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Le comité de suivi des rythmes scolaires érige le dialogue et la concertation comme solution à (presque) tout

Déposé par dans 13 février 2014 – 1 h 00 minPas de commentaire

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Article extrait de Localtis.Info publié le 12 Février 2014

 

 

Dialogue et concertation sont les maîtres-mots du second rapport du comité de suivi national de la réforme des rythmes scolaires, adopté mercredi 12 février.

 

Le texte vise officiellement à repérer les bonnes pratiques et à formuler des recommandations aux acteurs locaux, sur la base de trois visites de terrain, de témoignages, de bilans d'étape fournis par la DGESCO, d'analyses de projets éducatifs territoriaux…
Un "contre-rapport", rédigé par le syndicat SNUipp-FSU, membre du comité de suivi, réalisé sur la base de sa propre enquête auprès des professeurs des écoles, formule un tout autre diagnostic de la mise en place de la réforme des rythmes scolaires à la rentrée 2013 dans 4.000 communes.

De nombreux motifs de satisfaction

Le comité enregistre "des motifs de satisfaction nombreux quand la concertation a été bien conduite" et remarque que "les conflits entre enseignants, élus et parents naissent le plus souvent d'un défaut de concertation". Plus précisément, le comité a observé que "des tensions ont pu être perçues dans les communes où les élus n'ont pas voulu entendre les enseignants lors de la phase de concertation" ou encore lorsque "le conseil d'école ne reconnaît pas au maire la possibilité de proposer une organisation du temps scolaire différente et à discuter".
Dès lors, le comité estime qu'il "appartient au Dasen d'engager la concertation pour rapprocher les points de vue" et ajoute : "notamment en levant les préventions quant à une crainte de 'territorialisation' de l'école".

On ne répétera jamais assez les bienfaits de la réforme

Au dialogue et à la concertation, le comité de suivi ajoute en effet "l'explication". C'est le cas de la première des huit recommandations du rapport, qui pourrait se résumer par : il faut continuer de marteler les bienfaits de la réforme pour l'enfant (en langage académique utilisé dans le rapport, on dit : "mettre en valeur la nouvelle organisation du temps scolaire à proprement parler et la plus-value en termes d'apprentissage").
Pour mieux articuler les temps scolaire et périscolaire (ou, selon l'intitulé de la seconde recommandation, "penser et encourager la continuité et la cohérence éducatives"), il faudrait "organiser institutionnellement et en concertation" les transitions entre enseignants et "organisateurs des activités (collectivités, coordinateurs, animateurs…)". Le comité encourage ainsi "la production de tout document susceptible de formaliser au mieux l'accord passé". "La question sensible des locaux doit être traitée au mieux des intérêts mutuels et réciproques", insiste-t-il.
La troisième recommandation vise à "considérer avec une attention particulière les maternelles". Le comité de suivi reprend ici, en "adaptant", les recommandations préparées et rendues publiques par la DGESCO en novembre dernier. Au vu de ce qui se passe sur le terrain, le comité est ouvert à "une éventuelle différenciation des temps selon l'âge" et à l'introduction d'"un peu de souplesse dans l'organisation horaire".
Plus intéressant (mais pas nouveau), il suggère de ne pas hésiter à "alléger les journées en évitant la suractivité, en ménageant bien des temps de pause et de sieste, y compris en permettant des moments d'inactivité". On pense aux "ateliers du rien" valorisés par le pédopsychiatre Marcel Rufo, d'ailleurs membre du comité de suivi.

Informer, piloter, coordonner… et former

La quatrième recommandation pourrait se résumer par : "faire de la gestion de projet". Elle s'intitule "Bien articuler choix politique et choix opérationnels, bien informer, bien piloter, bien coordonner". Dans ce cadre, le comité encourage l'élaboration de "schémas de mutualisation de modules d'activités, des ressources humaines ou des ressources matérielles" (thème que l'on retrouvera au chapitre "Soutenir les territoires en difficulté dans leur réflexion")
La cinquième recommandation touche au dur du sujet puisqu'il s'agit de "bien former tous les intervenants". "Une certification professionnelle pour tous les animateurs est un cap à atteindre" et "la modélisation de formations communes ou de modules thématiques réunissant animateurs, personnels, Atsem et enseignants serait sans doute aussi à encourager". Parmi les villes ayant mis en place la réforme en 2013, "de nombreuses actions de formation des animateurs sont organisées" un peu partout dans les académies, assure le comité, soulignant l'intérêt des "composantes communes aux enseignants et aux animateurs" dans les académies de Limoges et Nice par exemple.
Il semble également se féliciter que, dans l'académie de Rennes, "le CNFPT ait demandé à s'associer au groupe d'appui départemental afin que la problématique de la formation des agents territoriaux soit prise en compte dans le pilotage de la réforme". Dans celle de Nantes, il apprécie que la région Pays de la Loire ait validé le projet de formation des emplois d'avenir susceptibles d'intervenir dans les activités périscolaires, projet présenté par des "associations partenaires" qui recevront de la collectivité une subvention de 10.000 euros pour "accompagner l'organisation des activités périscolaires dans les territoires qui manquent de ressources humaines et matérielles".

"Très souvent, les communes rurales ont pensé la mutualisation des moyens humains et financiers"

Dans sa sixième recommandation, le comité de suivi suggère de "soigner les transitions", ayant remarqué "la nécessité de préparer les élèves au retour de la classe après la pause méridienne ou de les accompagner vers les activités périscolaires", tout en pointant l'exigence de sécurité lors des déplacements (par exemple de l'école au gymnase). Là encore, la solution c'est la "coordination entre les enseignants et les équipes éducatives".
L'intitulé de la septième recommandation ("Soutenir les territoires en difficulté dans leur réflexion") semble à première vue s'adresser au gouvernement. Mais non : "On ne peut qu'encourager les mutualisations financières ou de ressources humaines", est-il en fait suggéré aux collectivités. Et sur ce point, "très souvent, les communes rurales ont pensé la mutualisation des moyens humains et financiers", souligne le comité, notant que "là où l'intercommunalité n'est pas développée et où les mutualisations sont inexistantes, la situation est beaucoup plus difficile". "Les organisations fondées sur l'alternance des activités (dans une même semaine ou sur deux semaines) sont aussi une manière d'optimiser le volant d'animateurs", estime-t-il également.
Quant à la huitième et dernière recommandation, elle consiste à "bien informer sur les sources de financement", étant entendu que l'inquiétude largement exprimée par les collectivités sur ce sujet proviendrait, là encore, d'un manque d'information.

 

 


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