Lassale, elles ne compenseront en rien ce qui a été détruit dernièrement. Or, je ne vois pas dans le budget une ligne pour des replantations importantes sur notre commune, pour compenser au moins les arbres abattus ces dernières mois.

 

2 – Absence de prise en compte des mobilités actives (vélo, marche) :

biodiversité, arbres,énergies renouvelables, modes actifs, vélos,piétons,zones de circulation apaisées,L’Observatoire des mobilités actives dans son récent rapport 2016 note que le budget consacré au vélo dans les collectivités locales est en moyenne de 7,70 € par habitant et par an. En sachant que ce sont surtout les grandes villes qui font monter ce budget, 3 € par habitant et par an me semblerait raisonnable pour Decazeville. Nous aurions donc du investir 18 000 € pour le vélo par an, soit environ 54 000 € dans vos trois premières années de mandat. Je ne crois pas me tromper en disant que cet investissement a été nul depuis trois ans.

biodiversité, arbres,énergies renouvelables, modes actifs, vélos,piétons,zones de circulation apaisées,Je vous concède que la précédente municipalité n’avait pas non plus été des plus audacieuses à mon souhait dans ce domaine, mais elle a tout de même eu le mérite d’avoir permis aux vélos d’emprunter la voie piétonne parallèle à la RD 840, d’avoir réalisé le schéma intercommunal pour les mobilités actives et d’avoir mis en place deux doubles sens cyclables à Decazeville : rue Camille Douls et rue Hector Berlioz. Depuis trois ans : rien ! Pire même, vous prenez des arrêtés pour interdire la circulation des vélos sur certaines rues.

 

biodiversité, arbres,énergies renouvelables, modes actifs, vélos,piétons,zones de circulation apaisées,Dans le programme d’investissement de la voirie pour 2017, rien n’est donc prévu pour les mobilités actives et je ne vois pas non plus la nécessaire rénovation du chemin de Bouquiès dans sa partie comprise entre le Pont de Livinhac et la cité de Bouquiès. Ce chemin, variante de la véloroute de la Vallée du Lot est actuellement difficilement praticable même à VTT. Je le signale d’ailleurs depuis plus d’un an en commission des travaux.

biodiversité, arbres,énergies renouvelables, modes actifs, vélos,piétons,zones de circulation apaisées,Cette variante de la véloroute de la Vallée du Lot par Bouquiès est maintenant signalée sur des cartes et balisée à l’entrée du chemin au Pont de Livinhac, commune de Decazeville. Ce serait dommage de donner une image de Decazeville à ce point dégradée surtout si les deux passerelles cyclables du Pont de Bourran sont posées.

 

biodiversité, arbres,énergies renouvelables, modes actifs, vélos,piétons,zones de circulation apaisées,Dans le domaine de la mobilité vous semblez malheureusement scootché au XXème siècle. Vos errements en matière d’expériences de circulation l’ont malheureusement démontré. La tendance depuis une dizaine d’année est de soutenir les mobilités actives par des mesures simples et des investissements modérés. Il s’agit avant tout de favoriser la cohabitation de tous les modes de mobilité, notamment en apaisant la vitesse des véhicules motorisés pour la sécurité de tous : voitures, piétons et cyclistes.

Il s’est vendu en 2016 un peu plus de 3 millions de vélos contre 2 millions de voitures. On assiste à un boum des ventes de VAE (vélos à assistance électrique). Il s’est vendu l’an passé plus de VAE que de cyclomoteurs. Et cet essor va encore s’accentuer puisque l’Etat a récemment décidé de donner une prime pour l’achat de tout VAE.

biodiversité, arbres,énergies renouvelables, modes actifs, vélos,piétons,zones de circulation apaisées,Quand allez vous prendre la mesure de ces changements importants en matière de mobilité et investir un minimum pour faciliter l’usage des modes actifs à Decazeville et à minima ne pas l’entraver ?

 

biodiversité, arbres,énergies renouvelables, modes actifs, vélos,piétons,zones de circulation apaisées,Concernant les véhicules communaux, j’aurai préféré que l’on remplace le petit véhicule électrique du service propreté pour un triporteur à assistance électrique dont s’équipent maintenant de très nombreuses collectivités plutôt que par un véhicule thermique. Les coûts d’investissement et de fonctionnement auraient été considérablement réduits, et vous auriez réalisé en plus une bonne action en faveur de la transition écologique et de la santé des agents. 

Je note à la lecture du budget que deux camions sont prévus à l’achat cette année. Connaissant maintenant les nuisances sur l’environnement et la santé du diesel, j’espère que vous avez opté pour une autre énergie pour ces deux véhicules. Vous me le confirmerez… ou pas.

 

3 – Les énergies renouvelables oubliées :

biodiversité, arbres,énergies renouvelables, modes actifs, vélos,piétons,zones de circulation apaisées,Si des efforts sont réalisés depuis une quinzaine d’années pour baisser les consommations d’énergies notamment par l’isolation des locaux communaux, je note depuis que vous êtes aux commandes de la ville, qu’aucune installation d’équipements en faveur des énergies renouvelables n’a été réalisé, hormis la chaufferie bois dont le dossier était déjà très largement engagé avant votre arrivée et que vous avez terminé. Ce projet a malheureusement été pénalisé au niveau de son bilan environnemental par l’ajout d’une cogénération gaz. 

biodiversité, arbres,énergies renouvelables, modes actifs, vélos,piétons,zones de circulation apaisées,Nous avions par exemple réalisé aux précédents mandats le chauffage solaire de l’eau de la piscine municipale qui permet de réaliser d’importantes économies tant de gaz que financières et nous avions installé une centrale solaire photovoltaïque et thermique au restaurant municipal. Depuis trois ans, alors que le coût d’installation des énergies renouvelables a considérablement baissé et qu’il est de plus en plus rentable de les utiliser, je constate qu’il n’y a plus aucun projet dans ce domaine.

Pourtant, les toitures de bâtiments communaux bien orientées pour installer du photovoltaïque ne manquent pas. Une étude avait été réalisée dans ce sens il y a quelques années. Il serait sûrement intéressant de la réactiver. 

J’en profite pour renouveler ma proposition d’extinction de l’éclairage public à certaines heures de la nuit qui permettrait de réaliser d’importantes économies dans le budget de la commune sans nuire pour autant à la sécurité de nos routes et de nos rues. Des communes aveyronnaises sont de plus en plus nombreuses à mettre cette mesure de bon sens en place.

 

Je n’ai développé ici que les points touchant au budget communal, mais j’aurais pu citer d’autres exemple pour démontrer plus généralement votre peu d’intérêt pour les questions d’écologie et d’environnement et de son corollaire sanitaire. Ce sont pourtant des domaines vitaux pour l’avenir de notre ville et de ses habitants et bien sûr de notre planète. Cette inaction aura aussi un coût financier important pour les années futures ainsi que pour l’attractivité de Decazeville.

J’aurais sûrement l’occasion d’y revenir dans des prochains conseils municipaux.“

 

La réponse de M. le Maire ne laisse pas beaucoup d’espoir que ce message ait été entendu.

Concernant les mobilités douces, je n’ai pas eu réponse.

Sur les futurs achats de camions. M. le Maire a demandé à ce que soit étudié d’autres énergies et concernant l’achat d’un triporteur à assistance électrique plutôt qu’une voiture thermique, on m’a opposé que le personnel ne serait peut-être pas d’accord. Je pense que le personnel de la ville de Decazeville aurait la même attitude que celui d’autres collectivités qui choisissent des triporteurs à assistance électrique pour leur service propreté ?

On m’a même reproché, à moi qui suis depuis presque 10 ans à Enercoop, que l’énergie pour alimenter ce triporteur serait nucléaire. Certes oui pour l’instant. Mais Decazeville peut s’abonner à Enercoop au lieu d’EDF comme vient par exemple de faire dernièrement Mérignac en Gironde.

M. le Maire a précisé avoir fait réaliser une étude pour l’installation d’énergies renouvelables photovoltaïques sur la commune, mais que cela revenait trop cher. Sans doute a-t-il demandé conseil à ses amis d’EDF !

 

biodiversité, arbres,énergies renouvelables, modes actifs, vélos,piétons,zones de circulation apaisées,J’aurais pu terminer en énumérant les nombreuses atteintes à l’environnement dans les décisions ou les déclarations de M. le Maire : soutien aux compteurs communicants polluants qui portent atteinte à la vie privée, soutien au projet privé de mega-centre de traitement et de stockage des déchets de Viviez, soutien aux sports mécaniques sur le site de La Découverte (4 000 € de subvention tout de même !), accueil de spectacles maltraitant les animaux, etc…

Non seulement, les actions de la majorité en faveur de la protection de l’environnement sont pratiquement inexistantes, mais de plus, par certaines de leurs décisions et actions, ils contribuent à le dégrader.

Mais je ne désespère pas. Je suis d’un naturel optimiste. Il reste trois ans pour inverser cette tendance.

 

Photos : cliquez sur les photos pour les agrandir :  jlc – Licence Creative Commons

Sauf graphique sur les investissements des collectivités en matière d’équipements pour les vélos – ©Observatoire des Mobilités actives – Club des Villes et Territoires Cyclables